Images paranormales

 

 

 

Quelques années après l’invention de la photographie et des plaques photographiques est apparu graduellement la psychophotographie (thoughtography en anglais), aussi connue sous le terme de photographie induite ou photo influencée par la pensée. Ce phénomène assez rare se produit lorsqu’un médium doué est capable d’impressionner une pellicule photographique par son psychisme. Ce serait en quelque sorte une forme de psychokinésie, c’est-à-dire la faculté de l’esprit d’agir sur la matière qui dans ce cas-ci serait un support photographique.

 

La photographie spirite

 

C’est en octobre 1860 à Boston que la psychophotographie fit ses débuts sous le nom de < photographie spirite >. William H. Mumler (1832-1884) graveur pour un orfèvre bostonnais et photographe à ses heures, découvrit avec stupéfaction le visage d’un individu fantomatique sur l’émulsion de sa plaque photographique qu’il était entrain de développer dans sa chambre noire. Persuadé qu’il s’agissait d’un cousin décédé, il en parla à des journalistes qui en firent la manchette. Devant l’engouement croissant pour ce genre de photos montrant des portraits d’hommes et de femmes entourés d’esprits, Mumler devint fort populaire et le premier < Apparitionniste > de l’époque.

 

D’autres photographes ”apparitionnistes” emboîtèrent le pas et certains d’entre eux qui pour faire un coup d’argent, manipulaient leurs photos avec des surimpressions, furent graduellement accusés de fraude. Il faut dire qu’à cette époque, il y avait des gens qui achetaient des photographies funéraires volontairement truquées tout simplement pour avoir un souvenir d’un parent ou d’un ami apparaissant sous les traits d’un fantôme. Entre temps, William H. Mumler travaillait dans ses studios situés à New York et à Boston et malgré qu’il était lui aussi accusé de falsification, il était toujours très en demande. Certains clients avaient remarqué que le portraitiste en question était possiblement un médium car il semblait ressentir la présence des entités avant de les figer sur la photographie. Vers 1869, il fit le portrait Mary Todd Lincoln, la veuve du Président des États-Unis assassiné en 1865. Elle s’était présentée chez lui sous un autre nom. Sur la célèbre photo apparaissait le défunt Abraham Lincoln debout derrière son épouse et avait les mains sur les épaules de sa bien-aimée.

 

Photo : William H. Mumler, Mary Todd Lincoln en compagnie de l’esprit de son époux, le président Abraham Lincoln, épreuve sur papier albuminé, 10 x 6 cm environ, entre 1870 et 1875. Londres, The College of Psychic Studies.

 

Le long procès de Mumler débuta en 1869 et se termina en 1872. Devant les nombreux témoignages en sa faveur dont celui de Mary Todd Lincoln et le manque de preuves, le juge annula les accusations. Certaines de ses photographies demeurèrent inexplicables car pour faire les trucages en surimpression dont il était accusé, il fallait une autre photo ou un négatif du défunt personnage. Ce qui ne semblait pas être le cas car bien souvent ses clients étaient de purs étrangers.

 

Une photo spirite inattendue

 

En 1891, lors de l’enterrement du Vicomte de Combermere se déroulant à quelques kilomètres de l’Abbaye situé à North Wing au Royaume Uni, une photographe amateur nommée Sybell Corbert avait décidé de prendre quelques photos de l’intérieur du somptueux bâtiment. Puisqu’elle voulait profiter de la lumière naturelle du jour, elle commença par installer son appareil dans la grande bibliothèque. La jeune dame fixa la durée d’exposition à environ une heure et le résultat obtenu fut totalement inattendu.

 

En effet, lors du développement, elle découvrit sur la photo un homme, en partie invisible, assis paisiblement sur un grand fauteuil. La famille reconnu les traits du
Vicomte de Combermere qui avait l’habitude se s’assoir à cet endroit. Sans le vouloir, Sybell Corbert avait probablement pris l’un des plus étonnants clichés de fantômes de l’histoire.

 

 

La première étude sur le sujet

 

En 1910, le Dr Tomokichi Fukurai (1869-1952) assistant professeur en psychologie à l’Université Impériale de Tokyo entama une étude sur la psychophotographie. Pour se faire, il passa au peigne fin les résultats de ses expériences avec des médiums choisis pour l’occasion. En 1913, suite au suicide de l’un des sujets et devant les critiques pessimistes, il démissionna de son poste et fonda l’Institut Psychique du Japon. Il continua ses recherches et publia un livre en 1931 intitulé, Esprits et Monde mystérieux.

 

Ted Serios et la psychophotographie

 

En 1970, Ted Serios (1918-2006) un médium doué en psychophotographie sur pellicule polaroid, a été soumis à une étude poussée en laboratoire. Travaillant dans un hôtel de Chicago et n’ayant qu’une éducation rudimentaire, Serios s’est montré capable de produire des effets psychophotographiques, dans les conditions contrôlées par des scientifiques.

 

La première étude fut réalisée, par le psychiatre Jule Eisenbud (1908–1999), à l’Université de Denver, et a été publiée dans le Journal of the American Society for Psychical Research. Au cours d’une série de tests échelonnés sur une période de 3 années, Serios fut apparemment capable d’impressionner une pellicule argentique, par le seul moyen de sa pensée. L’objet de l’expérience consistait pour Serios à tenter de faire apparaître, sur des épreuves Polaroïd, une image de véhicules. Les pellicules placées dans deux appareils Polaroïd, furent exposées une image à la fois, sous la direction de Serios et du contrôle strict des scientifiques. Celui-ci fixait l’appareil à travers un petit cylindre de papier noir d’environ trois centimètres de diamètre. De temps à autre, il signalait à un expérimentateur d’appuyer sur l’obturateur.

 

 

Sur les 117 clichés réalisés sous surveillance, huit images rappelant des véhicules (par exemple des vélomoteurs) furent obtenues. Parmi elles, dix épreuves totalement noires apparurent aussi indiquant aux expérimentateurs que quelque chose d’inhabituel s’était produit, car, en temps normal, une image de Serios regardant l’objectif aurait dû apparaître sur le cliché.

 

Le professeur en psychiatrie Ian Stevenson (1918-2007) et le psychologue Joseph Gaither Pratt (1910-1979), ont conduit deux études parallèles avec Serios, à l’Université de Virginie. Ils ont réussi à reproduire les observations du docteur Eisenbud. Lors d’une session, Serios affirma qu’il tenterait de projeter sur la pellicule un endroit de Monticello, la maison de Thomas Jefferson. Sur soixante six essais, furent obtenus plusieurs épreuves noires et six images représentant toutes une structure évoquant des colonnes ou des barreaux. Selon les chercheurs, l’une de ces images ressemblait à un quartier de Monticello.

 

« Si Ted est un fraudeur, il aurait suffi d’un seul acte maladroit, d’une défaillance dans sa manigance, pour le démasquer. Or, le fait est que, parmi tous les témoins des réussites de Ted, il ne s’en est trouvé aucun pour rapporter quelque observation directe condamnant l’interprétation paranormale. Cet aspect de ce cas mérite une considération sérieuse, et est suffisant, à mon avis, pour justifier une poursuite de l’investigation scientifique, que ce soit sur Ted Serios en particulier, ou sur la psychophotographie en général ». Dr Joseph Gaither Pratt

 

Stella Lansing

 

La psychophotographie nous amène à parler d’un cas très particulier qui a été étudié pendant 21 années. Il s’agit de Stella Lansing (1925-2012) du Massachusetts aux États-Unis. En 1961, cette mère de famille et infirmière occasionnelle a commencé à photographier et à filmer d’étranges objets et phénomènes inexplicables. Curieusement, elle savait souvent quand et où prendre ses photos, comme si son intuition la guidait de jour et de nuit au bon endroit et au bon moment.
En utilisant diverses caméras super 8 mm et 35 mm, elle a capté des sphères lumineuses, des engins spatiaux, un moine, des étrangers, des occupants d’un vaisseau ou d’un étrange véhicule, des créatures humanoïdes, des bâtiments inconnus, des lueurs étranges et des choses n’appartenant pas à notre monde. Parfois des témoins pouvaient voir et photographier ce que Stella Lansing photographiait ou filmait.

 

Le psychiatre Berthold E. Schwarz (1924-2010), étudia Stella pendant 21 années consécutives en documentant minutieusement tout ce qu’elle faisait. Ce scientifique n’a jamais trouver d’explications logiques aux photographies. Un jour en revisionnant la bande vidéo 8 mm montrant 4 occupants d’un vaisseau ou d’un étrange véhicule, il réalisa qu’elle comportait non pas seulement des images mais aussi un message audio. Puisque la caméra ne pouvait pas enregistrer de sons, il n’arrivait pas comprendre comment cela était possible. Il demanda l’avis de d’autres experts et invita son ami le mentaliste Joseph Dunninger (1892-1975) reconnu pour démasquer les médiums frauduleux. Aucune fraude ne fut découverte. Berthold E. Schwarz conclu qu’il s’agissait d’un réel mystère.

 

 

Dorothy Wilkinson Izatt

 

Le psychiatre Berthold E. Schwarz étudia aussi un autre cas tout aussi particulier, celui de Dorothy Wilkinson Izatt résidante de Vancouver en Colombie-Britannique. Le 9 novembre 1974, cette dame alors âgée de 52 ans était affairée à la cuisine et eut soudainement l’impression d’être observée par quelque chose qu’elle ne pouvait définir. Elle jeta alors un coup d’oeil par la fenêtre et aperçu dans le ciel un objet volant de la forme d’un diamant. À partir de ce moment, elle décida de prendre régulièrement sa caméra Super 8 mm pour filmer à l’extérieur de sa maison afin de capter sur pellicule ce qu’elle avait aperçu.

 

Elle ne se doutait pas que ses vidéos allaient marquer l’histoire ufologique de Vancouver. Pendant 30 ans et sur plus de 3000 pieds (914 m) de pellicules issues de 3 caméras 8 mm différentes, elle capta divers engins volants, des lumières étranges, des silhouettes d’occupants, des êtres mystérieux…..Le plus étonnant, c’est le fait que certaines captures n’étaient visibles que sur une seule image (FPS ou frame/sec) de la pellicule 8 mm. Un jour, le caméraman de l’émission Unsolved Mysteries était avec elle pour enregistrer son histoire. Elle lui dit qu’à ce moment même les lumières étaient là et qu’elle seule pouvait les voir. Ils filmèrent alors le ciel avec leur caméra respective. Sur la vidéo de Dorothy, les lumières étaient visibles mais pas sur celle du caméraman. Comme Stella Lansing, Dorothy pouvait percevoir le bon moment pour capter les objets lumineux. Un jour, lorsqu’elle était en présence d’un observateur du nom de Gerry Makay, tous deux entendirent une légère vibration provenant de l’extérieur de la maison et ensemble, ils aperçurent un étrange engin volant.

 

Selon elle, certaines personnes peuvent voir les extraterrestres lorsqu’elle les ressent et les pointe du doigt mais d’autres ne peuvent pas. Dorothy dit qu’elle est née avec ce “sens” et qu’elle le partage avec d’autres membres de sa famille. Des sceptiques ont dit que les images étaient truquées mais les experts qui en ont fait l’analyse (image par image) disent le contraire. Dorothy Izatt a l’appui de plusieurs scientifiques tels que : Dr Lee Pulos psychologue, Dr Jule Eisenbud psychiatre, Dr Berthold Schwarz psychiatre, Dr Du-fay Der psychologue, Dre Laurie Vassos chercheure…..

 

 

 

Contact photographique

 

En 1993, l’équipe de production de la série de télé Sightings (S2E15-93) de Fox TV s’est rendue dans une maison hantée de Los Angeles en Californie. Les propriétaires et les témoins disaient avoir été touchés, avoir vu un vieil homme dans le hall d’entrée et une silhouette blanchâtre ainsi que des messages sur les pellicules instantanées de leurs films instantanés Polaroid.

 

Sur place avec un parapsychologue, une équipe d’enquête et un expert en photographie de Brooks Institute, les gens de Sightings constatèrent que l’entité instruite répondait aux questions en inscrivant la réponse sur le film Polaroid. Peu importe qui tenait l’appareil, les réponses se faisaient de la même manière en anglais ou en latin. Plus de 800 réponses furent ainsi récoltées sur film instantanés et devant les caméras de télé.

 

Le journaliste Tim White demanda à la firme Polaroid de vérifier les films et rien d’anormal ne fut trouvé. D’autres paquets de films scellés par la compagnie furent utilisés sous haute surveillance mais les réponses aux questions continuaient de plus belle sans que personne ne puisse découvrir de fraude.

 

 

Des photographes invisibles

 

De 1993 à 1998, l’équipe de Scole Experiment de Londres composée de médiums, de chercheurs en paranormal et de scientifiques du SPR (Society for Phychical Research), a démontré hors de tout doute qu’il était possible de capter ce genre d’image avec une caméra 35 mm et aussi avec une pellicule vierge enfermée dans un boîtier scellé.

 

Les médiums alors en contact avec des esprits guides, avaient réussi à obtenir des images paranormales sur des pellicules 35 mm de Polaroid. Les observateurs entendirent même les déclics de l’appareil photographique comme si quelqu’un prenait des photos. Les experts furent étonnés en constatant de leur yeux que les films en question pourtant contrôlés comportaient des signatures, des paysages lointains, des planètes et des photos de personnages historiques, tels que l’idéaliste Kingsley Ogilvie Fairbridge et Sir Conan Doyle.

 

 

 

 

 

 

Roger Mainville – Plume-Parlante
Groupe Paracontacts
18 août 2018

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