Effet expérimentateur

 

 

influences

 

La personne qui vit elle-même une expérience est plus apte à la décrire qu’un observateur ou qu’un expérimentateur.

 

L’expérience subjective était jusqu’à récemment exclue du champ de l’investigation scientifique : seules sont scientifiques les données reproductibles à l’identique, recueillies par un observateur neutre, objectif, extérieur à son objet d’étude. C’est notamment le credo de la psychologie classique, expérimentale, qui ne s’appuie que sur les données dites « en troisième personne », c’est-à-dire collectées seulement par un observateur ou expérimentateur extérieur.

 

Mais un nombre grandissant de chercheurs en sciences cognitives réalise depuis peu que pour étudier la cognition, on ne peut plus se limiter aux données observables et enregistrables de l’extérieur, et qu’il est indispensable de prendre en compte sa dimension subjective, telle qu’elle est vécue de l’intérieur. Pour une raison qui paraît évidente : la description d’un processus cognitif « en première personne », c’est-à-dire par le sujet qui le vit, est beaucoup plus précise et riche qu’une description indirecte. Mais curieusement, c’est surtout le développement de techniques de neuro-imagerie cérébrale de plus en plus sophistiquées qui a provoqué cette prise de conscience : en effet, les données issues de ces techniques sont le plus souvent non interprétables en l’absence d’une description de l’expérience subjective du sujet dont on enregistre l’activité. Ref. : Journal of Consciousness Studies consacrés à ce sujet (Varela & Shear 1998, Jack & Roepstorff 2003 et 2004), Une méthode d’entretien pour contribuer à une science de la conscience, version française de l’article: ‘Describing one’s subjective experience in the second person. An interview method for the science of consciousness’, Phenomenology and the Cognitive Sciences 5, pp. 229-269 (2006) par Claire Petitmengin

 

Influences sur le médium

 

Selon les expérimentateurs, les expériences de parapsychologie pourraient mener à des résultats différents. Les caractéristiques personnelles de l’expérimentateur peuvent en effet avoir une influence sur le médium (sujet) et sur les résultats des expériences.

 

De telles influences peuvent bien entendu avoir pour origine des indices sensoriels provenant des expérimentateurs (scientifiques ou chercheurs) : instructions, intonations verbales, gestes et autres formes de communications légèrement différents constituent autant de « messages » qui peuvent influencer les sujets participant à une recherche. Le Dr Robert Rosenthal de l’Université d’Harvard a mené sur ce sujet un travail considérable. (Dr Robert Rosenthal, professeur en psychologie à l’Université de Californie, auteur des expériences sur l’Effet Pygmalion et sur l’influence des attentes des expérimentateurs).

 

Les influences de l’expérimentateur peuvent toutefois être également de nature psi. Les expérimentateurs (ou d’autres personnes impliquées) peuvent apparemment influencer les sujets (médiums) sans être en contact physique avec eux. Il existe de nombreuses publications mettant en évidence une influence psi venant de l’expérimentateur.

 

Par exemple, une célèbre série d’expériences ESP indiquait que les personnes qui vérifiaient simplement les résultats après une expérience semblaient avoir une influence sur leurs « sujets » avant que la performance ait eu lieu.

 

Un second exemple : Nous savons que certains expérimentateurs obtiennent régulièrement de bons résultats dans leurs expériences alors que pour d’autres, c’est l’inverse qui se produit. Nombreux sont les expérimentateurs ayant démontré de fortes performances psi dans leurs propres expériences ou dans celles menées par d’autres chercheurs. Il n’est donc pas inconcevable que certains expérimentateurs utilisent leur propre psi, tout à fait inconsciemment, afin d’influencer le succès ou l’échec de leurs propres études. Ref. : L’influence de l’expérimentateur et la recherche parapsychologique,Mario Varvoglis,Institut Métapsychique International (IMI) http://www.metapsychique.org/L-influence-de-l-experimentateur.html

 

Dre Marilyn Schlitz et le Dr Richard Wiseman (1997) psychologue et magicien professionnel, ont mené une autre expérience de recherche sur les influences des expérimentateurs. Le Dre Schlitz, directrice de recherches à l’Institut Noetic des Sciences, concevait une expérience très rigoureuse pouvant évaluer si des sujets étaient aptes à détecter une autre personne les fixant à une certaine distance (à travers un circuit fermé de télévision). L’étude donnait des résultats statistiquement positifs. Lorsque son collègue sceptique, le psychologue anglais Richard Wiseman, ne réussissait pas à reproduire des résultats satisfaisants, il invita le Dre Schlitz en Angleterre afin de reproduire l’expérience avec lui. Il concevait deux tests indépendants mais de même niveau utilisant les mêmes sujets et le même matériel, et une fois de plus elle obtenait des résultats positifs et lui négatifs. Réf. : Wiseman, R., & Marilyn, S. (1997). Experimenter effects and the remote detection of staring. Journal of Parapsychology, 61, 197-208.

 

Personnellement, je suis persuadé qu’un observateur ou un expérimentateur ayant une attitude la moindrement négative aura une influence toute aussi néfaste sur le médium et par le fait même sur le résultat.

 

Roger Mainville, Président
Groupe Paracontacts
25 juin 2012

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