La bilocation

 

 

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Il faut aller chercher loin lorsque l’on a entendu prononcer pour la première fois ce mot Bilocation. Par les vidéos conférences et les technologies de pointe, on essaie de toute ses forces pour que l’on soit à plusieurs endroits au même moment. Chose certaine, ce n’est que virtuelle. Cependant, pas plus loin que le siècle dernier, des hommes et des femmes vécurent ce don d’apparaitre simultanément à des endroits différents.. On appelle aussi ce phénomène le « don d’ubiquité, de dédoublement et de projection astrale ».

 

À juste titre, nous attribuons d’abord ce don d’ubiquité à Dieu. Rappelons-nous la première question du petite catéchisme catholique romain du Québec: Q. : Où est Dieu? R. : Dieu est partout. Il est logique que le Seigneur, le Roi de l’univers, puisse être présent à tous ses enfants.

 

Il va s’en dire que sur le plan scientifique, ont est porté à conclure rapidement à une hallucination collective… Comment peut-on dire « hallucination collective » lorsqu’elle se présente souvent à des personnes seules dans un endroit donné?

 

Cette exception est d’abord et avant tout un état de fait. Peut importe la définition que nous donnons à ce phénomène, les gens qui vivent cette situation sont affectées souvent par une fatigue intense. Prenons, par exemple, le cas de Mlle Émilie Sagée. Elle apparaissait à plusieurs élèves à la fois lorsqu’elle était dans une autre pièce de l’école. Pendant que son « double » surgit de nulle part, elle, reste stoïque, sans émotions, durant que la vrai personne réagit normalement tout en étant drainé de son énergie.

 

Tout récemment, il y a eu aussi le saint Padre Pio qui apparaissait aussi à des personnes et pourtant, il n’avait jamais quitté la pièce d’origine.

 

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Par le passé, une étude à déjà été publié en 1873 à l’occasion de la parution du livre « Principe de théologie Mystique à l’usage des confesseurs et des directeurs des âmes ». Dans cette étude, le Révérend Père Séraphin, de la communauté des passionistes, a procédé à une dissertation approfondie de la bilocation en proposant, entre autre, qu’un ange gardien, en se revêtant de la physionomie de la personne protégée, apparaît curieusement à d’autre sachant que « l’original » est ailleurs, dans une autre pièce de l’immeuble. Bien entendu, ceci est une explication parmi tant d’autres. Si nous nous tournons vers d’autres religions, il serait normal d’apprendre que d’autres interventions similaires et inexplicables se produisent puisque le mysticisme n’appartient pas seulement à une religion.

 

Revenons à l’histoire de Mlle Sagée. Après avoir été enseignante dans plusieurs écoles, elle arrive, en 1845, au pensionnat de Neuwelt(dans l’actuelle Lettonie). Les jeunes filles de cette institution sont issue de bonnes et de nobles familles. À trente-deux ans, en plus d’avoir obtenue plusieurs diplômes, elle est recommandée chaudement par ses anciennes autorités et possède une expérience de l’enseignement hors du commun.

 

« Ce n’est qu’après quelques semaines que les choses insolites surviennent. On affirme l’avoir vu dans un lieu du pensionnat, alors qu’une élève l’a vu ailleurs au même moment. Le jardinier la croise dehors, un peu étonné, car Émilie devait se trouver au réfectoire. Il s’y rend pour voir qui surveille les élèves, et la voit qui mange paisiblement. Il court dehors et recroise Émilie qui, interpellée par le jardinier, ne semble même pas le voir. Les incidents s’enchaînent, jusque-au jour où l’affaire prend une dimension vraiment inquiétante ». Cette histoire se termine lorsque Mlle Sagée est congédiée par le directeur de l’établissement au moment où l’école se vide de ses étudiantes qui en ont assez d’avoir peur.

 

Saint Antoide de Padoue, que l’on connaît surtout comme patron des objets perdus, a vécue cette expérience de bilocation. Un jour qu’il se trouvait en Italie, son père est jugé faussement à la cours espagnole. Alors, le Saint, par une volonté « divine », rejoint celui-ci par un moyen qui peu envier beaucoup de monde : la bilocation. Au tribunal, il décline son identité, montre du doigt le coupable qui a assassiné un enfant et disparaît subitement.

 

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Un autre saint a vécu ce même phénomène : François Xavier. En 1571, étant d’abord en Chine, il se rend au Japon sur un Navire. Sept jours après le départ, une énorme tempête frappe le navire avec une telle violence que le capitaine ordonne aux matelots d’amarrer la chaloupe… Pendant la manœuvre, quinze matelots sont éjectés et emportés par une énorme vague. Le bon Saint François Xavier, cofondateur des Jésuites, prie pour ces membres de l’équipage et déclare au capitaine que dans trois jours ils seront retrouvé sains et saufs. Pendant que le reste de l’équipage doute de les retrouver, le Saint les encourage dans la prière. Au troisième jour, ont voit sur la mer plus calme poindre un bateau dans lequel se trouve des hommes. Abasourdis, l’équipage du navire aide les survivants à monter sur le pont. Le capitaine repousse le bateau et au même moment, un survivant dit au capitaine que le prêtre François Xavier était encore à bord. Pendant tout ce temps, son double était avec les quinze hommes. Incroyable mais vrai puisque les marins ont confirmé la présence de ce saint parmi eux. Ils dirent, entre autre, qu’il était avec eux et que c’est bien lui qui les guida pendant la tempête jusqu’au navire.

 

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Pour terminer cette réflexion, j’utiliserai une conclusion intéressante que le Centre Lauviah a publié sur son site internet :

 

« Il existe donc bien une image invisible de notre corps. Il existe un dernier sens qui peut rester en éveil, c’est celui du toucher, même si cela semble improbable pour un corps immatériel de pouvoir agir sur la matière, cependant rappelons que la télépathie est la base de cette expérience, aussi la pensée peut interagir sur la matière.Des recherches établies sur l’extériorisation du double ont été menées par le Dr Kerner Justinus en collaboration avec son “cobaye” la voyante Mme Prévorst. Elle disait que l’âme s’extériorise pour voir à distance. Elle voyait les membres fantômes des personnes amputées, et les formes fluidiques des personnes décédées.

 

L’invisible forme fluidique d’un membre absent reste en continuité avec le corps visible, ce qui nous prouve l’existence de la forme conservée par ce fluide nerveux malgré la destruction de l’enveloppe. Ce qui explique parfois la sensation de froid dans un membre amputé. Si le double reproduit le dessin de l’organisme humain, c’est que celui-ci doit en être le générateur.Le colonel de Rochas avec le photographe Nadar, tenta une expérience en photographiant le double de Mme Lambert (médium). Il s’agissait de savoir si le “fantôme” pourrait impressionner une plaque photographique. Dans une pièce aménagée du photographe, Mme Lambert assise décrivit ce qu’elle voyait sur la droite : son double. Une forme de vapeur lumineuse bleuâtre à peine distincte pour le corps mais avec des effluves partant des pieds, et beaucoup plus nette pour la figure qui lui apparaissait toujours de profil et comme enveloppée de flammes vacillantes.Une fois la photo prise, Nadar et Rochas virent sur la plaque développée une tache représentant un profil humain exactement comme l’avait décrit la médium.

 

Il existe de nombreuses expériences scientifiques sur la bilocation, elles montrent des similitudes troublantes entre les processus d’E.S.P. ( Perception extrasensorielle) et les informations acquises par une ” sortie hors du corps “. Les résultats du Docteur Osis (A.S.P.R. – New York – U.S.A.) avec Ingo Swann (1972) ou A. Tanous (1978), ceux du docteur R. Morris (P.R.F. Caroline du Nord – U.S.A.) avec K. Harary, conduisent à la conclusion que si la décorporation réelle ne peut être prouvée, elle est bien comparable à un ” rêve lucide “. »

 

Certaines personnes ont un ou des dons sans le savoir. Elles sont prédisposée à intervenir dans des dispositions surnaturels… Don de voyance, de locution intérieure, de médiumnité, de guérison, de sensibilité à reconnaître une présence, etc… Il faut savoir le découvrir dans l’humilité car la personne peut être appelée, tôt ou tard, à utiliser un don pour le bien commun ou familial. Il y a plus de vingt ans, j’ai connu un prêtre qui a vécue une expérience extraordinaire. Il célébrait la messe et au moment précis de la consécration du pain et du vin, il était hors de lui-même et se voyait de haut entrain de célébrer les mystères du Seigneur.

 

Peu importe notre niveau de croyance, l’ouverture est une des premières qualité à mettre en pratique afin de découvrir les autres dans ce qu’ils vivent et enseignent… Ainsi nous devenons, à notre tour, des témoins du surnaturel par la manière d’agir et de concevoir la vie comme un don de Dieu.

 

(Ce texte est protégé par la loi sur les droits d’auteurs. Pour l’utiliser en partie ou en entier, il faut avoir obtenue préalablement l’autorisation verbale ou écrite de l’auteur)

 

Père Sylvain Tremblay
Évêque catholique et Gallican.

 

Père Sylvain Tremblay
Groupe Paracontacts
23 juin 2015

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