Le poltergeist d’Enfield

 

 

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Parmi les cas de poltergeist, le plus suivi a été celui d’Enfield, une banlieue située au nord de Londres en Angleterre. Le fantôme turbulent s’est manifesté la première fois le 30 août 1977 pour finalement cesser en avril 1979. Pendant ces 20 longs mois, la famille Harper a vécu dans leur demeure plus de 1500 manifestations survenues souvent devant des témoins crédibles :

 

• George Fallows reporter pour le célèbre quotidien britannique The Daily Mirror.
• Graham Morris photographe professionnel pour le Daily Mirror.
• Maurice Grosse, expert et enquêteur pour le SPR(Society for Psychical Research), une institution renommée mondialement composée d’universitaires et de professionnels qui examine les phénomènes paranormaux depuis 1875. Grosse est renommé pour son expertise en phénomène poltergeist.
• Guy Lyon Playfair, journaliste et enquêteur pour le SPR
• Anita Gregory historienne et enquêteur pour le SPR
• Dr John Beloff psychologue et enquêteur pour le SPR
• Une trentaine de personnes incluant des voisins et un prêtre.
• Des journalistes de divers quotidiens
• Des journalistes et des techniciens de la BBC
• Des policiers dont l’officier Carolyn Heep qui fut témoin d’un déplacement de meuble.

 

Après un divorce, la famille Harper composée de Peggy la mère et de ses quatre enfants, Pete 10 ans, Jimmy 7 ans, Janet 11 ans et Rose 13 ans, vivent paisiblement dans leur petite maison d’Enfield. Durant la nuit du 30 août 1977, leur vie bascula lorsque les lits de Pete et Janet se mirent à bouger sans aucune raison. Lors de l’enquête, Janet et sa sœur Rose avouèrent avoir joué avec un ouija peu de temps avant le début des manifestations.

 

Parmi les manifestations dont plusieurs ont été filmées et photographiées, nous retrouvons :

 

• Meubles qui se déplacent
• Meubles qui tombent
• Draps qui se soulèvent du lit
• Couvertures qui glissent sur les lits
• Oreillers qui bougent seuls
• Des objets qui traversent des murs
• Aboiements de chiens audibles à l’oreille et enregistrés sur les appareils
• Apparitions diverses
• Possessions temporaires, un homme s’exprima par la voix de la jeune Janet
• Des chaises sont projetées au-dessus des témoins
• Objets métalliques qui se déforment
• La voix d’un homme qui explique la cause de sa mort
• Assauts physiques sur les membres de la famille
• L’air qui se refroidit subitement
• Graffitis apparaissant sur le plancher
• Des messages obscènes apparaissent sur les murs.
• Lits qui bougent
• Des débuts de petits incendies dans des tiroirs
• Des allumettes qui s’allument d’elles-mêmes
• Des empreintes de mains d’adulte apparaissent sur un mur
• Coups frappés dans les murs et dans le plafond
• Une chaise se déplace sur plus d’un mètre devant un officier de police
• Des pièces de métal des équipements des techniciens de la BBC sont tordues.
• Les appareils de la BBC sont influencés et des images sont effacées
• Images vidéo et photographiques influencées
• Une pièce de lego vole à travers la chambre
• Un t-shirt plane dans les airs
• Un fauteuil s’élève dans les airs
• Divers objets lévitent dans les airs
• Une jeune fille lévite dans sa chambre
• Les enfants sont retenus par une force invisible
• Des flaques d’eau apparaissent sur le plancher de la cuisine
• Une odeur nauséabonde s’installe dans la maison
• Un lourd calorifère au gaz est arraché du mur de briques et son tuyau principal a été complètement tordu…..

 

Les enquêteurs du SPR Maurice Grosse et Guy Lyon Playfair, logeant souvent dans la maison en question, ont enquêté ce cas pendant 13 mois consécutifs. Ils ont été rejoints par la suite par leurs collègues Anita Gregory et le Dr John Beloff. Malgré que les enfants se soient fait prendre à jouer des tours pour tester les enquêteurs, Grosse et Playfair conclurent que la maison était hantée. La plupart des phénomènes ne semblaient pas avoir été truqués. Des voix et des bruits ont bel et bien été enregistrés et des scènes étonnantes ont été photographiées et filmées. La jeune Janet semblait être le centre des évènements et la plus souvent ciblée. Durant le séjour qu’elle fit dans un hôpital en juillet 1978, les manifestations diminuèrent d’intensité, pour cesser définitivement en avril 1979 après l’intervention d’un médium hollandais du nom de Gmeling Meyling.

 

Malheureusement, malgré le travail d’enquête considérable des deux principaux enquêteurs, logeant souvent sur place, et l’étude des sons captés dans la maison par le Dr Barrie Colvin, plusieurs personnalités et médias affirmèrent que toutes les manifestations étaient orchestrées par les enfants. Ce fut la même situation pour le poltergeist de Lozère en France et celui de Rosenheim en Germanie où la psychokinésie fut mise en cause. Comme je l’avais déjà mentionné antérieurement, l’enquête méticuleuse de Rosenheim menée en 1967 par le Prof Hans Bender et ses collègues physiciens Friedbert Karger et Gerhard Zicha révéla aucun dysfonctionnement électrique, aucune anomalie électrostatique ou magnétique ni branchements défectueux ni défauts des appareils. Malgré cela, les manifestations continuèrent de façon déconcertante :

 

• Les lumières continuèrent à s’allumer d’elles-mêmes et à exploser,
• De grands bruits étaient entendus un peu partout
• Toutes les lumières du bureau s’éteignirent au même moment
• Des fusibles brûlaient sans cause
• Des fusibles s’éjectaient de leur socle
• Les quatre téléphones sonnaient simultanément et personne n’était en ligne
• Les appels étaient fréquemment coupés ou interrompus pendant une courte période
• Les factures de téléphone montèrent soudainement en flèche affichant plus de 600 appels en quelques jours
• Le liquide de développement du photocopieur se répandait souvent sans qu’il y ait de problème de fonctionnement
• Les techniciens enquêteurs prirent des photos des lampes et des cadres se balançant de gauche à droite
• Les physiciens F. Karger et G. Zicha ne purent rien trouver d’anormal dans le matériel électrique ni ailleurs dans le bureau
• Des tiroirs s’ouvrirent d’eux-mêmes
• À deux reprises, un placard de 200 kilos bougea tout seul

 

Le professeur Alan Gauld et le parapsychologue Anthony Donald Cornell ont analysé plus de 500 cas de poltergeist s’étant déroulés entre les années 1800 et 1970. Ils en sont venus à la conclusion suivante :

 

• Dans 64 % des cas, des petits objets se déplacent
• Dans 58 % des cas, l’activité se déroule principalement le soir
• Dans 48 % des cas, il y a des coups frappés
• Dans 36 % des cas, des lourds objets se déplacent
• Dans 24 % des cas, l’activité dure plus d’une année
• Dans 16 % des cas, une communication s’établit entre le poltergeist (esprit frappeur) et une personne de la maison
• Dans 12 % des cas, des portes et des fenêtres s’ouvrent et se ferment d’elles-mêmes.

 

Sir William Barrett et le professeur Frederic W.H. Myers, fondateurs du SPR ((Society for Psychical Research), ont cru que quelques cas de poltergeist n’étaient pas reliés aux fantômes. En 1930, Nandor Fodor, psychologue et parapsychologue, affirma que quelques cas étaient engendrés par les émotions intenses de l’être humain. Vers 1960, William Roll directeur du PRF (Psychical Research Foundation) de Durham en Caroline du Nord, étudia plus de 116 cas de poltergeist s’étant déroulés à différentes époques dans plus de 100 régions pour finalement conclure que ces phénomènes étaient causés par la psychokinésie et étaient souvent engendrés par des enfants ou des adolescents. Suite à cette affirmation, Alan Gauld et Anthony Donald Cornell déclarèrent que les tests de Roll étaient invalides. Plus tard, Les études de Ian Stevenson, professeur en psychologie, l’amenèrent à conclure qu’il y avait une différence entre les phénomènes causés par l’effet psychokinétique (PK ou RSPK) et ceux engendrés des entités. Selon cet éminent chercheur, les cas reliés à la psychokinésie étaient souvent violents et incohérents tandis que ceux impliquant des esprits, étaient moins violents, provoquaient des mouvements d’objets et des communications intelligentes.

 

Quoiqu’il en soit, lorsqu’on n’a pas la chance de vivre sur place ces phénomènes, il est toujours plus difficile de faire des analyses précises à partir de rapports et de témoignages. Ces phénomènes connus depuis des siècles, sont bien souvent indépendants de notre volonté ou de nos émotions, débutent soudainement, s’arrêtent subitement, durent quelques minutes jusqu’à plusieurs mois voire même des années. Certains sont négatifs à malins tandis qu’un grand nombre sont positifs et sympathiques. Un phénomène poltergeist peut même se transformer en cas de possession passagère, temporaire ou de longue durée. Un poltergeist parasite et violent peut s’en prendre physiquement à une personne ainsi qu’à un animal de compagnie comme ce fut le cas en 2011 à Coventry en Angleterre. Heureusement, de pareils cas sont tout de même assez rares mais ils existent.

 

Nous avons enquêté un cas exceptionnel où une dame, qui depuis quelques années, se faisait mordre, griffer, pousser par terre et traîner par les cheveux. Son mari assez robuste se faisait pousser au bas du lit et leur chien de taille moyenne, se faisait battre par une force invisible. Parfois en entrant dans leur logis, les chaises étaient toutes empilées les unes sur les autres au centre d’une pièce. À plusieurs reprises, lorsque je parlais à cette femme au téléphone, la ligne subissait une étrange interférence ou se coupait soudainement. En l’espace d’une année, le couple déménagea à 3 reprises mais les manifestations recommencèrent à chaque fois. Un jour, la pauvre dame réussit à me rejoindre au téléphone pour m’avouer qu’elle craignait pour sa vie. Lorsque nous lui avons apporté notre aide, sur l’un de nos enregistreurs, nous entendions une voix masculine roque et belliqueuse qui disait : Sortez d’ici !

 

Dans un autre cas, lors de l’évacuation d’un poltergeist possesseur, des coups frappés violemment se firent entendre dans un mur près de nous et la porte de la garde-robe s’ouvrit toute grande devant nos yeux. Cet esprit frappeur à l’œuvre depuis 5 ans, espérait vainement nous faire peur. Avec le développement de la technologie, ces poltergeists bons ou mauvais se sont adaptés et peuvent interférer avec le téléphone, les appareils électriques ou électroniques (téléviseur, radio, réveille-matin, caméra, caméscope…) et influencer le circuit électrique d’une maison. Dans le cadre de notre Projet Horizon, lors d’un contact, nous avons déjà filmé un téléphone cellulaire, un iPad et une lampe tactile qui se sont activés à tour de rôle en l’espace de quelques secondes.

 

Il y a quelques années, un ami policier et sa famille ont abandonné leur maison aux prises avec un poltergeit, laissant derrière eux tout leurs meubles. En effet, un poltergeist ouvrait les fenêtres, le téléviseur, les tiroirs, les armoires, la porte du frigo devant les enfants et s’amusait à les terroriser en produisant de puissants coups frappés un peu partout dans la maison louée depuis quelques mois. Pour mettre fin à cette situation qui prenait de l’ampleur, la maison a été démolie par le propriétaire durant l’année.

 

« Les expériences menées dans certains laboratoires ne nous en on pas assez appris sur la psychokinésie pour décider si oui ou non elle a un rapport quelconque avec les phénomènes des esprits frappeurs. Et nous ne devons pas nous laisser aller à croire qu’en leur appliquant une terminologie à consonance scientifique telle que RSPK, nous avons progressé vers une explication. » — Alan Gauld, auteur du livre, Les mystères de l’inconnu, professeur en psychologie, parapsychologue et ex président du SPR (Society for Psychical Research de Londres)

 

Extrait d’une entrevue de Guy Lyon Playfair avec un éditeur de White Crows Books

 

<< Pensez-vous vraiment que la science aura un jour une meilleure réponse pour nous sur ce que sont les poltergeists ? ”Non, si les scientifiques continuent à ignorer l’évidence, comme ils l’ont fait quand le Dr Barrie Colvin a publié ses conclusions ‘’en 2010’’, et quand j’ai publié les miennes trente ans plus tôt.” >> Guy Lyon Playfair enquêteur du cas d’Enfield.

 

En 2010, le Dr Barrie Colvin a publié le résultat de son étude des enregistrements provenant d’une dizaine de cas de poltergeits survenus dans 5 régions différentes. La signature acoustique des sons émis par les coups frappés des poltergeist était tout à fait différente de ceux produits volontairement par les enquêteurs scientifiques.

 

Lorsque l’on fait face à l’inconnu, c’est un peu trop facile d’associer la cause des manifestations à uniquement des phénomènes naturels, à des enfants ou à des effets psychokinésiques. Certes, on ne peut pas tout relier au paranormal mais, il faut admettre que ces phénomènes ne sont pas tous normaux, truqués ou engendrés uniquement par les émotions de l’être humain. De nos jours, certains individus ont tendance à dire que les phénomènes poltergeists pourraient être causés par l’Effet Hutchison soit par les champs électromagnétiques ou magnétiques mais si c’était le cas, comment expliquer que de telles manifestations peuvent survenir dans des demeures où il n’y aucun dysfonctionnement électrique ou autre et dans des maisons abandonnées dépourvues d’électricité et où il n’y a aucune anomalie géomagnétique ? Je suis convaincu que pour mieux comprendre un tel phénomène, ce n’est pas en lisant son histoire dans un article dont l’auteur ridiculise le sujet ou en se basant sur une théorie passée date qu’on va y parvenir mais plutôt en étant sur place et le vivant soi-même avec un esprit plus ouvert et en tentant de nouvelles approches.

 

Roger Mainville, Président
Groupe Paracontacts
5 juillet 2013

 

 

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