Chemin de fer clandestin

 

 

 

Entre les années 1830 et 1860, avant la guerre de Sécession (1861-1865), des gens issus de différentes nationalités défendant les droits des personnes et l’égalité des races, aidèrent des Africains réduits à l’esclavage dans des États américains à retrouver leur liberté. Parmi ces groupes de libérateurs et d’abolitionnistes, il y avait des Blancs, des Noirs, des Autochtones, des missionnaires Quakers….des pasteurs, des politiciens, des citoyens, des agriculteurs, des États-Uniens sympathisants, des Canadiens…..

 

En réalité, ce mouvement surnommé en 1830 < Chemin de fer clandestin ou Underground Railroad > avait débuté en 1777 avec la naissance de regroupements anti-esclavagistes et l’abolition graduelle de l’esclave dans certains États américains. Des humains vendent leurs semblables au plus offrant et cela marquera le pays à tout jamais. La vague de libération pris de l’ampleur après la ratification du désastreux traité intitulé, Dancing Rabbit Creek, signé le 27 septembre 1830 qui obligea plusieurs Nations autochtones à céder leur territoire et à se déplacer vers d’autres terres. Entre 1831 et 1852, pendant cette période surnommée < Piste des Larmes ou Trail of Tears > plus de 60 000 Indiens (Cherokee, Creek, Chickasaw, Séminoles, Choctaw, Dakota…..) partent vers l’Ouest. Plusieurs vont mourir de faim, de choléra et d’épuisement.

 

Profitant de ce grand tumulte qui déferle dans le pays, les groupes d’abolitionnistes libèrent des esclaves des plantations et les cachent dans des repères. Plusieurs vont malheureusement trouver la mort pendant leur quête de liberté. En réalité, le dispositif permettant de s’échapper des mains des esclavagistes n’était pas un chemin de fer, mais plutôt un réseau de routes secrètes, de tunnels, de marais, de rivières, de moyens de transport, de lieux d’accueil protégés par des compatriotes. Pour garder les déplacements et les itinéraires secrets, des codes appartenant à la terminologie ferroviaire étaient utilisés de bouche à oreille. Par exemple, les guides issus de diverses nationalités étaient appelés < chefs de train >, les groupes en mouvement étaient les wagons, les refuges portaient le nom de stations et leur propriétaires étaient les chefs de gares, etc. Au fil des ans, plus de 30 000 esclaves Noirs et Autochtones ont été libérés et accueillis dans des États américains libres et au Canada.

 

Parmi les stations d’accueil ontariennes, il y avait Windsor, Fort Érié, Chatham, Owen Sound, Shanti Bay et St-Catherines. Au Québec, les esclaves enfin libres étaient conduits à Philipsburg, à Hemmingford et à St-Armand où certains ont été enterrés près du village dans le cimetière des Esclaves surnommé < Nigger Rock >. Un endroit sacré qui espérons-le deviendra un site historique enfin reconnu.

 

Les fantômes des stations

 

Parmi les stations américaines, certaines ont eu et ont encore la réputation d’être hantées par des fantômes de cette époque qui marqua l’histoire. Ce fut le cas du manoir Hannah à Indianapolis, des Maisons Hanson et Hickory en Illinois, du Slippery Inn en Ohio, du Millstone Inn du New Jersey et du Fort Ontario à Oswego.

 

Le manoir Halcyon de Georgetown a fait parler de lui jusqu’en 1990. Il était reconnu pour être le lieu le plus hanté de tout Washington. Construit en 1787 par Benjamin Stoddert, Premier Secrétaire de la Marine américaine, ce magnifique bâtiment luxueux était devenu le lieu de rencontre des politiciens de cet État. En 1818, après avoir changé de propriétaire, cette immense maison est devenue une station secrète du Chemin de fer clandestin. Le sous-sol était relié à la berge du fleuve Potomac par un tunnel par-lequel les esclaves arrivaient et repartaient. Certains y sont décédés suite à des blessures, à l’épuisement et à la maladie.

 

Un passé toujours présent

 

En 1930, Alber Adsit Clemons acheta le manoir et y fit faire de grandes rénovations. À partir de ce moment, l’activé paranormale pris de l’ampleur et des travailleurs en furent témoins. Les phénomènes s’amplifièrent après la mort du propriétaire. Le fantôme d’une femme est aperçu dans des pièces, des bruits étranges se font entendre, des meubles bougent ainsi que des objets. Le plus étrange est le fait que des cris, des soupirs, des gémissements et des voix se faisaient entendre au sous-sol qui avait jadis servi de refuge.

 

Roger Mainville – Plume-Parlante
Groupe Paracontacts
25 mars 2018

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