Pollution électromagnétique

 

 

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Un champ électromagnétique (CEM) est, comme son nom l’indique, la résultante d’un champ magnétique et d’un champ électrique combinés. Lorsqu’un courant circule dans une bobine, cela engendre un champ électromagnétique qui produit un rayonnement qui grandit avec la dimension des bobinages et la puissance du courant. On rencontre ce genre de phénomène, dans les boîtes électriques et dans les réseaux de distribution des maisons et des édifices.

 

Même si le courant électrique circulant dans les fils reste le même dans tout le réseau, il arrive qu’une accumulation, une amplification ou une résonnance ait lieu par endroit, selon la configuration des pièces, la constitution des murs, des planchers et des plafonds, et dépendamment des objets qui se trouvent dans les pièces. Une personne qui passe plusieurs heures dans un endroit baigné par un rayonnement électromagnétique, comme par exemple sur un sofa au salon ou sur un lit dans une chambre, peut à la longue ressentir un inconfort qui pourrait avoir graduellement des répercussions sur son sommeil ou sa santé. Certaines études stipulent que les jeunes seraient les plus vulnérables. Plusieurs pays fixent la limite maximale d’exposition aux CEM du grand public à 1 000 milligauss (mG) ou 100 microtesla (μT). Par contre, selon l’avis de chercheurs, le risque accru de leucémie infantile accroît à une exposition chronique presque mille fois inférieure à celle recommandée. En effet, une étude a rapporté un doublement du risque à partir d’une dose de 1,4 mG (0,14) uT (micro teslas) en moyenne sur 24 heures. Au fil des ans, nous avons constaté que dans les maisons que nous avions visité, la moyenne était de 0,04 uT mais qu’il y a avait des cas où le niveau de CEM était beaucoup trop élevé.

 

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Le problème principal, est qu’aucune règle n’oblige un constructeur à bâtir un immeuble de façon à minimiser la présence de ces champs polluants. Aussi, très peu de personnes peuvent ressentir les effets immédiats de tels rayonnements. Nous n’en ressentirons les méfaits qu’à plus long terme sans même en connaître la cause. Cette pollution est peu connue, invisible et inodore tout en étant indétectable sans appareil. Pourtant, elle est omniprésente et susceptible de miner notre santé et surtout celle de nos enfants. De plus, très peu de publicité ou d’informations sont disponibles pour sensibiliser les occupants d’une maison ou d’un édifice. Pour couronner le tout, les outils permettant de détecter ces phénomènes sont rares, complexes, non spécialisés et souvent coûteux.

 

En 2015, près de 200 scientifiques de 32 pays appuyés par l’association Priartem ont lancé un appel à l’ONU et à l’OMS, afin que soient redéfinies des normes d’exposition aux ondes électromagnétiques. L’objectif ? Protéger les populations “d’une exposition omniprésente et croissante à ces ondes”.

 

Dans le passé, des normes ont été adoptées dans certains pays pour que les champs électromagnétiques dans une maison ne dépassent pas les 0,4 uT (micro teslas), seuil maximum recommandé pour éviter les problèmes de santé. Quelques spécialistes préconisent que cette limite soit abaissée à 0,04 uT. Or, le rayonnement d’une entrée électrique encastrée peut atteindre les 1,80 uT, soit 5 fois plus que la norme nationale ou soit 45 fois la limite recommandée par les experts. Si le lit d’un enfant est situé de l’autre côté de ce mur, il peut donc être exposé à des niveaux se situant bien au-dessus du seuil recommandé. De même, s’il dort à l’étage, dans une pièce située au-dessus d’un panneau électrique, le rayonnement électromagnétiques peut se propager le long du mur jusqu’à dans son lit. Plusieurs études de la Suède reconnues par l’Organisation mondiale de la santé démontrent que de nombreuses personnes exposées à un rayonnement électromagnétique peuvent graduellement développer une électro-hypersensibilité ou hypersensibilité électromagnétique (HSEM).

 

L’amplitude des champs est différente d’une pièce à l’autre d’une maison, mais elle peut aussi varier dans le temps. Par exemple, à proximité d’un chauffe-eau, d’un congélateur ou d’un réfrigérateur, les champs seront élevés lorsque cet appareil ménager sera en période de marche et à peu près nuls lorsqu’il s’arrêtera de façon cyclique. De même, les champs seront plus importants en hiver, période où le chauffage fonctionne partout dans la maison. Et encore ici, les différents dispositifs de chauffage s’activent et s’éteignent de façon aléatoire dans chaque pièce, créant ainsi de multiples combinaisons de champs résultants pendant la journée et la nuit. Ce qui signifie qu’en période hivernale, la pollution électromagnétique est plus importante.

 

Roger Mainville, Président
Groupe Paracontacts
16 juin 2015

(C)(R) www.paracontacts.com

 

 

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