L’esprit des plantes

 

 

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Les plantes et les arbres font partie de la Terre-Mère des Peuples Autochtones.

 

“Si vous définissez l’intelligence comme la capacité à résoudre les problèmes, alors, les plantes ont beaucoup à nous apprendre. […] L’Intelligence, ce n’est pas uniquement une histoire de cerveau.” Dr Stefano Mancuso, Laboratoire international de neurobiologie des plantes.

 

“Les fleurs qui sentent si bon sont nos sœurs, les cerfs, les chevaux, les grands aigles sont nos frères.” Extrait du discours du Chef Seattle de la Nation Duwamish de Washington 1786-1866
“Saviez-vous que les arbres parlent? Ils le font pourtant ! Ils se parlent entre eux et vous parleront si vous écoutez. “ Extrait du discours du Chef Tatanga Mani (Walking Buffalo) de la Nation Stoney du Canada 1871-1961

 

« La nature est notre Terre Mère et elle nous donne tout ce dont nous avons besoin. Mais l’Homme, dans sa cupidité et son ignorance, prend à la nature plus que ce dont il a besoin. Plutôt que de protéger Celle qui le fait vivre, il abuse de tous ses dons. La nature, jusqu’à présent, est restée patiente.

 

Mais les esprits qui protègent les éléments de la nature ne peuvent pas rester ainsi sans se défendre. Voilà pourquoi aujourd’hui, lorsqu’un orage éclate, ce n’est pas juste une pluie rafraîchissante qui tombe sur la terre mais un torrent d’eau qui prend tout sur son passage. Quand le vent souffle, ce n’est plus un simple brin d’air mais une véritable tornade qui arrache tout sur son passage. < Chef William Commanda Ojigkwanong de la tribu algonquine Kitigan-Zibi. >

 

Les plantes sont capables de communiquer entre elles

 

Des découvertes qui nous amènent à nous poser une multitude de questions sur notre rapport avec le monde des végétaux. Les plantes sont-elles intelligentes ? Peuvent-elles percevoir nos émotions et nos intentions ? La communication entre plantes, longtemps mise en doute, est désormais admise par la communauté scientifique.
Les plantes communiquent entre elles par la racine.

 

Les recherches menées par le biologiste Ariel Novoplansky de l’université Ben-Gurion, en Israël, lui ont permis de découvrir que les plantes pouvaient communiquer entre elles grâce à leurs racines. D’après une étude parue dans la revue “Public Library of Science One”, elles pourraient ainsi s’envoyer des signaux de détresse. Une plante en mauvaise santé pourrait communiquer avec une plante saine située autour d’elle, afin d’aider cette dernière à mieux se préparer à des conditions difficiles. Les plantes qui ont reçu les signaux de détresse seront mieux préparées à une éventuelle exposition à la sécheresse. Selon l’étude, “Rumor Has It, en cas de sécheresse, les feuilles des plantes se ferment pour limiter la perte d‘eau. Mais l’équipe de l’Université Ben-Gurion a remarqué que les pieds qui n’étaient pas exposées à la sécheresse réagissaient comme s’ils l’étaient. Le Dr Jaidepp Mathur a démontré en laboratoire que les plantes ont des sensations, réagissent au toucher et à une attaque, telle que la coupe d’une feuille.

 

Les plantes communiquent pour se protéger des prédateurs

 

En 1988, une autre étude démontra que les plantes attaquées par des insectes envoient des signaux chimiques à destination d’insectes carnivores pour qu’ils les débarrassent des parasites. Mais tous ses signaux sont transmis par le feuillage et les tiges. Cette étude israélienne est la première à montrer que les plantes communiquent également par la racine.
Selon l’expert entomologiste américain Richard Karban, les membres du règne végétal peuvent communiquer entre eux. Ils seraient, selon ses propres dires, capables de comportements plus évolués que ceux que nous pouvons imaginer.

 

Son travail, qu’il admet controversé, établit que les plantes communiquent en s’envoyant des messages chimiques dans l’air, messages leur permettant de signaler la venue de prédateurs. Selon lui, quand une plante voisine perçoit le message, elle renforce ses défenses contre les criquets, les chenilles ou autres envahisseurs.

 

Le professeur Karban, attaché à l’Université de Californie, pense qu’il a prouvé qu’il existe un mode de « conversation » entre certains buissons épineux natifs de l’ouest des États-Unis. Il a coupé des branches et des tiges d’arbustes en pot, les abîmant comme l’auraient fait des criquets. Il a alors replanté ces arbustes abîmés ou non dans un champ et a mesuré les niveaux d’attaques de prédateurs sur leurs voisins.

 

La revue Ecology Letters rapporte que les feuilles des plantes voisines de celles abîmées ont moins souffert d’attaques de criquets. Les plantes agressées ont en quelque sorte conseillé à leurs voisines de la même famille d’activer leurs défenses. Le professeur aurait même déjà identifié les particules chimiques de l’air grâce auxquelles les plantes communiquent. L’équipe de l’Université Ben Gourion a découvert que les plantes peuvent transmettre des signaux de détresse par leurs racines. Une plante blessée “communique” à une plante saine, qui, en relais à son tour le signale à ses voisines, voire en renforçant la capacité aux autres plantes à gérer le stress dans l’avenir, selon l’étude, récemment publiée dans PLoS les périodiques (Bibliothèque publique de la Science One).

 

Selon Novoplansky, les résultats démontrent la capacité des plantes et autres ‘simples’ organismes à apprendre, se souvenir et de répondre aux défis environnementaux de la même façon que les créatures complexes ayant un système nerveux central», explique Novoplansky de l’Institut Blaustein pour la recherche sur le désert. La réponse immédiate aide des plantes saines à faire face à la détresse qui ne les a pas encore directement touché, dit-il.

 

Cleve Backster, expert de la CIA, spécialiste du détecteur de mensonges et chercheur, a eu en 1966 l’idée d’attacher les électrodes de son appareil aux feuilles d’une plante verte présente dans son bureau, par curiosité… Il remarque alors que la plante réagit lorsqu’il l’arrose, et le polygraphe semble montrer le même genre de réaction que lorsqu’un être humain fait l’expérience d’un stimulus émotionnel de courte durée… Est-ce qu’une plante pourrait ressentir des émotions ?!!! Backster sait que la manière la plus efficace de déclencher une réaction importante du polygraphe chez l’être humain est de le mettre dans une position où il se sent menacé. Il cherche donc un moyen de menacer le bien-être de la plante, et pense tout à coup à brûler une de ses feuilles. Au moment précis où il a l’idée de brûler cette feuille (acte qu’il visualise), et avant même qu’il ne bouge pour aller chercher une allumette, la plante devient comme folle : le tracé du polygraphe prend de l’ampleur, et le marqueur va jusqu’à franchir le bord supérieur du papier ! Est-ce que la plante aurait pu lire dans son esprit ?!! Backster conclut au sujet de cette expérience qui allait marquer toute sa vie : “Je compris à l’instant qu’il se passait quelque chose d’important ; il n’y avait pas d’autre explication. Il n’y avait plus personne dans le laboratoire, et je n’avais rien produit qui soit assimilable à une action mécanique. En une fraction de seconde, la conscience que j’avais du monde fut modifiée’’. Le chercheur confirmera par la suite ses premières découvertes, avec des centaines d’expériences sur d’autres plantes, avec d’autres instruments, avec différents collaborateurs et dans de nombreux laboratoires différents aux États-Unis. Toutes ces expériences aboutissent aux mêmes conclusions… et amènent Backster à affirmer que les plantes sont sensibles aux événements, aux émotions et aux intentions humaines se produisant dans leur environnement.

 

Les plantes sont plus intelligentes que nous le soupçonnons

 

Les plantes peuvent communiquer, mesurer le temps, se camoufler, reconnaître leurs semblables, associer des longueurs d’onde spécifiques de la lumière à différents types de maladies ou de parasites, de déployer d’incroyables stratégies d’adaptation, de reproduction et de défense, mais aussi elles ressentent, perçoivent des variations de température de moins de un degré, perçoivent les champs magnétiques et électromagnétiques, s’endorment, s’éveillent et se souviennent. On voit les plantes comme des êtres immobiles, pourtant, elles sont dotées de motricité. Un article du magazine io9 nous fait la preuve en dix points que les plantes sont beaucoup plus intelligentes que nous ne le soupçonnons.
Les plantes communiquent avec les insectes.

 

Les plantes peuvent envoyer des signaux de détresses à des insectes alliés pour qu’ils attaquent les prédateurs qui dévorent leurs feuilles. Elles envoient des signaux chimiques pour attirer l’ennemi de l’agresseur dont elles veulent se débarrasser. Là encore, les plantes voisines sont aussi prévenues.

 

Les plantes ont de la mémoire

 

Selon les chercheurs, les plantes peuvent ‘se souvenir’ et ‘réagir’ aux informations contenues dans la lumière. Elles transmettent des informations sur l’intensité de celle-ci de feuilles en feuilles d’une façon très semblable à notre propre système nerveux. Ces signes ‘électrochimiques’ sont portés par des cellules qui agissent comme les ‘nerfs’ des plantes. Selon les botanistes des universités de Neuchâtel et de Lausanne, les plantes gardent en “mémoire” le souvenir d’évènements stressants et transmettent à leur descendance la capacité de s’adapter aux conditions difficiles.

 

Les plantes peuvent créer un réseau de communication

 

Selon l’équipe de recherche de l’Université de Radbout en Hollande, on ne peut pas considérer les plantes simplement comme des organismes passifs qui attendent d’être mangées ou d’être coupées. Un grand nombre de plantes créent des réseaux de communication interne et peuvent échanger des informations de manière efficace. Lorsque les “ennemis” sont proches, les plantes s’avertissent mutuellement au moyen des lignes du réseau. Si une chenille attaque l’une des plantes, les autres membres du réseau sont avertis via des réseaux internes. Ce fait fut constaté scientifiquement sur les aulnes glutineux (Alnus Glutinosa). Lorsque ces dernières sont averties, celles qui sont saines renforcent leur résistance chimique et mécanique afin d’être moins attrayantes pour les chenilles qui s’approchent ; elles sécrètent une essence amère et à l’aide du vent, elles communiquent cela aux autres arbres aux alentours. Grâce à ce système d’alerte précoce, les végétaux ont une longueur d’avance sur les assaillants.

 

Les plantes réagissent différemment aux sons avoisinants

 

Les plantes réagissent aux ondes sonores, aux ondes électromagnétiques et aux champs magnétiques locaux. Le Dre Suzan Dudley a démontré que les plantes réagissaient par le fait même à la musique. Selon la biologiste Monica Gagliano et son équipe de chercheurs de l’Université Western Australia, ils ont découvert que certaines plantes peuvent entendre et imiter des sons. Pendant leur recherche, ils ont constaté que la racine du maïs pouvait émettre un cliquetis de 220 Hz semblable au son généré artificiellement par les scientifiques. Le Dr Pradit Khampermpoon et le Pr Francis Hallé ont démontré que l’Udon Dancing Plant (hybride du Desmodium Gyrant) est une plante qui réagit aux ondes sonores de la musique en bougeant ses feuilles.

 

Plusieurs expériences dans ce domaine ont été réalisées avec une rigueur toute scientifique par une musicienne de Denver, Dorothy Retallack, en collaboration avec un professeur de biologie, Francis F. Broman. Trois “chambres environnementales” chacune de 20 m de long, 6 m de large et 9 m de haut, permettant un contrôle précis de la lumière, de l’humidité et de la température, étaient utilisées dans une expérience sur des philodendrons, radis, maïs, géranium, et violettes africaines, et ensuite une variété d’autres plantes. Toutes les plantes étaient placées dans des conditions identiques, Si ce n’est qu’une chambre expérimentale était totalement silencieuse, une autre contenait un haut-parleur émettant de la musique classique et une troisième, de la musique “rock”. On constatait – sans pouvoir expliquer le phénomène – que les plantes dans la seconde chambre poussaient en se penchant vers la source de musique classique, alors que celles dans la troisième se penchaient dans la direction opposée, comme si elles tentaient de fuir la musique moderne. Science et Vie n’682, 1974.

 

Les plantes mesurent le temps

 

“Le passage à la floraison est l’une des décisions les plus importantes que prennent les plantes. Elle doit être soigneusement contrôlée en fonction des saisons, explique Philip Wigge, du Centre John Innes. Par exemple, les plantes qui ont besoin d’être fécondées par du pollen d’autres membres de la même espèce, comme c’est le cas pour les cerisiers, doivent s’assurer qu’elles produisent des fleurs en même temps que leurs voisines. ” Pourtant, contrairement aux membres du règne animal, les plantes n’ont pas d’yeux ni d’oreilles pour constater cette variation photopériodique. L’hypothèse la plus courante pour expliquer leur perception de la durée du jour repose sur le couplage d’un rythme interne à la plante (horloge biologique) avec un signal lumineux externe.

 

Les plantes perçoivent l’espace et la lumière

 

Les plantes disposent d’un sens de l’orientation très poussé. Les mélèzes s’enracinent dans des pentes de plus de 30 % mais ils poussent verticalement. Ce phénomène est nommé gravitropisme, terme signifiant qu’un végétal pousse droit, de bas en haut, en contrecarrant la gravité qui pourrait le faire basculer. Les feuilles d’un végétal s’orientent vers la lumière, en jouant parfois sur les branches ou les tiges. Plus surprenant, une notice consacrée à l’haptotropisme de l’université de Jussieu, explique que la tige de la plante effectue spontanément des mouvements de circumnutation pour multiplier ses chances de rencontre avec un support.

 

L’enroulement de la tige semble alors évident, sauf que derrière cette évidence, une observation plus fine permet d’émettre une hypothèse assez surprenante : la plante est en fait attirée par le support. Les plantes se reconnaissent entre elles. Les plantes acceptent généralement de partager leur terreau avec des membres de la famille, mais si on les mêle à des étrangères de la même espèce, elles ploient les feuilles, révèle une étude de l’Université McMaster. Les plantes d’une même famille ont tendance à mêler leurs racines, tandis qu’elles resteraient totalement rigides devant des étrangères.

 

Cette recherche, parue dans le dernier numéro du périodique American Journal of Botany, fait suite à une autre de McMaster dans laquelle on a découvert que les plantes reconnaissent les membres de leur famille par leur système de racines, et qu’elles rivalisent férocement avec les plantes qui ne sont pas de la même famille pour l’eau et les nutriments contenus dans le sol.

 

La nouvelle étude démontre que les plantes réagissent à leurs congénères au-dessus du sol aussi, explique Guillermo Murphy, biologiste et auteur principal de l’étude et étudiant aux cycles supérieurs au département de biologie de McMaster.

 

Lorsque les chercheurs ont planté dans le même pot des semis d’impatiens (une plante qui aime l’ombre), les rejetons qui provenaient de la même plante mère ont à peine réagi les uns aux autres. Toutefois, lorsqu’elles se trouvaient en présence de rejetons qui, tout en étant de la même espèce n’étaient pas de la même famille, les plantes consacraient des ressources accrues à la pousse des feuilles.

 

“En présence de leurs congénères, les plantes sont moins portées à consacrer des ressources à leur feuillage, donnant ainsi aux membres de leur famille accès à la précieuse lumière du soleil “, raconte M. Murphy. Cette recherche démontre que les plantes peuvent avoir un comportement social complexe et faire preuve d’altruisme, « donnant aux membres de leur famille un avantage concurrentiel dans la nature », conclut-il.

 

Les plantes émettent des biophotons

 

Le champ de biophotons (quantas d’énergie) d’un organisme émet dans l’environnement vers d’autres organismes. C‘est ainsi que plantes et animaux peuvent communiquer. C’est ce que Gurwitsch a constaté entre les tiges d’ognons, et que Stschurin, Kaznachejev et Michailova ont mis en évidence sur des cultures de cellules dans des flacons séparés.

 

Selon des recherches personnelles du Pr Fritz-Albert Popp, si on blesse une plante, d’autres plantes semblables placées autour en sont averties, même si elles sont éloignées. On s’en rend compte à l’augmentation de leur rayonnement ultra-tenu. Les plantes possèdent des molécules semblables à celles des animaux. La pointe de la racine des plantes comporte une zone dite de transition dont les cellules fonctionnent comme des cellules nerveuses. Elles renferment même deux molécules permettant la contraction musculaire chez les animaux, l’actine et la myosine.

 

Les plantes sont génétiquement plus évoluées

 

Les scientifiques ont comparé le génome humain à celui du riz. Le génome humain possède 26 000 gènes tandis que celui du riz en comporte 50 000. D’après le Pr Francis Hallé, le riz, tout en évoluant dans une autre direction que celle des humains, est génétiquement plus évolué et mieux équipé pour son milieu de vie.

 

Les plantes sont-elles extrasensorielles ?

 

Lors d’une expérience, qui a été plusieurs fois répétée devant des jurys scientifiques, Cleve Backster expert de la CIA réussissait à transformer une plante en détecteur de mensonge. Des électrodes étaient placées sur une plante, et un homme – sans électrodes – s’asseyait devant elle. Backster disait à l’homme qu’il allait lui citer une série d’années en lui demandant si elles correspondaient à sa date de naissance, et qu’il fallait toujours répondre “non”. Invariablement, Backster pouvait deviner l’année de naissance – qui correspondait sur le graphique à une courbe galvanique bien marquée.

 

Un psychologue moscovite, V.N. Pouchkine, et son collaborateur, V.M. Fetisov, ont vérifié avec soin les expériences de Backster, et en arrivent à peu prés aux mêmes conclusions. Pouchkine et Fetisov ont réalisé l’expérience de la perception des émotions par une plante grâce à l’intermédiaire d’une jeune fille que l’on hypnotisait, lui suggérant divers états d’esprit. “Nous obtenions une réaction électrique, grâce à un encéphalographe branché sur un géranium en pot, à chaque émotion que nous suggérions.” Science et Vie n’682, 1974

 

Les arbres font aussi partie du monde des végétaux

 

Ils naissent, respirent, transpirent, grandissent, protègent la terre contre les rayons solaires, se défendent, se nourrissent, communiquent entre eux, souffrent de maladies, dorment et meurent. Ils utilisent l’énergie solaire pour réaliser des réactions chimiques et vitales pour eux-mêmes ainsi que pour toutes les formes de vie sur terre : la photosynthèse nécessaire au maintien de la qualité de l’air.

 

Les arbres peuvent prévenir leurs voisins

 

En 1983, une étude montra que les peupliers et les érables malades envoyaient des signaux chimiques aux arbres avoisinants pour qu’ils puissent activer des mécanismes de défense. En Afrique, certains acacias ont mis au point une défense élaborée contre les antilopes et les girafes : dès qu’ils se sentent broutés, ils libèrent des substances volatiles dans l’air. Prévenus du danger par leurs récepteurs qui captent ces substances, les arbres voisins vont alors produire plus de tanin, ce qui va rapidement rendre leurs feuilles amères et peu gouteuses pour les herbivores.
Les arbres ont eux aussi leurs alliés.

 

L’Acacia cornigera est un arbre pionnier d’Amérique latine. Ses épines creuses abritent des fourmis agressives. Ces fourmis protègent l’arbre contre les animaux nuisibles; chaque insecte qui se pose sur l’arbre est immédiatement mangé ou chassé par les fourmis. Ces insectes éliminent même des plantes grimpantes ou des plantes qui se développent trop près de l’Acacia. Outre les possibilités de nidification dans ses épines creuses, l’Acacia fournit encore de la nourriture aux fourmis. Les folioles sont munies de protubérances riches en protéines. Cette forme de symbiose se retrouve également chez de nombreuses espèces africaines d’Acacia.

 

Les arbres produisent de l’électricité

 

Avec deux électrodes, l’une clouée dans un arbre et l’autre enfichée dans le sol, il est possible de récupérer un petit courant électrique. Le fait est déjà connu, l’explication scientifique a beaucoup progressé et une application a déjà été trouvée : alimenter des capteurs de température pour lancer une alerte radio en cas d’incendie. Un arbre peut produire de l’électricité… Peu, certes, mais suffisamment pour alimenter un appareil électrique de faible puissance.

 

MagCap Engineering, une entreprise américaine, avait déjà, en 2006, annoncé un procédé de production d’électricité à partir d’arbres. Trois chercheurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology), Christopher Love, Shuguang Zhang et Andreas Mershin, ont étudié de près ce phénomène et deux d’entre eux veulent même en tirer profit. Love et Mershin se sont associés à d’anciens dirigeants de MagCap Engineering pour fonder Voltree Power. La première application envisagée est d’installer des capteurs de température et un émetteur radio dans quelques arbres pour émettre un signal d’alerte en cas d’incendie.

 

Cet été, les trois chercheurs ont publié dans la revue scientifique PlosOne les résultats d’expériences effectuées sur le Ficus benjamina, le figuier pleureur, une plante d’appartement bien connue. Une électrode est plantée dans la tige de manière à pénétrer dans le xylème, cet ensemble de fibres dont les canaux font monter vers les feuilles la sève brute aspirée depuis le sol. L’autre est enfichée dans le sol ou plongée dans diverses solutions.

 

Les chercheurs observent entre les deux une différence de potentiel (ou tension électrique) de 50 à 200 millivolts. C’est l’acidité de la phase liquide à l’intérieur du végétal qui entretient le phénomène. Des électrons sont arrachés à l’une des électrodes (l’anode), ce qui correspond à une oxydation, tandis que ces particules s’accumulent vers l’autre électrode (la cathode), y entraînant une réaction que les chimistes appellent une réduction. Les chercheurs du MIT n’observent aucune corrélation avec l’heure de la journée ni avec la transpiration de la plante.

 

Selon ces chercheurs. Il serait possible d’obtenir entre 1 et 10 millivolts à partir de n’importe quel arbre d’une forêt et donc d’alimenter des capteurs capables de mesurer en permanence différents paramètres de l’environnement. La société Voltree Power a le projet plus précis de capteurs anti-feux, couplés à des émetteurs radio, qu’il suffirait d’installer sur un certain nombre d’arbres dans une forêt à protéger. Des essais en milieu naturel sont programmés pour le prochain printemps. Dans son communiqué de presse, le MIT imagine de son côté une autre application de détection encore plus sophistiquée.

 

“Je n’ose pas m’imaginer ce que se disent les arbres lorsqu’ils sont victimes d’une coupe à blanc ou d’un émondage exécuté pendant l’été ! Quels signaux de détresse émettent-ils lorsque les dents des scies pénètrent leur tronc ? Jamais plus je ne verrai les plantes et les arbres de la même façon !”

 

Sources :

 

Dr Richard Karban, Université de Californie
Dr Ariel Novoplansky, Université Ben Gourion
Dr P.S. Callahan, Institut agronomique de Floride
Jean-Jacques Labat, spécialiste de l’UICN (Union internationale de la Conservation de la Nature)
Dr Edgard Wagner, Université de Freiburg
Dr Dieter Volmann, Université de Bonn
David Suzuki, documentaire Smarty Plants, Green vision offers cure for plant blindness
Dr Pradit Khampermpoon, botaniste Udon Sunshine Orchid Garden
Dr Guillermo Murphy, biologiste Université McMaster
Pr Francis Hallé , Université Montpellier, Éloge de la plante, Plaidoyer pour l’arbre
Pr Masahiro Okada, Université de l’Ohio, Plant cells and plant bodies, modified cell growth
Dr Philip Wigge, Centre John Innes, Sainsbury Laboratory
Pr Peter Barlow, Université de Bristol
Pr Frantisek Baluska, Université de Bonn
Dr Jaideep Mathur, Université de Guelph
Dre Suzan Dudley, Université McMaster
Dr Ian Baldwin, Max Plants Institut
Dr Vimod Kumar, Centre John Innes
Dre Suzanne Simard, Université British-Colombia
Dre Elizabeth Van Volkenburg, Université de Washington
Dr Stephano Mancuso, Laboratoire International de Neurobiologie des Plantes
Dr Omer Falik, Université Ben Gourion
Pr José Feijo, Université de Lisbonne
Pr Babak Parviz, Université de Washington
Dre Monica Gagliano, Université Western Australia
Dr Stanslaw Kaspinski, Université des Sciences de Varsovie
Chercheurs de l’Université Radboud de Hollande
Chercheurs de l’Université de Keio
Pr Fritz-Albert Popp et son équipe de la Société Biophotonics regroupant : l’Institut International de Biophysique (IIB) à Neuss (Allemagne), spécialisé en Biophotonique regroupe les instituts et centres de recherches : d’Inaba et Hamamatsu (Japon), Li, Chang et Shen (Chine), Slawinski (Pologne), Anna Gurwitsch et Lev Beloussov (Russie), Mishra et Bajpai (Inde), Fröhlich, Hyland, Ho (Angleterre), van Wijk (Hollande), Musumeci (Italie), Fox, Jahn and Puthoff (USA).
Laboratoire de Physiologie Cellulaire et Moléculaire, Universités de Paris, Merbourg et Francfort
MagCap Engineering
Société Voltree Power
Revue scientifique PlosOne
Revue Ecology Letters
Christopher Love, chercheur MIT (Massachusetts Institute of Technology)
Shuguang Zhang, chercheur MIT (Massachusetts Institute of Technology)
Andreas Mershin, chercheur MIT (Massachusetts Institute of Technology)
American Journal of Botany
Étude scientifique Rumor Has It
Revue Public Library of Science One
Revue io9, http://io9.com/5901172/10-pieces-of-evidence-that-plants-are-smarter-than-you-think
Cleve Backster, Science et Vie, n, 682, 1974
La vie des arbres. (Bayard, 2011) Pr Francis Hallé
Dr Bernard Grad, Université McGill
Communauté de Findhorn, Écosse
Société Max Planck pour l’avancement des sciences (http://www.mpg.de)
Centre John Innes (http://www.jic.ac.uk)

Smarty Plants: Uncovering the Secret World of Plant Behaviour
http://www.cbc.ca/natureofthings/episode/smarty-plants-uncovering-the-secret-world-of-plant-behaviour.html
avec David Suzuki, version anglophone

 

L’Esprit des plantes

1 à 3, version francophone

 

 

 

Roger Mainville, Président
Groupe Paracontacts
7 avril 2015

 

 

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