Pour aller plus loin

 

 

 

Dans le document précédent intitulé, Plus que de la passion, je parlais de la conclusion de l’étude du professeur Kingsbury qui a passé 4 années parmi les enquêteurs du paranormal.

 

< < Ces investigateurs ne sont pas uniquement motivés par la passion car la plupart d'entre eux, ont vécu de profondes expériences paranormales qui les poussent à aller plus loin pour en savoir plus. Les chasseurs de fantômes ne vont pas nécessairement prouver l'existence des fantômes mais ils rassurent leurs clients. >> Professeur Paul Kingsbury de l’université Simon Fraser de la Colombie Britannique.

 

Il n’est pas le seul à s’y intéresser car de nos jours, il y a de plus en plus de chercheurs qui se penchent sur ce domaine méconnu et c’est une bonne chose. Ils le font non pas pour élucider les phénomènes ni pour les diminuer mais plutôt pour étudier le comportement des gens qui les vivent. Pour certains scientifiques, l’étude cognitive pourrait expliquer la croyance religieuse, la croyance au paranormal et les facultés psychiques. J’ai confiance en cette science mais elle ne peut pas tout expliquer. Encore une fois, tout est axé sur le cerveau humain comme si l’homme était le centre de l’univers. On oublie trop souvent que plusieurs phénomènes paranormaux pourraient être indépendants de la pensée de l’être humain.

 

Comme je le mentionnais, à travers le monde, il y a plus de 5000 groupes d’enquêteurs sur le paranormal et ce nombre ne tient pas compte des gens qui travaillent seuls et des groupes non listés sur le web. Ce qui commence à faire beaucoup de monde et parmi ces individus, il y a des personnes issues de différentes classes de la société, de métiers et de professions qui enquêtent sur divers phénomènes paranormaux avec des appareils de plus en plus performants. Pour découvrir, il faut explorer le terrain car plusieurs phénomènes ne sont pas reproductibles en laboratoire. Il est grandement temps que des scientifiques s’intéressent non pas seulement au comportement des enquêteurs mais aussi à leurs témoignages et à leurs données.

 

En lisant un article paru dans le magasine Affaires universitaires publié le 7 février 2018 par Universités Canada, je me suis rendu compte que je n’étais pas le seul à penser de cette façon :

 

« La science sérieuse et l’étude des phénomènes paranormaux visent toutes deux à comprendre le monde », indique Mme Robertson. En écartant les travaux des amateurs (passionnés), soutient-elle, le milieu universitaire pourrait se priver de données cruciales.

 

M. Morritt est du même avis. « Ils font évoluer les choses et nous devancent sur bien des plans. » Bien des découvertes nous attendent encore à la frontière entre l’inconnu et la réalité humaine, précise-t-il. « Il s’agit d’un vaste champ d’études. » Dre Beth A. Robertson, professeure département d’histoire de l’Université Carleton. Article de Diane Peters Affaires universitaires, Des phénomènes paranormaux révélateurs, Universités du Canada, 7 fév. 2018.

 

Effectivement, les amateurs jouent parfois un rôle essentiel dans l’avancée de leur domaine de prédilection, tel que le logiciel libre, la musique libre, l’astronomie, l’horticulture, plusieurs sciences naturelles comme l’ornithologie ou l’entomologie. En allant sur le terrain, les enquêteurs (novices à experts) recueillent des données dont certaines pourraient faire avancer le domaine du paranormal. Elles ne demandent qu’à être étudiées par des scientifiques sérieux et neutres.

 

Beth A. Robertson est l’auteure d’une étude sur les phénomènes psychiques intitulée, Science of the Seance, (Science de la Séance), Transnational Networks and the Gendered Bodies in the Study of Psychic Phenomena, 1918-40. S’appuyant sur des publications, de la correspondance, des notes de séance et des photographies du Canada, du Royaume-Uni et des États-Unis, Beth A. Robertson dévoile un monde peuplé de chercheurs, d’esprits et de médiums spirituels, dont le fameuse Mina “Margery” Crandon (1888-1941). Dans son livre, elle révèle l’aspect dominant de certaines investigations menées auprès de femmes psychiques de l’époque. Espérons que son livre sera aussi disponible en français.

 

 

Roger Mainville – Plume-Parlante
Groupe Paracontacts
29 avril 2018

(C)(R) www.paracontacts.com

 

 

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