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Entre deux époques

 

 

 

En cherchant des détails sur l’histoire de Versailles, je suis tombé sur celle des fantômes du Petit Trianon., un château ayant jadis appartenu à la reine Marie- Antoinette (1755-1793) épouse de Louis XIV qui lui en fit cadeau.

 

Malgré qu’il soit difficile de juger un fait sans l’avoir vécu soi-même ou en se basant uniquement sur des écrits, cette histoire a attiré mon attention car elle me rappelait un cas rapporté par le Professeur Régis Dutheil, physicien et biophysicien. Nous y reviendrons après avoir raconté l’expérience s’étant déroulée en 1901 dans les jardins du Petit Trianon.

 

 

Charlotte Anne Moberly (1846- 1937) dont le nom de plume était Elisabeth Morison et son amie Eleanor France Jourdain (1863-1924) alias France Lamont partent de l’Angleterre pour aller visiter Versailles en France. Pendant leur visite au château, les deux professeures d’Oxford décident de se rendre au Petit Trianon mais en cours de route, elles se perdent en marchant dans le parc d’une superficie de 813 hectares (8,1 km carrés).

 

 

Désorientées, les deux Anglaises tentent de retrouver le bon chemin dans ce paysage qui semble devenir soudainement irréel. Pendant que leur inquiétude grandit, elles font graduellement la rencontre de curieux personnages, tels que :

 

• Une femme qui secoue une nappe blanche sur le seuil de la porte d’un bâtiment
• Deux hommes coiffés de tricornes et vêtus de longs manteaux gris-verts, bêches à la main, se tiennent près d’une brouette
• Elles leur demandent leur chemin : ils leur répondent de continuer tout droit.
• Un homme assit sur les marches d’un petit pavillon chinois les regarde passer
• Une femme et une adolescente vêtues à l’ancienne
• Un homme coiffé d’un chapeau à large bord et enveloppé d’une cape noire leur donne la direction à suivre en s’exprimant dans un argot d’époque
• Une dame coiffée d’un chapeau de paille blanc et vêtu d’une robe drapée est assise sur la pelouse
• Un homme vêtu comme un serviteur les guide vers le Trianon
• Des fêtards costumés dans le hall du Petit Trianon
• Une femme avec un grand chapeau blanc et une robe datant d’une autre époque occupée à dessiner, leur jette un regard. Selon les dires, elle aurait une certaine ressemblance avec Marie-Antoinette.

 

 

Le 2 janvier 1902, Eleanor France Jourdain désire vérifier des détails de leur expérience et retourne seule au Petit Trianon. Dans les sentiers du parc, elle a encore l’impression de revivre une scène semblable à celle de l’année précédente :

 

• Elle voit deux hommes vêtus d’une tunique qui remplissent une charrette de morceaux de bois
• Elle entend des voix féminines
• Elle entend aussi de la musique des années 1780

 

Des détails d’une autre époque

 

Elles ont décrit un petit pont enjambant un ruisseau, des anciens outils de ferme, un bâtiment de la garde royale et des vêtements des années 1780. Le plus curieux, est le fait qu’elles ont aussi dépeint un pavillon à l’aspect chinois qui existait au temps de Marie-Antoinette mais n’était plus présent début XXe siècle. Plusieurs années plus tard, les plans de ce fameux pavillon ont été découverts dans des archives. Depuis l’expérience des deux professeures londoniennes, des gens ont rapportés avoir vu d’étranges personnages dans le parc du Trianon.

 

 

Le concert et les musiciens fantômes

 

Cette étrange histoire se retrouve dans le livre intitulé, L’homme superlumineux écrit par le Professeur Régis Dutheil (1925-1995), physicien et biophysicien, et par sa fille Brigitte professeure en Lettres classiques et chercheure en parapsychologie. Vous pouvez la lire dans notre chronique intitulée, Monde parallèle. Le procès-verbal de l’enquête menée par un commissaire en présence du Dr Jean Romier (père), figure dans les dossiers de la police du quartier de Vaugirard de la Seine.

 

En juin 1925, Jean Romier, un étudiant en médecine de 24 ans, déjà bien connu, rencontre dans les jardins du Luxembourg M. Alphonse Berruyer, un sympathique vieillard qui, à la suite d’une conversation animée sur Mozart, lui propose de venir assister à l’un des concerts qu’il donne tous les vendredis dans son appartement, rue de Vaugirard, en compagnie des membres de sa famille partageant sa passion pour la musique classique.

 

Le vendredi suivant, Jean Romier se présente chez les Berruyer, rue de Vaugirard, et passe une agréable soirée à écouter du Mozart, à goûter aux rafraichissements servis par Mme Berruyer, à discuter avec un jeune séminariste, ainsi qu’avec les deux petits-fils de ses hôtes, un étudiant en droit et un aspirant de l’École Navale. Jusque-là, tout semblait normal.

 

A minuit, il prend congé, mais à peine sortie dans la rue, il s’aperçoit qu’il a oublié son briquet. Jean Romier remonte et sonne. Personne ne répond. Très intrigué, il sonne longuement et finit par réveiller le voisin, qui appelle le concierge en criant au voleur.

 

Un commissaire de police du poste le plus proche arrête l’étudiant. Une enquête est menée. Le voisin et le concierge affirment qu’à la suite de la mort de M. Berruyer survenue en 1905, l’appartement est vide depuis des années. Jean Romier, issu d’une honorable famille, parvient à convaincre le commissaire de sa bonne foi.

 

Le lendemain matin, on fait venir l’arrière-petit fils de M. Berruyer, propriétaire de l’appartement. En ouvrant la porte, on découvre un appartement à l’abandon, rempli de toile d’araignées. Jean Romier étonne tous les témoins par sa parfaite connaissance de la disposition des pièces, ainsi que ses précisions sur les membres de la famille Berruyer.

 

Ainsi, le jeune étudiant en droit vu la veille était le (défunt) grand-père avocat de l’actuel propriétaire, l’élève de l’École Navale son grand-oncle devenu amiral, et le séminariste son grand-oncle devenu missionnaire en Afrique. Quand aux concerts, le jeune Berruyer affirme qu’ils ont bien eu lieu autrefois dans cet appartement. Enfin, sur une table, on découvre le briquet recouvert de poussière de Jean Romier qu’il avait laissé la veille au soir !

 

En guise de conclusion, le professeur Dutheil a écrit qu’il est possible d’avancer l’hypothèse que le jeune Romier a fait un voyage dans le passé en compagnie de fantômes d’une réalité et d’une matérialité hallucinante.

 

Toute une famille de fantômes lui est apparue et lui a parlé. L’appartement en question était déjà vide lorsque Romier sonna à la porte pour récupérer son briquet. Romier avait décrit parfaitement les pièces, les meubles et l’histoire de ses hôtes décédés depuis longtemps. L’enquête de police avait prouvé qu’il ne pouvait s’agir en aucun cas d’une supercherie montée par le jeune étudiant en médecine. Les détails stupéfiants d’une grande précision qu’il fournit à M. Berruyer sur les membres de sa famille et la découverte du briquet constituent d’ailleurs des indices troublants.

 

L’aventure fut si étonnante qu’on la raconta à Albert Einstein lui-même, qui la prise très au sérieux et déclara que “ce jeune homme a trébuché dans le temps… comme d’autre ratent une marche d’escalier”.

 

 

Le fantôme du terrain de golf

 

Mon histoire se déroule en 2006 sur un terrain de golf de la Rive-Sud de Montréal. Nous étions 6 joueurs et nous nous dirigions vers le départ numéro 8 qui était situé au beau milieu de ce vaste terrain. Au fur et à mesure que nous nous approchions de ce fameux départ, nous apercevions graduellement une dame assise sur un banc de bois. Le ciel était nuageux et mes coéquipiers rigolaient tout en tirant leur chariot.

 

La dame dans la quarantaine était immobile et nous regardait silencieusement arriver à sa hauteur. Curieusement, elle était vêtue d’un long manteau, d’une robe longue et était coiffée d’un chapeau noir qui recouvrait ses cheveux attachés. Pendant quelques secondes, ses yeux croisèrent les miens et une curieuse sensation commençait à m’envahir. En la regardant, j’avais la nette impression qu’elle me connaissait. Quelque chose me disait qu’il s’agissait d’Élisabeth dit Bella, la sœur de ma grand-mère.

 

Pendant que j’attendais mon tour pour frapper ma balle, plusieurs images et questions se mirent à défiler dans ma tête. Cette femme était assisse au milieu de nulle part, loin du stationnement et en plus, elle n’avait pas de sac de golf. Peut-être prenait-elle une marche, me dis-je en la regardant. Mais, quelque chose clochait, des détails soulevaient encore plus de questionnement.

 

Nous étions au début du mois d’août, la température était encore assez chaude. Nous portions tous des chandails à manches courtes tandis que cette dame portait un long manteau et un chapeau. Ce n’était pas une hallucination car tous les joueurs de l’équipe avaient eux aussi aperçu la femme. Ce qui me frappa le plus, ce sont ces vêtements qui ne semblaient pas être de notre époque et sa peau très pâle. Lorsque je passai devant, elle me fit un beau sourire en me regardant droit dans les yeux. Je la connais me dis-je en me positionnant pour frapper ma balle qui s’envola en prenant de l’altitude.
En reprenant nos chariots pour se diriger vers le green, l’un des joueurs demanda où ma balle était passée et la dame lui répondit aussitôt < < Loin devant ! >>. À peine quelques mètres plus loin, je me suis retourné pour jeter un dernier coup d’œil à la mystérieuse femme, mais elle s’était volatilisée. Je me suis alors arrêté pour la localiser de mes yeux, mais en vain, elle n’était plus là. Pourtant, pour disparaître aussi vite au beau milieu du terrain, elle devait courir à vive allure. De toute évidence, cela était impossible à cause de son long manteau et de la distance à parcourir. Sa disparition confirma mes doutes, il s’agissait bel et bien du fantôme d’une femme que je connaissais car en plus d’être ma grand-tante, elle avait aussi été mon Aidante pendant 28 années.

 

 

Un saut de 321 années dans le temps

 

En présence de 14 personnes, nous avons été en contact rapproché avec des Autochtones décédés durant l’époque de la colonisation, nous avons entendu les sons rythmés de leurs tambours ainsi que leur chant funéraire et une jeune femme, nous a salué dans sa langue. C’est pourtant ce que nous avons vécu lors d’une enquête.

 

Le 28 mai 2011, nous débarquions chez Anick notre équipière avec nos équipements. Nous avons installé nos appareils à différents endroits dans la maison. Pour l’occasion, j’avais apporté un teueikan et une machikoué (tambour et crécelle autochtones) pour battre le rythme quelques minutes afin de nous placer dans un meilleur état de réceptivité et pour inviter les présences à se manifester. Pour établir ce contact, nous nous étions tous regroupés au sous-sol dans le living-room. Les caméras infrarouges et les magnétophones étaient à nouveau activés. Les lumières furent tamisées et un silence total régnait dans la salle de séjour.

 

Profitant du moment, je demandai un signe à haute voix. Soudain, à notre grande surprise, tout le monde entendit à l’oreille des sons de plusieurs grands tambours et un chant autochtone. Étonnés, nous nous questionnions à savoir si tout le monde avait entendu la même chose. Nous étions 14 personnes à avoir entendu les mêmes paroles audibles : HE YA WE YA HE….HE NI YA WE YA HE…..HE YA WE HO YA HE… Ce n’était pas une illusion auditive et encore moins une hallucination puisque les appareils les ont aussi captés et enregistrés.

 

D’où provenait ce chant ? Il n’y avait pas de tribu autochtone avec nous dans le sous-sol. Quelques instants plus tard, réjouis de cette manifestation, nous avons remis la musique de Kashin afin de les remercier de leur présence. Deux minutes plus tard, je cognai deux fois sur la table immobile avec mon poing pour ensuite dire (Kwe Kwe) qui signifie bonjour mais un instant avant que je prononce ces mots, nous entendions la voix audible d’une jeune femme qui nous répondit : Kwey kin ! en algonquin. Cette douce voix étrangère répondait en disant, Bonjour à toi et aux tiens !

 

Si cette femme nous répondait poliment, c’est donc parce qu’elle nous entendait me dis-je en l’écoutant. Pour que les sons des tambours et le chant parviennent ainsi à nos oreilles, nos deux mondes devaient alors se toucher ou c’est parce qu’une sorte de brèche ou d’ouverture s’était produite pendant le contact. Comme dans l’histoire de Romier, peut-être qu’Albert Einstein aurait dit que nous avons trébuché dans le passé ? Mais dans ce cas-ci, nous sommes trébuchés volontairement.

 

 

Un fantôme écoute notre conversation

 

Le 25 mai 2012, dans le cadre du Projet Horizon, nous étions 5 membres de l’équipe assis autour d’une table et nous nous amusions à tester une nouvelle application sur un iPhone dont le programme contenait une liste de mots anglophones qui semblaient s’afficher de façon totalement aléatoire. En l’utilisant, nous nous étions dit que s’il était possible d’obtenir des voix et des réponses sur la radio AM-FM, il était peut-être aussi possible d’obtenir des mots précis avec cette application. Curieusement, au fil des minutes, certains mots, qui s’affichèrent à intervalles irrégulières, semblaient s’emboîter à nos propos comme si quelqu’un écoutait notre conversation. Surpris du résultat, nous nous somme mis à regarder attentivement l’écran de l’appareil silencieux. Après quelques instants d’attente, le mot < LIVE > est apparu sur l’écran illuminé, mot que j’ai tout de suite répété à haute voix.

 

Soudainement, nous entendîmes une voix féminine qui répéta le même mot. Nos regards se détournèrent aussitôt vers le fond de la salle, mais il n’y avait personne. Pourtant, une jeune femme avait bel et bien prononcé à haute voix le mot < LIVE > qui retentit à nos oreilles et au micro de notre magnétophone. Cette voix féminine très claire émanait de derrière moi et puisqu’elle a été enregistrée et entendue par 5 personnes, il ne pouvait pas s’agir d’une hallucination. Cette femme était là près de nous, dans notre monde physique et entendait tout ce que nous disions.

 

Par la suite, nous avons vécu d’autres cas semblables et ces expériences temporelles nous amènent à cette réflexion : Au 21e siècle, le terme « fantôme » est-il révolu ?

 

 

Chambly pendant l’occupation britannique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Roger Mainville – Plume-Parlante
Groupe Paracontacts
5 avril 2017

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