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Au fil des ans, nous avons aidé des gens à se débarrasser d’esprits méchants qui les possédaient de façon régulière. À plusieurs reprises, nous avons fait face non pas à des démons mais à des êtres criminels, colériques ou malveillants qui parfois s’en prenaient physiquement à leur victime et à leurs proches. Malgré leur caractère haineux et leurs menaces captées sur des bandes sonores, rien ne me prouvait que nous faisions affaire à un suppôt du diable ou à Satan lui-même.

 

Il y a une dizaine d’années, lors d’une visite chez une scientifique, en mettant un pied dans le salon de notre hôte, une amie qui nous accompagnait fut possédée en quelques instants. Son corps soudainement devenu rigide bascula sur le côté pour s’immobiliser dans les bras de son mari surpris autant que nous. La bouche de son épouse qui n’avait plus conscience de qui se passait, s’ouvrit et se bloqua dans une certaine position pour laisser place à la voix d’une vieille dame qui se fit entendre devant les quatre témoins de la scène. Pendant cette possession qui dura environ 90 secondes, l’esprit pacifique disait être à la recherche de sa petite fille bien-aimée et demanda notre aide pour la retrouver. Nous avions finalement découvert que cette femme âgée était la grand-mère de notre amie. Encore une fois, cette possession n’avait rien de diabolique.

 

Depuis longtemps et malgré mes convictions acquises en travaillant sur le terrain, je cherchais des documents, des témoignages ou des rapports reposant sur des bases solides, réalistes et dépourvus de religiosité ou de croyances diverses pouvant me démontrer hors de tout doute l’existence des démons. J’étais trop habitué à tomber sur des textes sans fondement ou fanatiques qui reliaient toutes activités occultes à ces êtres diaboliques ou qui prétendaient faussement que les voyants, les tireurs de cartes, les médiums et les chamans parlaient au diable lui-même. Les pires extraits que j’ai pu lire dans des bouquins et entendu sur des vidéos, stipulaient ridiculement que toutes les femmes insoumises, rebelles et infidèles étaient possédées par le même démon femelle qui les poussait à charmer les hommes. Hormis les expériences que nous avions vécues au fil des ans, mon côté rationnel s’obstinait toujours à trouver des preuves plus tangibles et plus convaincantes pouvant me prouver que ces esprits maléfiques décrits dans les religions anciennes et modernes existaient bel et bien. Jusque-là, j’étais loin de me douter que je m’apprêtais à vivre en groupe une telle expérience.

 

Tout a commencé il y a dix mois, lorsqu’un homme me contacta pour me parler de son épouse qui vivait alors d’étranges choses. Au téléphone, l’individu paniqué me dévoila que sa femme parlait parfois dans une langue différente, que ses yeux changeaient, qu’elle ne pouvait plus entrer dans une église et que pendant certaines crises son corps de contorsionnait. Depuis plusieurs mois, elle avait mal au dos au point de devoir prendre des médicaments pour calmer sa douleur. En le questionnant, Daniel m’appris qu’Isabelle sa bien-aimée avait commencé à consommer beaucoup d’alcool et que depuis, son comportement avait commencé à changer car elle vivait presqu’uniquement durant la nuit. Il avait peur qu’elle soit possédée par quelque chose de vilain. Devant les faits, je lui suggérai de consulter des médecins afin d’avoir un avis médical et de me tenir au courant.

 

Les mois passèrent et en novembre 2014, Daniel et son fils m’expédièrent une courte vidéo réalisée avec un cellulaire dans laquelle on pouvait voir son épouse accroupie sur un lit en implorant son fils de lui venir en aide. À travers ses paroles et ses yeux changés, je compris que quelque chose de malsain la tourmentait et l’empêchait d’exprimer sa véritable nature. Ces quelques images furent suffisantes pour me convaincre qu’il s’agissait d’une possession sévère.

 

Quelques heures plus tard, je contactai son mari pour avoir plus de détails me permettant d’évaluer cette possession. Daniel m’expliqua que son épouse, dont l’avis médical dévoilait un état de santé normal, n’était plus la même et faisait de plus en plus de crises bizarres. Son curieux mal de dos était toujours présent. Je lui demandai alors de parler à sa femme; quelques instants plus tard, au bout de la ligne téléphonique, Isabelle me supplia de l’aider à faire sortir ce qui était en elle. Elle me dévoila avoir fait avec succès une cure en clinique mais que l’entité avait recommencé à la posséder encore plus fortement. Puis, elle m’avoua avoir bu cet alcool pour tenter d’échapper à cette chose et de pouvoir l’oublier temporairement.

 

Le fait de parler une langue différente, ne me prouvait pas que j’avais affaire à un démon car en 2010, j’avais aidé une dame possédée au prise avec un esprit non violent qui parlait l’algonquin par son intermédiaire. Par contre, le cas d’Isabelle sortait de l’ordinaire, car durant les mois qui s’étaient écoulés, cette femme marchait souvent à quatre pattes dans la maison, parlait d’autres langues, grognait, insultait son mari et son fils Maxim. Elle dormait le jour et devenait quelqu’un d’autre la nuit. Parfois, elle se contorsionnait et prenait des positions surprenantes en se tenant en équilibre sur une main ou sur un pied. Malgré que je n’avais pas toutes les informations, il n’en fallait pas plus pour que je fixe un rendez-vous avec eux afin de leur venir en aide.

 

Le reste de l’histoire qui va suivre sera raconté comme nous l’avons vécu sur le moment. L’analyse des faits n’est pas entièrement terminée, elle sera donc dévoilée globalement dans un prochain document. Voici donc le récit de l’Exorcisme de Jézabel tel que nous l’avons vécu pendant 7 heures consécutives et qui bouleversa à tout jamais nos convictions les plus profondes.

 

Durant la semaine du 8 décembre 2014, je contactai le Père Sylvain, prêtre et enquêteur de l’équipe, pour lui demander de se préparer mentalement pour un cas de possession dont l’ampleur ne serait connue que sur place. Habitué à ce genre de problème, Padré savait déjà qu’il ne devait pas dévoiler son identité ni montrer ses accessoires sacerdotaux devant la victime. Durant la semaine qui passa, l’entité s’exprimant par la bouche de la dame possédée, tenta par différents moyens et jusqu’à la dernière minute de convaincre le mari d’annuler notre rencontre.

 

La veille de notre arrivée, Daniel m’appela pour me prévenir de la ruse de l’esprit possesseur et je lui répondis que s’il voulait en finir, il ne devait pas tenir compte de cette demande insistante. Le même soir, chez moi, je fis un contact médiumnique avec mon épouse afin d’avoir l’avis de nos Aidants. Leur réponse fut brève : < C’est un cas grave. Méfiez-vous de Victor ! >

 

Le lendemain, le samedi 13 décembre 2014, nous nous sommes rendus chez la victime qui demeurait en banlieue de Cowansville, en Montérégie au Québec. À 19 h 30 accompagnés de 6 autres membres de l’équipe, je sonnai à la porte. Daniel nous fit entrer et à tour de rôle, nous avons saluer les gens. Dans le hall d’entrée, j’avais les yeux fixés sur la dame pour voir sa réaction à chaque fois que l’un de nous lui serrait la main. Père Sylvain, habillé en civil, était le dernier et lorsque vint son tour, Isabelle recula pour éviter son contact. Ce n’était déjà pas un bon signe. Quelques minutes plus tard, je lui demandai si elle connaissait un dénommé Victor. Sa tête tourna vers la gauche et son regard évita le mien pour ensuite me donner une réponse déroutant ma question.

 

Sans perdre une minute de plus, tous les membres de l’équipe se sont affairés à installer des appareils vidéos et audios dans les pièces de la maison. Des caméras à détection de mouvement à infrarouges branchées à des DVR et à des ordinateurs scrutaient tout ce qui se passait sur les étages. Un enregistreur Zoom H2N captait le moindre bruit à partir de la salle de séjours. Pendant l’installation, des tests avaient été faits avec des détecteurs de toutes sortes. Vers 20 h 15, pour ne pas polluer les enregistrements pendant au moins une heure, nous nous sommes réfugiés dans la véranda chauffée. Nous avions pris place autour d’une grande table et discutions à voix basse. Isabelle était assise près de la porte d’entrée et Padré lui faisait face de l’autre côté du meuble rectangulaire.

 

Isabelle répondait tranquillement à des questions en donnant le plus de détails possible. C’est à ce moment, que nous avons appris que dans la même année, elle avait déjà subi un exorcisme par des religieux mais qui n’avait pas fonctionné. Puis, soudainement plus nerveuse, son regard se détourna vers le Père Sylvain pour lui demander s’il était un prêtre. Padré calmement lui répondit que non et demanda pourquoi cette question. Le silence régnait dans la véranda et une ambiance électrisante commença à s’y installer. Les yeux de la victime devenaient plus foncés et des rictus (contractions musculaires) apparaissaient sur son visage. Isabelle se leva debout et pendant que son corps faisait une torsion, elle jeta une second regard dur à Padré en lui disant qu’il était prêtre.

 

La chose qui habitait Isabelle se manifestait devant nos yeux. Malgré le fait qu’aucun indice ne lui permettait de le savoir, elle avait deviner qu’il était un prêtre. La chose avait flairé l’énergie émanant du représentant de Dieu et ce n’était pas la première fois que nous en étions témoins car cette situation est arrivée avec d’autres cas.

 

Nous étions pris par surprise devant cette manifestation soudaine. Au fil des secondes, le corps d’isabelle devenait encore plus croche et ses paroles devenaient plus agressives. Il était clair, que l’esprit possesseur ne voulait pas de notre présence. Sans perdre un instant, j’allai la rejoindre en lui demandant de me suivre à l’intérieur de la maison. Elle n’était plus elle-même. Je pris sa main et la tirai vers la porte déjà entre-ouverte.

 

Pendant qu’elle était près de moi, Isabelle encore un peu consciente me dit qu’elle avait mal au coeur alors en lui tenant les épaules, je l’amenai au lavabo de la cuisine. Tout le monde en profita pour nous suivre à l’intérieur. Isabelle qui avait encore son manteau d’hiver sur le dos, était penchée au-dessus du l’évier pour tenter d’évacuer ce qui remontait en elle. Soudainement, sa voix changea et se mis à parler en italien avec un accent dès plus étonnant. C’est alors que je m’approchai de son oreille pour lui dire qu’il était Victor et la voix répondit Vittorio, une version italienne de ce prénom. C’était bien cette entité dont je devais me méfier.

 

Pendant que je soutenais Isabelle, Padré est arrivé derrière elle et sans qu’elle puisse le voir, il versa de l’eau bénite dans son dos par-dessus son manteau d’hiver. L’esprit possesseur se mit alors à crier en disant que ça le brûlait. Ce Vittorio avait senti l’eau bénite à travers les épaisseurs de vêtement. Pour nous, c’était un signe de plus qui nous prouvait que nous avions affaire à un cas de possession grave. Le corps de la victime se contorsionnait, ses yeux était complètement changés et la voix devenait de plus en plus fort. Le combat était déjà commencé et nous n’avions pas d’autre choix que d’aider Isabelle.

 

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Devant les faits surprenants, les membres de l’équipe couraient dans tous les sens pour installer des caméras, un caméscope et des enregistreuses. Pendant ce temps, Stéphane prenait des photos et Anick tapait le Tewegan (tambour sacré) pour harmoniser les énergies. Padré fouillait dans sa valise pour prendre son étole et son livre de prières. Jonathan entama l’Osha (Médecine de l’Ours) qui est un exorcisme autochtone complémentaire à celui du prêtre. Il attacha des wampums (rubans) rouges à nos poignets en guise de signe d’autorité et de protection. Avec sa plume d’aigle et sa sauge, il purifiait la pièce et la victime pendant que François faisait la fumégation avec du cèdre. Lucie se tenait près de Daniel et son fils pour les rassurer et fermer le Cercle de Vie que nous formions en groupe afin que l’esprit possesseur ne puisse pas s’échapper. Pour nous, il n’était pas question d’attacher Isabelle comme le font certains exorcistes car nous ne voulions pas qu’elle se blesse en se débattant ou qu’elle fasse une crise de panique en se voyant ligotée.

 

Pendant que mes mains appuyées sur le dos de la victime brûlaient l’entité pour l’affaiblir, le Père Sylvain dans le plus grand des respects, commença ses prières. Jusqu’à ce moment, nous savions que nous combattions un certain Vittorio. Jonathan prépara un premier piège qui consistait en deux bouteilles identiques, l’une remplie d’eau normale et l’autre contenant de l’eau bénite qu’il plaça près du lavabo bien en vue de tous. Ensuite de la sauge fut étalée sur le siège d’une chaise placée derrière Isabelle afin qu’elle puisse se reposer. En fait, c’était plutôt une ruse pour affaiblir un peu plus l’entité maligne.

 

Jusqu’à ce moment, nous pensions avoir affaire à une seule entité qui se prénommait Vittorio. Lorsque François lui soufflait de la fumée de cèdre au visage, l’entité par l’entremise d’Isabelle, grognait et lui montrait ses dents. Pour mieux vous donner l’impression de vivre cette expérience en même temps que nous, je vais maintenant écrire les détails au présent.

 

Padré annonce qu’il va commencer ses prières et puisque nous savons qu’une bonne partie de ce combat doit être fait par Isabelle, nous l’encourageons à chaque fois qu’elle refait surface ou revient à elle. En effet, lorsque l’entité parle à sa place, Isabelle a l’impression de tomber dans le néant comme si elle était dans une piscine et qu’une puissante main invisible la repousse dans les profondeurs. À un tel point, que lorsqu’elle reprend sa place, elle n’a pas aucun souvenir de ce qui s’est passé ou dit. Alors, avant de retomber, elle en profite pour dire < Aidez-moi !, Aidez-moi ! >.

 

L’entité ne veut pas se faire évacuer et devient progressivement plus agressive. Padré lui demande alors de se nommer et une voix autre que celle d’Isabelle se présente sous le prénom de Jézabel. Sur le coup, nous croyons qu’elle dit à nouveau Isabelle et à ce moment la voix plus grave répète plusieurs fois le prénom qui nous était inconnu. Pendant que le Père Sylvain continue de s’adresser à l’esprit possesseur, les membres de l’équipe s’empressent de chercher ce nom avec leur Iphone et Ipad. Quelques secondes plus tard, Anick nous annonce que Jézabel est un démon ancien et bien connu. À partir de ce moment précis, nous savons que nous faisons face à au moins deux esprits possesseurs. Rapidement, la cérémonie prend une toute autre tournure car cette femme démoniaque va prendre différents moyens pour nous combattre. Parfois, je tente maladroitement de lui dire des mots en italien mais à chaque fois, elle se moque et me reprend en répétant les mots comme ils devraient être dit dans cette langue.

 

Pendant que Jézabel respire plus rapidement, parle différentes langues et grogne, d’autres voix moins puissantes se fond entendre en même temps. En les écoutant, j’ai la nette impression d’être devant un cas de schizophrénie mais certains traits caractéristiques et comportements me prouvent qu’il s’agit bel et bien d’une possession démoniaque. J’ai beau essayer de me convaincre que ce n’est pas le cas mais je dois me rendre à l’évidence que j’assiste à quelque chose qui dépasse l’entendement de la plupart des êtres humains qui n’ont jamais vécu une telle expérience. Je ne pouvais en arriver à une autre conclusion car tous les éléments étaient présents :

  • Isabelle ne pouvait plus entrer dans une église
  • Elle devinait la présence d’un prêtre
  • Elle était capable de clairvoyance et de clairaudience car elle devinait ce que nous voulions faire.
  • Elle détecte l’eau bénite qui la brûle
  • Elle détecte l’huile consacrée
  • Des rictus (contactions musculaires) déformaient son visage
  • L’iris de ses yeux se voilait et devenait plus foncée.
  • Sa force physique était augmentée car deux hommes arrivaient à peine à la maîtriser.
  • Elle injure le prêtre
  • Elle injure les assistants du prêtre
  • Elle se moque des prières
  • Elle fait de la xénoglossie car elle s’exprime en italien, en espagnol, en hébreux et en araméen. Sa voix change ainsi que son intonation.
  • Elle subissait et faisait subir de la vexation. (humiliation, persécution, oppression, injures et tourment)
  • Son corps subissait des torsions et des contorsions. Elle pouvait prendre des positions dignes des acrobates.

 

Nous n’étions pas au bout de nos peines car il était clair que cette Jézabel avait des serviteurs pour l’aider. Déterminé à sauver Isabelle, Padré entame sans arrêt des prières, qui pour cette première étape, durèrent 90 minutes. Pendant ce temps, l’esprit damnée nous injure, se débat, frappe fortement le plancher du pied, écume abondamment, crie < Assez ! Assez ! >, tente de nous échapper et traite le Père Sylvain de serpent et de diable pour ensuite lui cracher au visage. À un certain moment, je jette un coup d’oeil à chaque membre de l’équipe qui sans exception, semblent tous figés devant la situation. Même les plus endurcis et les plus sceptiques sont dépassés par ce qu’ils voient et entendent.

 

Lorsque l’énergie de mes mains la brûle, Jézabel me traite de fils de pute et d’enculé. Pendant que je la retiens au-dessus du lavabo, avec le bassin d’Isabelle, elle me pousse contre le four et ma ceinture de cuir accroche une manette qui fait allumer le rond électrique droit au maximum. J’aurais pu me brûler gravement, car parfois je mettais ma main juste à cet endroit. Je crois même que son geste était prémédité. Pendant cette période épuisante, Jézabel a prononcé plusieurs mots dans différentes langues. En voici quelques uns :

  • Assez
  • Coure ma soeur, coure (en espérant qu’Isabelle puisse nous échapper)
  • Fils de pute
  • Empoisonné
  • Besame (Embrasse-moi)
  • Ezykiah (Ézychias) pardone (roi d’Israël qui détruisit les temples d’idolâtrie de Jézabel et de sa famille)
  • Garder ce corps (lorsque nous demandions de quitter)
  • Olyep (eau)
  • Ramenda ou Ramadan (fête musulmane ou 9e mois)
  • Baalzebub (Belzébuth) un démon bien connu
  • Montenegro ( Lieu près du Kosovo)
  • Serpente (serpent)
  • Diablo (diable)
  • Valfaculo (va te faire enculer)
  • Rasha (méchant en hébreux)
  • Vatente (va t’en)
  • No pretento (ne pas prétendre)

 

Après la première étape qui dura 90 minutes, nous prenons une petite pause et Daniel amène son épouse aux toilettes. En la voyant marcher, nous croyons qu’Isabelle est alors consciente mais ce n’est pas le cas, car dans la salle de bain, elle lui demande de nous faire partir de la maison. Daniel fait mine de ne pas l’entendre. À un certain moment, près du lavabo de la cuisine, Isabelle influencée par les entités, se retourne contre moi en me poussant. En tentant de la retenir, j’ai alors l’impression de me battre contre deux hommes costauds. Le lendemain, j’avais encore des marques sur les avant-bras.

 

La deuxième période débute vers 22 h 00. Padré toujours aussi déterminé, se remet à ses prières. Jonathan prend la bouteille contenant de l’eau bénite et la présente à Isabelle pour la faire boire, mais elle recule en grimaçant. Quelques minutes plus tard, il empoigne la bouteille d’eau normale et la présente à nouveau à la victime qui l’a prend dans ses mains sans hésiter pour boire quelques gorgées. Un peu plus tard, il les change de position et présente à nouveau celle qui contient l’eau bénite et encore une fois, Jézabel recule en grimaçant. Elle devinait à chaque fois que c’était de l’eau bénite. Plusieurs questions occupent alors mes pensées, telles que :

  • Comment pouvait-elle savoir que c’était de l’eau bénite ?
  • Quel pouvoir a cette eau consacrée ?
  • Quels effets a-t-elle sur Jézabel ?
  • Quelles propriétés possède l’eau lustrale ou bénite ?

 

Mon questionnement concernait aussi cette fameuse Jézabel dont les textes bibliques révèlent qu’elle était la fille d’Ethbaal roi de Tyr et de Sidon en Phénicie et petite-fille d’Ahiram roi de Biblos. Cette princesse épousa Achab roi d’Israël vers l’an 875 av J.-C. Elle était d’une violence inouïe et dans sa cruauté elle faisait mettre à mort tous ceux qui ne se soumettaient pas à ses dieux. Remplie de haine contre l’Eternel, elle fit tuer tous les prophètes qu’elle put faire arrêter. 1 Rois 18: 4 à 13. Lors d’une autre pause, Daniel me révéla que lorsqu’il attendait son épouse dans les toilettes, dans une ultime tentative pour s’en sauver, Jézabel en avait profité pour lui dire que s’il ne nous faisait pas partir immédiatement, elle tuerait sa femme. Cela était suffisant pour me confirmer que nous faisions affaire à un être vraiment très démoniaque, criminel et haineux. Quant à Ézychias dont elle faisait mention, il était le 13e roi de Jérusalem. Il fit détruire tous les temples dédiés aux dieux vénérés par Jézabel et ses descendants.

 

Vers 23 h 30, nous constatons que Jézabel et ses suppôts semblent désespérés devant notre entêtement. Nous les sentons plus faibles, car leur victime est plus souvent consciente mais malgré cela, Jézabel refuse toujours de laisser Isabelle prononcer le mot < Amen >. Devant la situation, Padré entame des prières en latin qui font grimacer et grogner l’esprit possesseur principal. Les minutes passent rapidement et vers 00 h 30, nous décidons de prendre une pause bien méritée. Pendant que nous discutons au salon, Jézabel en s’installant au bout de la table de la salle à manger épie notre conversation. Lorsque Padré parle du Vatican, elle se met à rire en nous dévisageant. Ses yeux sont tellement voilés qu’on a l’impression qu’elle a des cataractes.

 

À 00 h 30, je m’adresse au Père Sylvain épuisé en lui demandant s’il veut continuer. Sa réponse fut catégorique : < Pas question de laisser Isabelle comme cela. S’il le faut, je continuerai toute la nuit ! > D’ailleurs, tous les membres de l’équipe sont du même avis. Quelques minutes plus tard, je décide de faire un contact médiumnique afin d’avoir l’opinion de nos Aidants spirituels. Je m’installe alors près de la table avec un crayon et un papier, je m’apprête à faire de l’écriture automatique pour obtenir un message. Après m’être plongé dans un état propice, l’écriture débute lentement. À ce moment, Isabelle sous l’influence de Jézabel s’avance près de moi pour lire ce que j’écris. Je lui dit alors en la fixant dans les yeux, < Quelqu’un va venir s’occuper de toi ! >. Jézabel se met à rire mais dans ses yeux voilés, je pouvais lire une certaine crainte. Le message que je cachais de la main fut bref et se lisait comme suit : < La faiblesse de Jézabel est l’amour. Utilisez l’amour de la famille pour la vaincre ! >.

 

Je passe rapidement le mot et demande à Daniel de se préparer à dire tout l’amour qu’il a pour sa femme. À 01 h 00, pendant que les membres de l’équipe reprennent leur position, je prend la main d’Isabelle pour l’entraîner près du lavabo et lui dit à l’oreille qu’elle ne peut pas vaincre l’amour. Padré encore plus déterminé que jamais à faire évacuer les esprits possesseurs, reprend ses prières. Jézabel se moque de lui et crie d’une voix rauque < Assez ! Assez ! >. Pendant ce temps, Daniel et son fils Maxim expriment leur amour à la victime qui les regarde. Jonathan prépare une troisième piège qui consiste à cacher un chapelet béni dans sa main et à l’approcher de la victime. Ce qu’il fit en présentant ses deux mains à la fois. Isabelle serra la main qui cachait le chapelet et le pris dans la sienne.

 

Puis, après une prière, Padré lui demande de répéter le mot < Amen > qui signifie < En vérité ou c’est ma foi >. Isabelle plus consciente qu’au début, le regarde dans les yeux et acquiesce à sa demande. Déjà nous savions que Jézabel avait compris qu’il n’y avait plus rien à faire pour nous vaincre. Le Père Sylvain prit une hostie consacrée et la présenta à Isabelle qui avait peur de la consommer. C’était un moment crucial qui allait confirmer notre victoire ou notre échec. Tout le monde l’encourage et son fils lui dit à haute voix < Je t’aime maman ! >.

 

Lorsque Padré dépose l’hostie sur la langue d’Isabelle, je place ma main dans son dos entre ses omoplates. Les secondes s’effritent rapidement et tout le monde se demande si elle va la recracher. Son fils et son mari lui tiennent les mains pour l’encourager pendant que je me prépare à lui taper dans le dos pour lui faire avaler. À notre grand soulagement, elle l’envale et au même moment, je sens un craquement dans son dos comme si quelque chose venait de lâcher prise. Curieusement, les yeux d’Isabelle sont devenus plus brillants et elle sourit à tout le monde. Nous sommes tellement heureux pour elle que nous l’applaudissons chaleureusement.

 

Pendant que les gens la serrent dans leurs bras, Jonathan prépare un dernier piège pour nous assurer que Jézabel a bel et bien quitté les lieux. Lorsque tout fut prêt, j’annonce à Isabelle, à Daniel et à Maxim que nous allons faire une cérémonie d’amitié autochtone qui consiste à boire une gorgée d’eau à même un coquillage sacré. Personne ne savait que le récipient naturel contenait uniquement de l’eau bénite. Isabelle prit une gorgée sans broncher. Nous étions alors convaincus à 100 % que la victoire était à nous.

 

Les jours suivants, Isabelle devait relever elle-même des défis comme celui d’entrer dans une église, assister à une messe, aller se confesser, communier à nouveau et passer plusieurs minutes avec sa famille dans l’allée des cierges de l’Oratoire St-Joseph de Montréal. Ce qu’elle fit avec succès. Depuis sa libération, elle doit combattre des angoisses de moins en moins fréquentes et se faire à nouveau confiance car les chances que cette Jézabel revienne sont maintenant pratiquement nulles. Curieusement, depuis cette soirée, le mal de dos d’Isabelle a totalement disparu. Quant à nous, nous avons dû faire une soirée pour dédramatiser en groupe ce que nous avons vécu.

 

Pour le moment, il nous est impossible de montrer la vidéo de cet exorcisme car nous devons respecter l’anonymat de la famille. Un jour peut-être, Isabelle acceptera de le montrer en voilant son visage. D’ici-là, nous avons fait un montage audio de cette soirée inoubliable.

 

Avertissement!!

 

Cette vidéo est en mode HD, il est donc possible, qu’à cause de sa plus grande qualité, qu’il soit plus long à ouvrir pour certaines personnes. Si vous préférez le mode flash plus rapide et de moins bonne qualité graphique, vous devez consulter ce montage dans nos archives dans nos onglets “Photos & Vidéos” en bas de la page sous le même titre de cette enquête.

 

Vidéo HD de l’enquête:

 

 

Étaient présents :

  • Lucie Courchesne
  • François Gaucher
  • Stéphane Jutras
  • Anick Lauzon
  • Jonathan Mainville
  • Roger Mainville
  • Père Sylvain Tremblay alias Padré

 

Témoins : 2 personnes

 

Roger Mainville

Groupe Paracontacts Inc.

Le 2 février 2015

 

Les faits rapportés par les membres de l’équipe Paracontacts, ont été racontés tels qu’ils ont été entendus, vus ou vécus. Tout est capté sur le vif et il n’y a aucun trucage. La vocation de Paracontacts n’est pas de prouver mais plutôt de découvrir des phénomènes. Les lecteurs sont libres de former leur propre opinion en se basant sur les informations disponibles.

 


 

Groupe Paracontacts
02 Février 2015

 

 



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