Les transes

 

 

transe

 

Lorsqu’une personne fait une transe chamanique ou médiumnique et qu’elle livre un message, certains témoins ont plus de difficulté à y croire parce que selon eux, tout semble se passer que dans la tête du médium ou du chaman. En d’autres mots, pour ces gens, rien ne leur prouve que cette démonstration particulière soit véridique et efficace.

 

En effet, c’est difficile d’admettre que des médiums ou des chamans peuvent avoir des visions sans se servir d’un support tel que les cartes ou les tarots pour y parvenir. Pourtant les transes ou les états seconds permettent à des initiés de faire des dessins, des peintures, des messages, de la musique, de l’écriture automatique et même des guérisons.

 

Voici quelques exemples :

 

En 1920, Grace Reuter, la mère de Florizel von Reuter (1893- 1985) professeur de musique à l’Académie de Vienne, pouvait faire de l’écriture automatique et recevoir des messages en dix-sept langues différentes.

 

Depuis des siècles, les Navajos (Diné Bikeyah) de l’Arizona pratiquent une forme de dessins et de peinture automatique qu’ils surnomment Bûches Tournantes. En transe, le Hataali ou chaman, trace un mandala (dessin ou peinture) sur le sable pour contacter les Yeis, les esprits gardiens des points cardinaux. Ces mandalas qui se nomment Iikaah ont aussi un rôle thérapeutique, car ils permettent de retrouver l’Hozho, l’Équilibre harmonieux qui redonne la santé.

 

En Chine, vers l’an 304, des médiums dictés par un esprit ou une âme, pouvaient transmettre par écrit un remède quelconque pour guérir une maladie ou un message adressé à une famille.

 

Jesse Francis Grierson Shepard (1849-1927) pouvait faire de la musique automatique. En transe, il pouvait interpréter, jouer et chanter diverses pièces musicales. Ce qui était étonnant, il était en mesure de le faire en plusieurs langues.

 

Edgar Cayce (1877-1945), qui fut l’un des plus grands médiums de la planète, était capable de faire des transes pour aider des gens éloignés, des malades et pour parler de sciences diverses et même de futures découvertes. La tête appuyée sur un livre, il pouvait lire son contenu pendant sa transe.

 

Malgré qu’à travers mes pensée, je reçois des messages médiumniques sous formes d’images et parfois des mots par mon oreille gauche, j’ai moi aussi eu de la difficulté à comprendre le fonctionnement d’une transe jusqu’au jour où je rencontra une médium du nom de Lorraine de Waterloo. Sa démonstration fut tellement convaincante qu’elle m’a toujours servi d’exemple.

 

Voici son histoire

 

En 1997, en compagnie d’une amie, je me présenta chez Lorraine pour lui remettre de la documentation. Il faut dire qu’elle qu’à cette époque, elle était une scientifique active et une analyste professionnelle. Nous nous connaissons pas du tout et j’ignorais complètement qu’elle faisait des transes. Une scientifique médium qui en plus fait des transes, qui l’aurait cru !

 

Donc nous n’étions là que pour lui remettre le document que je n’avais pas pu lui faxer mais Lorraine insista pour que nous passions au salon. Après nous avoir invité à prendre un siège, elle me dit qu’elle attendait ma visite. Étonné, je lui demandai comment elle avait su puisque nous nous étions présentés chez elle à l’improviste en pensant n’y faire qu’un simple arrêt. << Quelqu’un veut vous parler, dit-elle. >>

 

Suite à ses propos, elle se mis à trembler et sa voix changea graduellement pour devenir celle d’une femme plus jeune qui se présenta sous le surnom de Vénus. Mon amie Ginette, qui savait qui était cette entité familière, me jeta un regard interrogateur en me demandant ce qui se passait. Je m’empressai alors de lui murmurer que Lorraine était en transe. J’étais moi-même ébranlé car notre hôte ne pouvait pas connaître le nom de l’entité qui me servait de guide depuis 28 années et qui avait aidé des centaines de personnes.

 

Au fil des minutes Vénus parla de différentes choses se rapportant à ma vie passée, présente et future. Puis, elle me dit qu’elle devait me quitter pour connaître une autre évolution mais qu’elle m’avait trouvé une remplaçante du nom de Maya. J’avais le coeur chaviré et la larme à l’oeil car j’avais l’impression de perdre une partie de moi-même. Pour terminer, elle me révéla son vrai nom et sa véritable identité : << Mon nom est Élisabeth dit Bella et je suis la soeur de ta grand-mère maternelle. >> Quelques instants plus tard, Lorraine revint à elle en me demandant si j’étais satisfait du message. Je fus sans réponse car j’étais vraiment abasourdi.

 

À mon arrivée à mon domicile, je m’empressai de fouiller dans l’arbre généalogique de la famille et effectivement, Élisabeth dit Bella était la soeur de ma grand-mère et décéda en bas âge. Lorraine ne pouvait pas connaître cette information. D’ailleurs, moi-même j’ignorais son existence.

 

Lors de sa transe, la médium fut possédée temporairement par l’entité qui révéla des informations provenant du passé, du présent et du futur que son hôte ne pouvait pas connaître. De plus, les événements dévoilés pour mon avenir se sont au fil du temps, avérés exacts. Quelques semaines plus tard, Élisabeth dit Bella (Vénus) me présenta Maya sa remplaçante et me fit ses adieux. Je dois avouer que pendant plusieurs jours et malgré le fait qu’elle était déjà décédée depuis plusieurs années, j’ai vécu un deuil. Dix-huit ans plus tard, je pense encore à elle.

 

L’origine de la transe

 

Le phénomène des transes n’est pas nouveau car, nous en retrouvons plusieurs traces dans la Bible et dans l’Ancien Testament.

 

<< Saül envoya des émissaires pour se saisir de David. Ils virent le groupe des prophètes, en état de transe prophétique, avec Samuel debout, à leur tête. Un esprit de Dieu vint sur les émissaires de Saül, et ils entrèrent en transe, eux aussi >>. 1 Samuel 19.8-24

 

Chez les Celtes, la transe portait les noms de tamhnéal et de leargas. Depuis longtemps, les Autochtones l’appellent nierica (Wixaritari-Huichols), angogoa (Inuit), mite-wiwin (Cri), hanbleceya (Sioux-Lakota). Pour les chamans de Madagascar c’est le tromba sakalava et la manongehy. Les bouddhistes qui pratiquent les transes mystiques, lui donnent le nom de dhyana. Au Tibet, elle s’appelle unmani.

 

Médiumnique ou chamanique

 

Que les transes soient effectuées par un médium allochtone ou par un chaman autochtone, le résultat est similaire mais la réelle différence réside au niveau de la culture englobant les traditions, les croyances, les rituels et les cérémonies. Lorsqu’il fait ses transes, avec l’aide du tewegan (tambour), le chaman communique avec le monde des Esprits et est alors en contact avec les Ancêtres ainsi qu’avec les Esprits de la nature. Il peut aussi demander l’aide d’un Esprit animal pour se protéger ou pour faciliter sa quête.

 

Comme le médium, il peut aussi transmettre un message, faire des visions et aller chercher des réponses dans ses rêves. Lors de leurs transes, leur corps et plus particulièrement lorsque leurs mains sont utilisées pour des guérisons, ils émettent plus de biophotons que la plupart des personnes.

 

Qu’est-ce qu’une transe ?

 

C’est un état volontairement modifié de la conscience. Grâce à l’électroencéphalographie (EEG), des chercheurs ont démontré que les transes modifiaient le circuit du fonctionnement cérébral.

 

Dépendamment du type de transe, il peut se produire :

 

• Une perte de la notion de l’espace et du temps
• Une diminution de la perception de la douleur
• Ralentissement de la respiration
• Une augmentation de la force physique
• L’accès à des informations inconnues qui ne font pas partie des connaissances de base du chaman ou du médium
• L’accès à des informations vérifiables provenant du passé, du présent ou du futur
• Des visions
• Des émissions de sons divers
• Un changement dans la voix
• De la xénoglossie, c’est-à-dire que la personne peut s’exprimer dans des langues différentes
• La production de chants inconnus
• Une augmentation de l’émission des biophotons émis par l’ADN
• Des distorsions dans le vide, produisant ainsi des trous de ver magnétisés miniatures aussi appelés vortex (Dr.Vladimir Poponin & Dr Pjotr Garjajev)
• Une possession temporaire (lorsque la personne accepte de servir d’hôte à un esprit-aidant).
• Un risque de possession maligne (lors de transes incontrôlées)

 

Le chaman Élan Noir résume très bien ce qu’est une transe :

 

<< J’ai guéri avec le pouvoir qui passait à travers moi. Bien sûr, ce n’était pas moi qui guérissais. C’était le pouvoir venu de l’autre monde : les visions et les cérémonies avaient simplement fait de moi un trou à travers lequel le pouvoir avait la possibilité de parvenir. Si j’avais pensé que c’était ma propre action, le trou se serait fermé et aucun pouvoir n’aurait pu passer. >> Hehaka Sapa (Black Elk / Élan Noir ) 1863-1950, chaman Oglala Sioux.

 

blackelk

 

La transe et les scientifiques

 

<< Ce qui m’a toujours laissé stupéfait, au cours de toutes les études que j’ai pu effectuer sur les chamans du Mexique, c’est le fait que ces personnages extraordinaires semblent fonctionner dans une réalité qui ne possède pas d’intersection intermédiaire entre mental et matière. Il semble qu’ils vivent en union totale avec le champ syntergique que l’on peut observer en physique quantique. >> Dr Jacobo Grinberg-Zylberbaum, neurophysiologiste de l’Université de Mexico.

 

Pour certains scientifiques de la physique quantique, la transe est appelée hypercommunication. D’après le Prof von Grazyna Fosar, physicien, Franz Bludorf astrophysicien, Greg Braden chercheur, Dr.Vladimir Poponin physicien quantique, Prof Konstantin Korotkov physicien, Dr Matti Pitkänen physicien, Dr, Pjotr Garjajev biophysicien, Dr David Ash physicien et le chercheur Peter Hewitt, cette communication ne se fait pas de manière classique, mais à travers les vermoulures magnétisées (vortex), c’est-à-dire hors de l’espace-temps. Elle peut communiquer avec des porteurs d’informations très lointains, sans être soumis à l’espace ni au temps.

 

En se basant sur cette découverte et sur celle des biophotons, nous pouvons dire que nous sommes connectés à l’Univers tout entier ou au champ syntergique du Dr Jacobo Grinberg-Zylberbaum. Par le fait même, nous avons accès à diverses informations émergeant d’un mini vortex créé par notre propre ADN. Ce qui expliquerait le principe du dédoublement ou décorporation, du voyage astral, de la voyance à distance (Remote Viewing) voire même de la télépathie.

 

L’état second

 

L’état second de la conscience (EMC) ou modifié volontairement peut être atteint par la méditation, par l’hypnose, par l’auto-hypnose, la focalisation, par la prière, par les danses sacrées, en écoutant les sons du tewegan (tambour) ou du machikoué (hochet) et en exerçant un art divinatoire, dans la hutte de sudation ou dans la tente tremblante.

 

Un état second n’est pas toujours une transe profonde ou visionnaire car il peut s’agir uniquement d’un niveau plus élevé de la perception, de la réceptivité, de la concentration ou de la sensibilité. Tout en étant parfaitement conscient, les sens sont alors plus aiguisés. Des chercheurs en psychologie appellent cet état : la zone, le flux, le flow ou hofi (état optimal) que l’on retrouve chez les athlètes, les sportifs et les adeptes d’art martiaux. Plusieurs disent que c’est un état de grâce. Lorsqu’on atteint la zone pendant un combat, on a parfois l’impression que tout se passe au ralenti.

 

Yasumasa

 

« J’ai ressenti comme un étrange calme… Une sorte d’euphorie. » Ce sont les mots de Pelé (Edson Arantes do Nascimento), dans une biographie en 2006. Il parlait de ce que les psychologues appellent « la zone. >>

 

<< Sur le ring, j’ai été sur un nuage, dans un état d’extra lucidité. Au repos, tout en écoutant mon entraîneur m’expliquer les schémas tactiques, je voyais mon adversaire, je sentais sa respiration, je voyais également les juges, et j’arrivais presque à savoir, à leur attitude, s’ils m’avaient accordé le round ou non. Ce n’était pas de la dispersion, non, une lucidité exceptionnelle. » Mahyar Monshipour boxeur.

 

<< C’est un état parfait pour un sportif mais ça ne sert à rien de le chercher, c’est quelque chose qui arrive sans qu’on l’ait voulu. On ne l’attend pas. >> Charles-Antoine Brezac, tennisman. Source : L’Obs 2012

 

<< C’est un moment où l’individu contrôle toutes ses pensées, toutes ses actions. Et pendant ce moment, le sujet a l’impression d’accomplir parfaitement chacun de ses gestes. Quand on y est, la perception du temps est altérée. >> Julien Bois chercheur en psychologie à l’université de Pau

 

<< Ce n’est pas une extase mais c’est une sorte de transe. On ne ressent plus la douleur par exemple. La zone’ m’a souvent fait penser à des moines que j’ai rencontrés pendant un voyage au Tibet. >> Thomas Sammut, préparateur mental du cercle des nageurs de Marseille

 

Les sortes de transes

 

Les formes de transe sont nombreuses, fort différentes et encore peu comprises. Voici les plus connues .

 

• De vision
• Divinatoire
• Onirique (par le rêve)
• De possession ( la personne devient l’hôte d’un esprit)
• Ecsomalique (hors-du corps (OBE) ou voyage astral)
• Extasique ou mystique
• Méditative
• Hypnotique
• De combat ou sportive

 

À ces types de transes, nous pourrions ajouter les transes légères, profondes, éveillées, conscientes et inconscientes.

 

Danger des transes possessives

 

Au fil des ans, j’ai connu des médiums et des chamans pouvant faire des transes profondes durant lesquelles un esprit s’incorporait en eux. Ils devenaient l’hôte d’un Esprit-Aidant ou guide qui passait par eux pour livrer son message dont le contenu était vérifiable dans l’immédiat ou dans un futur proche. Cette transe était une possession temporaire mais pacifique parce que ces individus connaissaient ces Aidants depuis longtemps.

 

Il faut dire qu’une possession n’est pas nécessairement négative mais elle doit être contrôlée afin d’éviter le contact avec des esprits malins ou méchants. Si notre conscience (esprit) peut franchir des vermoulures magnétisées (vortex) pour se connecter à l’univers ou à la matrice, les esprits connus ou inconnus peuvent en faire tout autant pour atteindre notre environnement immédiat. D’ailleurs, c’est ce que font les Esprits-Aidants lorsque nous travaillons avec eux.

 

Un chaman ou un médium expérimenté ne s’aventure jamais seul dans une transe ou dans un contact astral, il passe par son Esprit-Aidant ou lui demande son aide et sa protection. Est-ce que cela fait uniquement partie de coutumes ou de croyances ? J’ai trop vécu de choses incroyables seul et avec mon équipe pour dire que c’est le cas.

 

Ceci dit, j’aimerais vous présenter la première femme qui nous a fait connaître le monde des transes et des chamans du Tibet. Il s’agit d’Alexandra David-Neel journaliste et exploratrice qui en 1924, est allée à Lhassa pour y étudier les pratiques d’entraînement psychiques des moines tibétains.

 

david-neel

 

Voici maintenant la femme à qui nous devons les études scientifiques plus poussées sur les transes chamaniques. Il s’agit de Corinne Sombrun, qui lorsqu’elle était journaliste pour la BBC en 2001, est allée en Mongolie pour faire un reportage sur les chamans Tsaatans. En 2005, chez les Apaches, elle étudie la vie du Grand Chef et chaman Geronimo. En 2006, elle travailla avec le Prof Pierre Flor Henry neuropsychiatre de l’Alberta Hospital d’Edmonton au Canada et avec le Dr Pierre Etevenon neuroscientifique et directeur de l’INSERM. Au fil des ans, elle est devenue une chamane.

 

sombrun

 

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geronimo

 

Roger Mainville, Président
Groupe Paracontacts
31 août 2015

(C)(R) www.paracontacts.com

 

 

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