Le Triangle des Bermudes

 

 

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Il y a quelques semaines, j’ai eu la surprise de lire un article stipulant que le mystère du Triangle des Bermudes était possiblement résolu. Étonné par cette révélation, je me suis alors mis à la recherche de sources encore plus crédibles pour finalement tomber sur un magazine scientifique publié en décembre 2015, dans lequel il était mentionné que des chercheurs norvégiens auraient observé un phénomène naturel dans les profondeurs sibériennes de la Péninsule de Yamal permettant d’expliquer l’étrange mystère des Bermudes.

 

D’après les auteurs, la zone maudite des Bermudes abriterait des pingos, c’est-à-dire de gigantesques poches de méthane. Lorsque ce gaz, enfermé dans la glace depuis des millénaires, se libère et remonte à la surface il modifie la densité de l’eau. Par conséquent, les navires passant à proximité pourraient donc être littéralement aspirés au fond du trou engendré par les bulles de ce gaz naturel. En fouillant un peu plus, j’ai réalisé que la première mention de ces dolines de méthane remontait en 2000 et que la découverte avait été réalisée par le Professeur Joseph Monaghan et son assistant David May de l’université Monash de Melbourne en Australie.

 

Certes, les pingos sont présents dans plusieurs océans et grands lacs du monde entier mais cela ne résolu pas pour autant le mystère du Triangle des Bermudes. Personne n’a été témoin de ce phénomène dans cette zone où des dizaines de bateaux et d’avions disparaissent depuis le début du XIXe siècle. Jusqu’à maintenant, cela demeure qu’une hypothèse parmi d’autres.

 

Certaines théories attribuent aussi la cause probable de ces disparitions à des anomalies gravitationnelles, à des perturbations géomagnétiques, à des activités sismiques, aux effets du Gulf Stream, à des bris mécaniques, à des erreurs humaines, à des vents violents soudains (grains blancs), à des tempêtes subites, à des enlèvement extraterrestres et à de la pure fiction pour vendre des livres ou des revues. Tout est possible mais il faut admettre qu’il est toujours difficile de juger une situation sans y être ou sans l’avoir vécu soi-même. Par contre,. des témoignages ainsi que des rapports officiels révélant des détails troublants, nous amènent parfois sur une piste plus complexe.

 

En effet, plusieurs disparitions et naufrages ont eu lieu par beau temps, en eau calme et en plein jour. Certains de ces cas, se sont même déroulés pendant une communication radio et après avoir déclaré que les conditions météorologiques étaient excellentes. Plusieurs navires, avions, passagers et membres d’équipage souvent bien entraînés n’ont jamais été retrouvés. Certains pilotes pourtant expérimentés ont rapporté sur les ondes que leurs instruments de navigation s’affolaient et qu’ils étaient perdus. D’autres qui s’approchaient de la côte floridienne, disaient avoir perdu de vue la terre ferme. Dans la majorité des cas, les garde-côtes, les militaires et les secouristes n’ont pas vu de débris ni de tache d’huile dans la zone de recherche.

 

Depuis le début du 19e siècle, près de 1000 personnes ont perdu la vie dans cette zone et des sous-marins, des navires cargos et militaires, des yachts, des voiliers et différents types d’avions : légers, bombardiers, de combat, de transport et de liaison sont disparus ou se sont écrasés en mer sans laisser la moindre trace. L’incident le plus étrange fut la disparition soudaine d’une escadrille de 5 avions militaires TBM Avenger incluant l’hydravion PBM Martin Mariner (T49) qui partit à leur recherche.

 

Nous pourrions parler du cas des sous-marins nucléaires USS Scorpion (SSN-589) et USS Thresher (SSN-593) de l’US Navy ou du bombardier Star Tiger (Tudor) mais, nous allons plutôt nous attarder sur l’histoire de l’escadrille 19 qui rehaussa le mystère du Triangle des Bermudes.

 

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Escadrille 19

 

Le 5 décembre 1945, à 14 h 10, par une température de 67’F (19’C) et sous des conditions météorologiques considérées moyennes mais acceptables pour cette routine, les 5 avions de l’escadrille 19 décollèrent de la station navale de Fort Lauderdale pour effectuer des exercices de largage de torpilles près des Bahamas. Vers 15 h 30, en revenant vers Fort Lauderdale, le Lieutenant et instructeur chevronné Charles C. Taylor contacta la base avec sa radio pour leur dire qu’il était perdu. Selon le rapport de la NSFL, à ce moment, la météo se dégradait graduellement.

 

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Autrement dit, les 5 appareils construits en 1940 étaient perdues dans le Triangle et curieusement, tous leurs instruments de navigation ne semblaient plus fonctionner. Les boussoles des Avenger n’étaient plus fonctionnelles au même moment ? Tout laisse croire qu’une anomalie magnétique en fut peut-être la cause amenant ainsi l’escadrille dans une mauvaise direction.

 

Message de détresse

 

« Je ne sais plus où nous sommes! (…) mes deux boussoles sont hors d’usage ». Taylor se croit alors au-dessus des Keys de la Floride. « Si vous êtes dans les Keys, placez le soleil sur votre aile gauche et volez jusqu’à Miami! », lui suggère l’instructeur Cox qui intercepta le message. Mais Taylor croyant avoir retrouvé son chemin, refusa à ce moment que les secours viennent à la rencontre des 5 TBM Avengers dont les pilotes n’avaient pas d’autres choix qu’effectuer un vol à vue.

 

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À 18 h 20 environ, la station entendit un dernier message de Taylor disant que les avions étaient à court de carburant. Vers 19 h 27, deux hydravions PBM Martin Mariner décollent successivement de la base de Banana River. Vingt minutes après leur décollage, l’un de ces gros avions, le T49, disparaît des écrans radars, avec à son bord treize hommes d’équipage ! Certains avaient alors émis l’hypothèse que l’appareil en question avait explosé en plein vol à 19 h 50. La météo devenue plus mauvaise força le second Mariner à revenir à la base. Au même moment, les Avengers, possiblement à court de carburant, ne furent toujours pas localisés. Dans la soirée, le commandant de l’aéronavale des États-Unis annonça que vingt-sept hommes étaient portés manquants. Les 6 avions et les membres de leur équipage n’ont jamais été retrouvés. La disparition documentée de l’escadrille 19 demeure toujours un mystère.

 

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Roger Mainville, Président
Groupe Paracontacts
27 mai 2016

(C)(R) www.paracontacts.com

 

 

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