Contacts ancestraux

 

 

pue

 

Les contacts avec le monde invisible ne datent pas d’hier, ils remontent à la Haute Antiquité et se renouvellent sans cesse même à notre époque pourtant moderne. Certains font partie des croyances, d’autres sont reliés aux facultés psychiques tandis qu’un bon nombre d’entre eux, encore sous le voile du mystère, sont totalement indépendants de notre volonté. Nous ne pouvons pas expliquer logiquement ce qui n’est pas physiquement réel ni ce qui dépasse notre compréhension. On ne peut pas expliquer de façon rationnelle quelque chose qui est irrationnel. Trop souvent, lorsqu’il s’agit d’un phénomène inexpliqué ou inexplicable, les hallucinations et les illusions sont mises en cause.

 

Peu importe le moyen ou l’objet employé pour engendrer un état de réceptivité ou état second (transe) ou pour établir un contact paranormal, que ce soit une table, un bâton-médecine, une mandala peint sur le sable, un hochet, une tente tremblante ou une planche des esprits, ce ne sont que des instruments qui seront efficaces qu’entre les mains d’une personne connectée avec ce monde invisible.

 

Sgudi’late

 

scudi

 

Dans le passé, en plus d’utiliser la tente tremblante et la hutte de sudation (suerie) pour communiquer avec le monde des esprits, certaines tribus autochtones de l’Amérique du Nord, utilisaient des planches de bois rectangulaires peintes ou naturelles. On retrouvait cette planche des esprits dans les traditions de certaines tribus Lushootseeds (salishanes,salish), telles que : les tribus Snoqualmie, Snohomish, Skykomish et Nisqually du comté de Puget Sound situé dans l’État de Washington. Ils la nommaient, Sgudi’late dont les variantes sont : Gudi’latc et Squdilatc qui est aussi le nom d’un groupe d’esprits qui selon eux, gardent les quatre points cardinaux ainsi que certains lieux terrestres ou qui représentaient divers esprits aidants comme les Sg’lob, les Xa’ltqam, les Sxwut, les Hux’hui’dnan….Cette planche rouge et noire était chauffée sur le feu pour appeler les Sklaletut, des esprits informateurs, afin qu’ils les aident à trouver les fosses à saumons, le repaire du gibier et pour localiser une personne. La communication spirite se faisait par l’intermédiaire de l’instrument de bois pendant une transe effectuée lors de la danse ou de chants accompagnés par des tambours.

 

L’étape où la planche commençait à noircir sur le feu, se nommait, Trouver les Esprits. Pendant la cérémonie et la Danse des Esprits (Sgwe’gwe), la planche peinte et trouée en son centre était aussi utilisée pour évoquer les Sta’dor’wa ou esprits-chamans et Tc’adzo, un puissant esprit des eaux à qui un chaman en transe demandait l’appui pour faire une bonne pêche aux saumons. Les tribus Nisqually utlisaient parfois deux planches de cèdre à la fois, qui portaient le nom de Guda’yatci, qui étaient normalement utilisées par un frère aîné et son cadet. Les communications spirites étaient accompagnées par des chants et par le son vibrant des tambours.

 

Mandala

 

mandalanav

 

Depuis des siècles, les Navajos (Diné Bikeyah) de l’Arizona pratiquent une forme de dessin et de peinture automatique qu’ils surnomment Bûches Tournantes. En transe ou inspiré, le Hataali, l’homme-médecine ou le chaman, trace un mandala (dessin ou peinture) sur le sable pour contacter les Yeis, les esprits gardiens des points cardinaux. Ces mandalas sacrés se nomment iikaah, un mot navajo qui signifie < L’endroit où les dieux vont et viennent >. Ils ont aussi un rôle thérapeutique, car ils permettent de retrouver l’Hozho, l’Équilibre harmonieux qui redonne la santé.

 

 

Roue-Médecine

 

 

cercly

 

La roue de médecine ou médicinale se retrouve dans plusieurs Nations autochtones d’Amérique du Nord. Elle porte différents noms, tels que : Roue de Vie et Cercle de médecine. Chaque homme-médecine ou chaman, interprète la roue de médecine ou cercle de médecine à sa façon. Plusieurs célébrations de la spiritualité traditionnelle sont guidées par le cercle de médecine, dont les symboles constituent la base de la philosophie amérindienne. Elle est la structure de toute cérémonie sacrée et traditionnelle. Son symbolisme se reflète dans chaque rite et cérémonie car elle représente l’harmonie ainsi que l’équilibre. Elle a la forme du tambour sacré, de la Terre-Mère et représente le cerceau sacré de la vie. Son point central, est l’axe des relations des communautés humaines et non humaines ou monde des esprits. La Roue-Médecine est un cercle sacré qui rassemble les énergies environnantes pour aider aux guérisons spirituelles, au deuil, à la quête de la vision ou pour guider un esprit dans le monde des âmes.

 

 

Cercle sacré

 

cerclesacy

 

Pendant certaines cérémonies et réunions, les participants forment, sur un sol intact, un cercle dans lequel tous ont une place égale. Ce lieu circulaire porte aussi le nom de Cercle d’Influences et Cercle de Vie. Ce sont des rencontres qui ont pour but de guérir des problèmes ou des blessures physiques, émotionnelles et spirituelles. On remet parfois à une personne qui désire parler un objet symbolique, souvent une plume d’aigle ou un bâton de parole; on passe ensuite la plume ou le bâton à chaque personne dans le cercle qui désire parler. Ce sont souvent des chamans ou des guérisseurs qui dirigent ces cérémonies.

 

Le Hochet

 

batony

 

On utilise souvent des hochets (machikoués) lors de ces rituels pour invoquer l’aide des esprits informateurs ou guérisseurs ou pour apporter de l’énergie.

 

 

 

 

L’Arbre sacré

 

arbrey

 

 

 

À la suite d’événements douloureux, une cérémonie de l’Arbre sacré est organisée, dans laquelle des prières sont récitées en accrochant à ses branches du tabac ou des tissus des quatre couleurs représentant le cercle ou roue de médecine. Cette cérémonie joint l’individu à son environnement. Elles peuvent être utilisées autant dans la vie quotidienne que lors de séances de guérison spirituelle avec l’aide des esprits. La cérémonie de l’Arbre sacré permet aussi de demander la permission de sculpter un bâton de prières (bâton d’esprit ou bâton-médecine).

 

 

 

 

 

Bâton de Parole

 

bâton

 

C’est un bâton de chaman ou d’homme-médecine utilisé pour appeler les esprits afin d’obtenir une réponse ou de l’aide. Comme une antenne, il est à la fois le lien entre la Terre-mère et le Ciel. Son propriétaire l’emploie aussi pour chasser les mauvais esprits. Lorsque quelqu’un est malade, on agite des hochets pour invoquer l’esprit de la vie. Les Anciens se servaient également du hochet ou crécelle pour appeler les esprits aidants qui gouvernent les quatre directions, afin d’aider à entreprendre une nouvelle vie. Il est aussi utilisé dans diverses cérémonies ou danses traditionnelles.

 

 

 

Le Tambour

 

tambour

 

Il est le tambour sacré qui permet de se lier au monde du rêve et de faire voyager l’esprit pour atteindre le monde des esprits des animaux. Le son vibrant du Teueikan aide à se placer dans un état de réceptivité ou dans un état second (transe) pour mieux se connecter au monde invisible. À l’inverse, il peut servir d’intermédiaire dans une manifestation paranormale. En effet, pendant une enquête, nous avons enregistré des coups frappés sur le tambour exécutés par une entité qui voulait nous informer de sa présence. Le tambour sacré est aussi utilisé pendant les danses et les cérémonies autochtones.

 

 

Roger Mainville, Président
Groupe Paracontacts
7 avril 2015

 

 

Nos visiteurs:

 

Groupe Paracontacts

Video de l’article récent
Nouvelle page FaceBook
Notre Canal YouTube

Abonner vous!

Compteur en date du 24-04-15

Pays en date du 28-12-16