La vie après la vie

 

 

 

L’hiver nous a devancé en couvrant le Québec de son grand manteau blanc. En conséquence, nous n’avons pas été en mesure de faire une deuxième observation dans un vaste verger situé au pied du mont Yamaska. Le site où nous devions installer nos équipements ne sera pas accessible avant le printemps prochain.

 

Entre temps, nous travaillons sur un document concernant la première observation et nous préparons en atelier des thèmes spéciaux que nous vous présenterons prochainement. D’ici-là, j’aimerais vous parler d’une dame extraordinaire qui a fait la plus longue et la plus vaste étude sur les EMIs (Expérience de Mort Imminente).

 

Il s’agit du Docteur Elisabeth Kübler-Ross (1926-2004), qui selon la presse américaine, fait partie des 100 personnalités ayant le plus marqué le 20ème siècle. Durant sa carrière, cette psychiatre de réputation internationale a été l’invitée du pasteur Martin Luther King, de la bienheureuse Mère Térésa, de Gandhi, du Dr Raymond Moody, d’Oprah Winfrey et de bien d’autres.

 

Elisabeth Kübler-Ross née en Suisse en 1926, était médecin, psychiatre, thanatologue de réputation mondiale et fut une pionnière en matière d’accompagnement des personnes en fin de vie. Professeur honoraire de médecine du comportement et de psychiatrie à l’université de Virginie, fondatrice du centre de Shanti Nilaya en Californie où sont accueillis des enfants atteints du sida.

 

Elle a été nommée docteur honoris causa de nombreuses universités. Elle a voué toute sa vie au travail avec les mourants, les enfants et les victimes du SIDA. Elle a accompagné des milliers de personnes en fin de vie, et fut la première à étudier et formaliser les différents stades par lesquels passe une personne lorsqu’elle apprend qu’elle va mourir, mais également comment réagit l’entourage après le décès d’un proche.

 

Cette célèbre thérapeute a publié environ une vingtaine de livres sur le phénomène de la mort, traduits dans 26 langues, dont une quinzaine en français. Elle a donné des dizaines de conférences à travers le monde devant des milliers de personnes intéressées par ses sujets. Au cours des années 1970, le docteur Elisabeth Kuebler-Ross avait créé un remous dans le monde scientifique et médical en affirmant qu’elle était persuadée qu’il existait “une vie après la vie”.

 

De 1960 à 1996, après avoir étudié pendant 36 ans plus de 20 000 cas de personnes déclarées cliniquement mortes et rappelées à la vie, le Docteur Elisabeth Kubler-Ross exposa sa compréhension du processus de la fin de vie dans son livre :

 

< < Non seulement aux Etats-Unis, mais également au Canada, en Australie et ailleurs nous avons rassemblé des expériences du seuil de la mort d'hommes d'origines culturelles et religieuses très différentes, le plus jeune avait deux ans, le plus âgé avait atteint quatre-vingt-dix-sept ans. Comme par exemple celles d'Esquimaux, d'aborigènes d'Hawaii ou d'Australie, d'hindous, de bouddhistes, protestants, catholiques, juifs et de ceux qui n'appartiennent à aucune religion, y compris ceux qui se considèrent comme agnostiques ou athées. Il était important pour nous de recenser des cas dans des domaines religieux et culturels aussi diversifiés que possible, afin d'être sûrs que les résultats de nos recherches ne puissent pas être refusés à cause d'un manque d'arguments. Au cours de nos investigations, nous avons pu prouver que cette expérience du seuil de la mort n'est pas limitée à un certain milieu et qu'elle n'a rien à voir avec une religion ou une autre.>> Elisabeth Kubler-Ross, La mort est un nouveau soleil, ed. Pocket 2011

 

Appelée au chevet des mourants, elle les écoutait, les rassurait et leur demandait de partager ce qu’ils éprouvaient. Dans la mesure du possible, au lieu de sédater par des traitements médicamenteux l’angoisse ou l’agitation des patients, elle entamait auprès d’eux un véritable accompagnement rassurant. Certains de ses confrères qui ne comprenaient pas le sérieux et l’importance de sa démarche auprès des mourants, la surnommaient péjorativement < Le Vautour > et < La Dame de la Mort >. Devant son succès, ils ont dû regretter amèrement leurs paroles !

 

Devant les critiques, elle n’a jamais eu peur des mots et prenait souvent la défense des malades car à ses yeux, trop souvent, les visites de médecins évitaient les chambres de ceux pour qui la médecine ne pouvait plus rien ou presque. Grâce à son enseignement, elle donna aux soignants le courage d’apprivoiser la mort pour mieux accompagner les mourants.

 

< < Il n'est pas dans mes intentions de convaincre, voire de convertir, qui que ce soit. Je considère que mon travail consiste en la transmission des résultats de la recherche. Ceux qui y sont prêts me croiront. Et ceux qui ne le sont pas, argumenteront avec ratiocinations et pédanterie.>> Elisabeth Kubler-Ross, La mort est un nouveau soleil, ed. Pocket 2011

 

Pour vous démontrer son courage et sa droiture, j’aimerais vous citer ce passage….< < Avant de devenir psychiatre, le docteur Kübler travaille alors dans un service pour femmes dont certaines sont traitées avec des drogues expérimentales. Il s’agit entre autres du LSD et autres hallucinogènes. Ces traitements leurs sont administrés sans leur consentement. Elle y découvre la honte et l’inhumain. Des femmes gisant dans leur urine, d’autres à moitié vêtues ou nues, une odeur intenable d’urine…l’horreur. Elle va bouleverser l’ordre établi dans l’hôpital. Elle refuse les électrochocs ainsi que les hallucinogènes. Aidée par quelques collègues, le docteur Kübler-Ross va établir des critères humains. Elle va témoigner de l’intérêt aux patients. Le succès ne tarde pas et on reconnait même des guérisons >> . Extraits du livre de Susanne Shaup « Elisabeth Kübler-Ross, Toute une vie pour une belle mort » éditions Le Courrier du Livre – Paris 1997.

 

Pour elle, il n’y avait aucun doute sur la continuité de la vie. Seul le corps physique meurt. « La mort n’est qu’un passage à un autre état de conscience dans lequel on continue à sentir, à voir, à entendre, à comprendre, à rire, et où l’âme et l’esprit peuvent continuer à grandir. » Extraits du livre de Susanne Shaup « Elisabeth Kübler-Ross, toute une vie pour une belle mort » éditions Le Courrier du Livre – Paris 1997.

 

Elisabeth Kubler-Ross est décédée en 2004 en Arizona et le documentaire sur sa vie s’est mérité des ovations chaleureuses, en plus de commentaires élogieux soulignant l’importance de son travail.

 

 

 

Roger Mainville – Plume-Parlante
Groupe Paracontacts
23 novembre 2018

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