Le royaume du Oqui

 

 

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Dans l’Est du Québec, se trouve la péninsule gaspésienne d’une superficie de 1134 km2 que les anciens iroquoiens surnommaient Hunguedo et qui signifiait : Lieu de rassemblement. Dans ce paysage pittoresque, se situe la réserve faunique des monts Chic-Chocs d’une étendue de 802 km², qui à cause de la présence en altitude d’îlots de « Krummholzs », des arbres nains tordus par les vents, se faisait jadis appeler « Pays des bois tordus ».

 

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Ce parc créé en 1937, est parcouru par 130 km de sentiers permettant d’admirer la nature sauvage, la toundra arctique, les caribous des bois et plus de 25 sommets rocheux dont la cime de certains atteint une hauteur de 1000 m (3281 pi.) à 1270 m (4167 pi.). Les monts Chic-Chocs dont le nom mi’kmaq (Shick-Shocks) signifie « barrière impénétrable » présentent par endroits des anomalies magnétiques et chevauchent des failles géologiques importantes ainsi que des gisements de minerais, tels que le cuivre, l’or, l’argent, le chrome et la molybdène…..

 

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Les Chic-Chocs et la chaîne des montagnes des Appalaches dont ils font partie, surplombent la Matapédia, une vallée verdoyante formant un réseau de lacs et de rivières qui regorgent de truites et de saumons. Selon les croyances ancestrales des Autochtones, ce lieu enchanteur, était la « La Vallée du Oqui » , le royaume du Diable surnommé Mundu par les Mi’kmaqs (Porte-Croix) de l’époque), Oqui ou Oki par les Hurons et Otkon pour les Iroquois (Kwedech) de l’époque de la colonisation.

 

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Les bûcherons disaient que les montagnes étaient visitées par des boules de lumières qui les suivaient le long des sentiers défrichés. Les Iroquois les appelaient les Honochenokehs, les esprits de la nature. Les Basques établis dans la péninsule, les surnommaient Guargi, esprits de lumière. Les Mi’kmaqs leur donnaient le nom de Skadegamutc tandis que les Malécites les nommaient Esguedewits.

 

Parmi les montagnes des Chic-Chocs, certaines n’ont jamais cessé de faire parler d’elles. C’est le cas du mont Albert dont le sommet forme un plateau de 13 km2 appelé la « Table de Moïse » comme au mont Sinaï (Horeb), la Montagne de l’Alliance. Ce terrain plat et rocailleux comprend deux crêtes, le sommet Albert Nord (1 070 m / 3510 pi.) et Albert Sud (1 151 m / 3776 pi.). La roche principale de cette forteresse rocheuse est la serpentine surnommée (écaille de serpent) dégageant du magnétisme quintuplant ainsi l’énergie émanant des lieux.

 

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D’anciennes légendes micmaques racontent que cet endroit sacré était hanté par les géants hurleurs de la forêt surnommés, Gugus, Tcenus et Djenus. Des chamans algonquins les appelaient Kiwakwees et Memegwecios. Pour plusieurs Mi’kmaqs, Abénaquis, Passmaquodys, Malécites et Penobscots, il s’agissait des Chenoos, des géants de pierre au coeur de glace qui se cachaient parmi les rochers et se nourrissant de chair de caribous.

 

Roger Mainville – Plume-Parlante
Groupe Paracontacts
25 juillet 2016

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