Qu’est-ce qu’un médium ?

 

 

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Médium ou chaman

 

Un chaman est un médium mais un médium, même si ses facultés sont innées, n’est pas nécessairement un chaman. Il ne suffit pas de pratiquer les rituels chamaniques dans sa cour arrière pour être chaman traditionnel, il faut être un Autochtone (Indien, Inuit, Métis). Le chaman autochtone, même s’il est lié à des croyances et à des coutumes traditionnelles, possède un bagage d’expériences chamaniques (médiumniques) ancestrales transmises oralement et remontant à la nuit des temps. Des expériences vécues m’amènent à ajouter ceci : Un médium peut devenir un prêtre et l’inverse est aussi possible mais, un médium ne peut pas devenir un prêtre exorciste aussi facilement car les entités possessives reconnaissent l’énergie du prêtre ou pasteur ‘’qui a la foi en ce qu’il fait’’ même si celui-ci est habillé en motard ou en clochard. À chacun son métier, son expertise et sa force.

 

Qu’est-ce qu’un médium ?

 

Selon James Van Praagh, médium

 

L’une des questions les plus fréquentes qu’on me pose, est quelle est la différence entre un médium et un psychique. Le terme «psychique» est un terme général souvent utilisé dans domaine du paranormal. Nous savons que nos cinq sens sont – la vue, l’ouïe, le goût, le toucher et l’odorat. Mais nous avons un autre sens qui est tout aussi réel que les cinq autres. Souvent désigné comme notre sixième sens, la capacité psychique, ou notre intuition, c’est le sentiment ou un pressentiment que vous avez et que vous ne pouvez pas expliquer logiquement. Tout le monde est psychique ou autre, mais ce n’est pas tout le monde qui est médium.

 

Un médium est un psychique qui a affiné sa perception extrasensorielle et peut s’interfacer avec les esprits dans d’autres dimensions. Il est capable de sentir et / ou d’entendre les pensées, les voix ou les impressions mentales du monde des esprits. Un médium est capable de devenir complètement réceptif aux fréquences plus élevées ou à des énergies dans lesquelles les esprits vibrent. Traduction des explications de James Van Praagh. http://www.vanpraagh.com/index.php?p=WhatI

 

Selon Rebecca Rosen, médium

 

Que l’on parle d’un médium, d’un médium spirituel, d’un médium intuitif ou tout autre titre similaire, c’est essentiellement la même chose, l’accent étant mis sur la communication avec les esprits de l’au-delà. Je me présente moi-même comme étant un «médium», parce qu’il y a une grande différence entre un médium et un psychique.

 

Un psychique n’est pas nécessairement un médium, mais un médium est un psychique. C’est une distinction importante parce que je rencontre souvent des gens qui ne comprennent pas la différence et les confondent. Les psychiques se branchent sur l’énergie des personnes ou celle des objets par intuition et peuvent détecter des détails de leur passé, présent et futur. Autrement dit, les psychiques se fient à leur intuition et leur capacité psychique pour recueillir des informations provenant de cette personne.

 

Les médiums franchissent une étape supplémentaire. Un médium utilise ses aptitudes psychiques ou intuitives pour voir les événements passés, présents et futurs d’une personne en se projetant dans l’énergie qui entoure l’esprit de cette personne. Cela signifie que les médiums comptent sur la présence non-physique de l’énergie autour d’eux-mêmes pour lire des informations pertinentes. Traduction des explication de Rebecca Rosen.

 

L’extrasensoriel

 

Les avis sont toujours aussi partagés. Pour ma part, je considère qu’il n’y a pas de différence entre un médium et un psychique. C’est un extrasensoriel dont les facultés peuvent varier selon les individus. De nos jours, les recherches sur la médiumnité sont trop souvent axées sur les facultés psychiques de l’être humain en oubliant trop souvent, que plusieurs manifestations sont totalement indépendantes de lui, même si celui-ci est un médium à effets physiques.

 

La conscience de l’humanité évolue

 

Depuis le 11 septembre 2001, nous assistons à un changement graduel de la conscience globale de l’humanité. Les mentalités changent et évoluent. On parle de plus en plus du domaine du paranormal, de la physique quantique, des dimensions parallèles, des voyages dans le temps, de biophotons, de particules d’énergies, de la théorie des cordes ou des multivers, des champs de cordes, de civilisations extraterrestres et de la théorie de l’Univers-Esprit mais la définition du médium n’a pas évoluée pour autant, elle est toujours aussi primitive.

 

En effectuant des recherches pour tenter de trouver une nouvelle définition du terme médium, je suis tombé sur les extraits d’une conférence (romancée/fictive) provenant de le Club Uchronia inspiré des personnages du médecin et écrivain Sir Arthur Conan Doyle, membre du Ghost Club de l’Écosse. En la lisant attentivement, j’ai réalisé que la définition qui se rapprochait le plus de ce que je recherchais se trouvait dans ce texte romancé que je n’ai pas pu réduire à cause des nombreuses explications avant-gardistes. Faut croire que parfois la fiction peut devenir une réalité ! On y retrouve l’Od (Univers), la Matière (Matrice) et la Pensée (Esprit); c’est l’une des nouvelles théories quantiques de notre époque. Vous trouverez ma propre définition théorique à la fin de ce texte.

 

Extraits de “ Conférence sur la Médiumnité et autres Phénomènes Psychiques ” par le Professeur Johann Hesselius (1889) ( publié sur : uchronia.free.fr/mediums.htm)

 

Au terme de plus de quatorze années consacrées à étudier les divers phénomènes connus du grand public sous la discutable appellation de “spiritisme”, je suis aujourd’hui en mesure d’affirmer (et de prouver scientifiquement) qu’il existe, perdus au sein d’une véritable armada d’imposteurs, d’illuminés et d’individus mentalement dérangés, quelques authentiques médiums – mais encore faut-il s’entendre sur la signification exacte que l’on accorde à ce terme. Pour le grand public et pour les tenants de la célèbre “doctrine spirite” popularisée par Alan Cardec et consorts, le médium serait une sorte de correspondant avec l’au-delà, capable d’établir une communication entre le monde des vivants et le monde des esprits – lequel est souvent représenté sous forme de cercles concentriques abritant aussi bien les âmes des défunts que des “entités psychiques supérieures” de nature angélique ou démoniaque. Il va de soi qu’un véritable homme de science, si ouvert d’esprit soit-il, ne peut décemment souscrire à une définition aussi mystique que nébuleuse : au cours de l’exposé qui suit, j’entendrai par “médium” tout individu doté d’une sensibilité psychique anormalement développée, capable de percevoir un certain nombre de phénomènes échappant à la perception humaine ordinaire – sans pour autant être en mesure de maîtriser ces perceptions ou de les interpréter correctement….

 

N’en déplaise aux disciples du sieur Cardec et de Madame Blavatski, le “monde” avec lequel les médiums entrent en communication n’est ni l’au-delà ni un quelconque “plan astral” mais bien une quatrième dimension de notre univers, ainsi que l’avait déjà pressenti mon ami et confrère le professeur Gideon Forman dans son remarquable essai “Dissertation sur la Structure et la Texture de l’Univers” (1868). Ainsi que j’ai pu le prouver au cours de diverses expériences (cf mon opus “Sur l’Energie Fluidique Universelle”, 1887), cette dimension est entièrement composée d’une forme d’énergie unique, qui constitue en quelque sorte la force vitale de notre univers et garantit sa stabilité dans l’espace autant que dans le temps : à défaut d’une meilleure appellation, nous baptiserons cette énergie “fluide” – le terme “énergie” étant lui-même impropre, le fluide étant tout à la fois énergie, matière et pensée. Le fluide existe sous deux grandes formes : à l’état ambiant, imprégnant de manière subtile la trame même de notre réalité, et sous une forme beaucoup plus concentrée, à l’intérieur de chaque être doué de conscience. Par souci de clarté, nous appellerons OD le fluide sous sa forme “cosmique”, et ID le fluide “psychique” constitutif de chaque conscience individuelle.

 

L’od, fluide cosmique ambiant, se trouve partout autour de nous, mais aucun de nos sens ne nous permet d’en percevoir les perpétuelles vibrations. Si l’od constitue en quelque sorte la texture subliminale de l’univers qui nous entoure, l’id peut être défini comme la “matière” dont est fait notre esprit, cette mystérieuse substance qui structure tout à la fois notre mémoire, notre intuition et notre imagination. Lorsque nous mourons, notre id se libère naturellement de notre corps inerte pour se fondre dans l’od ambiant; inversement, le complexe processus aboutissant à la naissance d’un nouvel être vivant semble impliquer une captation d’une parcelle de l’od ambiant au sein de l’enveloppe corporelle. Par certains aspects, l’id est assimilable au concept mystique de l’âme (tel que le comprenaient, par exemple, les Anciens Egyptiens), concept qui n’est vraisemblablement qu’une interprétation rudimentaire et imparfaite de la réalité physique du fluide. Car le fluide constitue une quantité parfaitement mesurable – pour peu que l’on dispose des instruments adéquats (cf la monographie d’Otto Krantz, “Sur la Photographie des Auras Fluidiques”, 1886).

 

Au cours de mes nombreux travaux à ce sujet, j’ai pu constater que la quantité de fluide contenue dans un être vivant variait considérablement d’une espèce à l’autre et, dans le cas des êtres humains, d’un individu à l’autre. Chez les espèces animales, la quantité d’id semble dépendre directement de ce que nous pourrions appeler leur “degré de conscience” et varie assez peu d’un spécimen à l’autre. Chez les humains, au contraire, la quantité de fluide diffère considérablement en fonction des individus, mais reste toujours beaucoup plus importante que chez les espèces animales. Pour utiliser une analogie simple, si l’id d’un chien ou d’un chat équivalait, par son intensité, à la flamme d’un briquet, l’id humain moyen aurait, par comparaison, la luminosité et l’intensité de rayonnement d’un réverbère, voire, chez les individus les plus remarquables, celles d’un phare marin. En règle générale, la quantité d’id chez un humain semble être directement liée à la force de sa volonté, à sa puissance intellectuelle ou à l’ascendant qu’il exerce sur autrui – autant de caractéristiques qui reflètent une intensité intérieure supérieure.

 

Chez l’individu ordinaire, l’id est totalement coupé de l’od; chez le médium, au contraire, l’id est capable de percevoir l’od et d’entrer en résonance avec lui, selon un processus comparable à celui du magnétisme. C’est ce phénomène de résonance, et non une quelconque “entrée en communication avec les esprits des morts”, qui constitue la base de toutes les manifestations médiumniques authentiques. Avant d’étudier en détail ces différentes manifestations, penchons-nous sur la nature exacte de ce phénomène de résonance – le fameux “don” des médiums.

 

Confronté à la réalité des phénomènes médiumniques, l’esprit rationnel ne peut que se poser la question suivante : comment et pourquoi devient-on médium ? S’agit-il d’une faculté innée ou d’un potentiel latent, commun à toute l’humanité ? Existe-t-il des prédispositions – ou des entraves – à l’apparition et au développement de la sensibilité médiumnique chez un individu ? Au terme des nombreuses expériences que j’ai menées au cours de ces dernières années – et notamment suite à l’étude rigoureuse du cas de M. Karel Svoboda, le médium praguois bien connu – je suis aujourd’hui en mesure d’établir à ce sujet un certain nombre de certitudes empiriques, lesquelles tendent parfois à contredire un certain nombre d’idées reçues et de croyances traditionnelles colportées par les tenants du spiritisme mystique.

 

La médiumnité (capacité à percevoir les fluctuations de l’od) ne semble liée à aucun caractère inné et n’est, en tous les cas, aucunement héréditaire. Elle se manifeste à peu près équitablement entre les sexes et ne semble liée à aucun critère d’ordre biologique. Chez les sujets les plus précoces, la médiumnité se manifeste à l’âge de la puberté, le plus souvent sous forme de crises de somnambulisme accompagnées de troubles de la mémoire et de la perception; la révélation de cette sensibilité psychique anormale peut également survenir bien plus tard dans l’existence du sujet, le plus souvent suite à un choc nerveux particulièrement intense ou dans des circonstances exceptionnellement éprouvantes. Dans ce genre de cas, la médiumnité se révèle brutalement, sans le moindre signe avant-coureur; chez les individus plus précoces, au contraire, elle s’intègre progressivement à la psyché du sujet, au point de devenir une faculté “naturelle”, au même titre que l’intuition, la mémoire ou le raisonnement. Une constante se dégage toutefois de cette grande diversité de cas : quel que soit son milieu social, son âge ou son degré d’éducation, le médium est presque toujours perçu par les personnes de son entourage comme un individu particulièrement sensible, perceptif ou imaginatif; suivant les cas, cette sensibilité exacerbée pourra se traduire par des dons artistiques remarquables, par un tempérament rêveur (ou exalté) ou encore par une vie onirique particulièrement intense. Chez le médium qui s’ignore, les premières manifestations de ses facultés constituent toujours une expérience marquante, voire profondément dérangeante : en entrant en résonance avec l’od de façon incontrôlée, le sujet ressent tout un ensemble d’impressions apparemment inexplicables – à commencer par le sentiment profond et irrationnel d’être observé par une présence invisible.

 

Dans de nombreux cas, ce sentiment s’intensifie au fur et à mesure que les manifestations se multiplient : le malheureux sujet, convaincu qu’une entité psychique étrangère et malveillante cherche à dominer son esprit pour prendre possession de son être, voit son équilibre nerveux et sa santé mentale se dégrader de manière catastrophique, le plus souvent en à peine quelques semaines, jusqu’à l’effondrement total – effondrement qui débouche, dans le meilleur des cas, par un internement dans un asile d’aliénés ou, dans certains cas particulièrement tragiques, par le suicide du sujet au terme de ce qu’il faut bien décrire comme une véritable descente aux enfers psychique, jalonnée de cauchemars, d’hallucinations, d’insomnies et autres symptômes caractéristiques de la pavor nocturnis (cf la remarquable étude du professeur Holtzmann, “ Essai les Phénomènes de Terreur Nocturne ”, 1872 – au moins trois des sept cas présentés en détail par Holtzmann tombent dans notre champ d’investigation). Certains d’entre vous n’auront pas manqué de noter une troublante similitude entre les symptômes que je viens d’évoquer et ceux qui sont décrits par l’écrivain français Guy de Maupassant dans son étrange récit “ Le Horla ”, publié voici quelques années dans une revue littéraire bien connue. Cette similitude, qui ne doit rien au hasard, mérite une petite parenthèse dans le cours de notre exposé….

 

Mystère de l’invisible de Maupassant

 

La nouvelle de M. Maupassant raconte, sous forme de journal intime, la lente dégradation psychique d’un homme, convaincu de subir les assauts d’une créature invisible qu’il appelle “ le horla “. Ayant eu l’occasion de discuter de ce sujet avec M. Maupassant en personne, celui-ci m’a appris qu’à l’origine, son récit ne se présentait pas sous forme de journal, mais sous celle, beaucoup plus condensée et sans doute moins évocatrice sur le plan littéraire, du compte-rendu de la visite d’un asile d’aliénés, au cours de laquelle le narrateur, un visiteur candide, avait une troublante conversation avec un des pensionnaires, qui lui racontait son calvaire psychique. En conversant plus avant avec l’homme de lettres, je ne tardai pas à découvrir que ce “ premier jet” n’avait en fait rien de fictif et qu’il avait lui-même rencontré un aliéné tenant ces mêmes propos, lors de la visite de la clinique d’un médecin de ses amis, le célèbre professeur Blanche, avec qui je pris aussitôt contact. Grâce à lui, je pus rencontrer l’homme qui avait servi de modèle à l’auteur du Horla et j’eus avec lui une série d’entretiens des plus révélateurs. Le sujet s’avéra être exactement ce que je pressentais : un médium “ raté ”, que les premières manifestations psychiques de ses extraordinaires facultés de perception, vécues à tort comme des agressions extérieures, avaient rendu irrémédiablement dément. (…) Depuis cette rencontre, j’ai pris l’habitude de surnommer “ effet Horla ” l’ensemble des phénomènes précédemment décrits.

 

Mais revenons à la médiumnité. Fort heureusement, l’effet Horla n’est pas la seule conséquence de l’éveil des facultés médiumniques d’un individu. Dans plus de la moitié des cas, cet éveil se traduit par une acceptation progressive de ses “ pouvoirs ” par le médium, lequel peut ensuite choisir ou non de développer sa “ vigilance psychique ” en multipliant les expériences. Il est toutefois intéressant de noter que la plupart des médiums ignorent tout des véritables causes et implications de leurs facultés : le rattachement de ces facultés à un prétendu “ au-delà ” et à une forme de communication avec les esprits des morts s’impose à eux comme “ la seule explication possible ” et conditionne ensuite tout leur “ vécu ” de médium, jusqu’à faire de certains d’entre eux de véritables fanatiques mystiques chez lesquels il est souvent impossible de distinguer authentiques phénomènes médiumniques et manifestations hystériques (…)

 

Mais quels sont exactement ces fameux “ pouvoirs ” ? De quoi un authentique médium est-il véritablement capable ?

 

Lorsqu’un authentique médium prétend ou croit “ entrer en contact avec l’au-delà ”, il entre en résonance avec l’od ambiant, accordant peu à peu son id intérieur aux fluctuations de l’od, suivant une forme d’harmonie psychique qu’il est le seul à percevoir. Une fois cette harmonie établie, le médium est en mesure de recevoir différents “ messages ” sous forme d’impressions psychiques extrêmement fortes. Contrairement à ce que prétendent les tenants de la doctrine spirite, ces messages ne sont pas envoyés au médium par un quelconque esprit : c’est le médium lui-même qui les capte, les détecte et les restitue en fonction des informations qu’il recherche. L’od n’est rien d’autre qu’un gigantesque océan de mémoire collective, totalement indépendant de l’espace et du temps : un médium peut donc y puiser n’importe quelle information, aussi “ éloignée ” puisse-t-elle paraître dans l’espace comme dans le temps. Selon un processus aussi fascinant que mystérieux, la vision intérieure d’un authentique médium semble lui permettre de “ naviguer ” intuitivement et extrêmement rapidement vers les informations recherchées. (…)

 

Les diverses pratiques connues dans le jargon spirite sous forme de “ psychométrie ” (divination à partir d’une carte géographique, imprégnation par le médium de l’atmosphère d’un lieu ou manipulation d’un objet intimement lié à l’information recherchée) s’expliquent alors de façon fort simple : la carte, l’endroit, l’objet, tout cela joue le rôle d’un support, d’un référent psychique à partir duquel le médium peut projeter ses perceptions dans l’od, un peu à la manière d’un chien de chasse reniflant une piste (…)

 

De nombreux aspects des phénomènes médiumniques authentiques sont produits par l’esprit du médium lui-même, ou plus précisément, par l’interaction de ses facultés et de ses croyances. Le fameux jeu des questions et des réponses, pratiqué par de nombreux médiums, ne constitue en fait qu’un rituel inconscient destiné à justifier un processus infiniment complexe par lequel l’id du médium trie les innombrables informations charriées par l’od ambiant. Il en va de même de deux autres phénomènes, parfois extrêmement spectaculaires, qui accompagnent presque toujours les authentiques manifestations médiumniques : l’altération de la voix du médium et la sécrétion de matière gluante et phosphorescente généralement connue sous le nom d’ectoplasme. Avant de poursuivre notre étude des différentes facultés médiumniques, examinons de plus près ces deux manifestations.

 

Le phénomène d’altération vocale se traduit souvent par l’adoption d’une voix très éloignée de la voix ordinaire du médium, voix qui est censée être celle d’un “ l’esprit-guide ” parlant à travers la bouche du sujet. En réalité, cette voix est produite par le médium lui-même, selon un processus classique d’auto-suggestion. Chez de nombreux médiums, la croyance dans l’existence de cet esprit-guide est si fermement ancrée dans leur psychisme qu’il aboutit à l’émergence d’une véritable seconde personnalité, naturellement plus “ apte ” à gérer les manifestations du pouvoir médiumnique (…)

 

Quant à la production de matière ectoplasmique, elle demeure sans aucun doute la manifestation la plus spectaculaire et la plus caractéristique d’un authentique phénomène médiumnique. Le véritable ectoplasme se présente sous la forme d’une matière gluante et phosphorescente, de couleur vert pâle et totalement inodore. Cette matière est secrétée en quantités plus ou moins abondantes par le corps du médium, le plus souvent par les yeux, la bouche et les mains et, dans certains cas, par l’enveloppe physique tout entière du sujet. En règle générale, cette sécrétion est chaotique et incontrôlée ; dans certains cas, elle peut affecter la forme d’un visage, d’une silhouette ou d’un objet quelconque : là encore, c’est l’esprit du médium qui agit inconsciemment, “ sculptant ” les secrétions produites afin de leur conférer une forme perceptible. Plusieurs expériences que j’ai effectuées avec M. Karel Svoboda nous ont permis d’établir qu’au prix d’une concentration extrême, un médium était capable d’affecter consciemment la forme de ces secrétions, qui ne sont rien d’autre que des émanations de fluide. En entrant en résonance avec l’od, l’id du médium produit une sorte d’écho éphémère, qui se traduit par l’expulsion dans notre dimension d’une certaine quantité de fluide. La “ matière ” en question est hautement instable et, une fois inerte, se transforme en poussière en à peine quelques minutes, poussière dont l’examen microscopique ne révèle aucune anomalie ou singularité susceptible d’éveiller la curiosité. A ce stade de mes recherches, je suis incapable d’établir si le fluide ectoplasmique se désintègre ou s’il rejoint sa dimension d’origine sous une forme ou sous une autre. Il semble donc, pour le moment, impossible de conserver un quelconque échantillon de cette matière ectoplasmique, mais le résultat de récentes expériences m’incite à penser que l’application d’un champ électromagnétique soigneusement mesuré pourrait permettre une stabilisation temporaire de la matière (…)

 

Enfin, un authentique médium peut effectivement avoir des “ prémonitions ” ou plus exactement des perceptions extra-sensorielles d’un futur possible, le plus souvent au cours de rêves ou de transes hypnotiques. Cette faculté reste la plus mal connue et la plus difficile à étudier de toutes les capacités médiumniques mais j’ai eu maintes fois l’occasion de vérifier son existence et son efficacité. En l’état actuel de mes recherches, je ne puis qu’hasarder l’hypothèse suivante : l’od étant, par nature, totalement intemporel, il contient ou reflète à la fois le passé, le présent et le futur – y compris les futurs possibles à partir d’un point d’observation particulier, c’est à dire le “ moment présent ” où l’id du médium entre en résonance avec l’od. A partir de là, il est parfaitement possible pour un médium de diriger sa vision intérieure vers le passé comme vers le futur mais plus l’itinéraire psychique à emprunter paraît incertain et nébuleux, plus le contact sera difficile à établir. Les chemins du futur étant, par définition, en perpétuelle mouvance, ils seraient, par nature, beaucoup plus “ accidentés ” que ceux du passé (…) Tout ceci m’amène aujourd’hui à la certitude que les phénomènes de médiumnité sont intimement liés à ce plus vaste phénomène, que nous percevons si imparfaitement et dont nous ignorons presque tout : le Temps…

 

Fin du texte de Maupassant

 

(Coup de chapeau à Uchronia, à Sir Arthur Conan Doyle et à vos personnages).

 

Récapitulons un peu avant d’aller plus loin :

 

L’Od est le fluide sous sa forme “cosmique”, l’Énergie-Univers
L’Od est, par nature, totalement intemporel, il contient ou reflète à la fois le passé, le présent et le futur – y compris les futurs possibles à partir d’un point d’observation particulier, c’est à dire le “ moment présent ” où l’id du médium entre en résonance avec l’od.
L’Id ou Esprit est le fluide “psychique” constitutif de chaque conscience individuelle.
Le fluide est tout à la fois énergie, matière et pensée.

 

Depuis l’époque de Sir Arthur Conan Doyle, les théories ont évoluées. Aujourd’hui, plusieurs physiciens et astrophysiciens sont maintenant convaincus que cette théorie conventionnelle des 4 dimensions est ‘’trop petite’’ pour décrire adéquatement les forces qui décrivent notre univers. Malgré que la théorie des cordes comporte maintenant plus de 11 dimensions parallèles, le principe de l’Id du médium qui est capable de percevoir l’Od et d’entrer en résonance avec lui, représente ce que j’ai toujours cru. Le fluide, l’énergie psychique ou esprit du médium peut se lier à l’énergie ou esprit de l’Univers composé de plusieurs dimensions.

 

C’est pour cette raison que je définirais les personnes douées de cette faculté et ayant accès à des dimensions inconnues ou à l’espace-temps de < médiums quantiques >. Ma définition est basée sur le terme scientifique < médium quantique > qui désigne l’éther ou l’énergie invisible qui existe dans tout l’univers et sur une découverte que nous avons fait récemment. Nous avons rencontré des experts sur le sujet et tout le monde est stupéfait pour le moment. Revenons à la question de la survie ou de la continuité de la vie après la mort physique. Selon l’Uchronia et diverses théories, lorsque nous mourons, notre id (Énergie-Esprit) se libère naturellement de notre corps inerte pour se fondre dans l’Od (Énergie-Univers). Comme Einstein le disait lui-même, l’énergie ne meure pas, elle se transforme. En entrant en résonance avec l’Od, l’Id du médium produit une sorte d’écho éphémère, qui se traduit par l’expulsion dans notre dimension d’une certaine quantité de fluide provenant de l’Od. Personnellement, je dirais plutôt qu’en entrant en résonance avec l’Od, le médium créé une espèce de vortex ou ouverture sur une autre dimension ou espace où le temps n’existe pas.

 

D’ailleurs, dans le Projet Scole Experiment, c’est de cette façon que se produisaient les phénomènes d’apport ou téléportation d’objets provenant d’une autre époque. Le journal de 1944 qui est apparu de nulle part sur la table devant des participants et les caméras de Scole, provenait du passé. Le paradoxe est celui-ci : puisque notre Id (Énergie-Esprit) ne meure pas, il devient donc possible que les Id de d’autres personnes décédées puissent pénétrer ou voyager dans notre monde et dans notre Od ambiant (proche de nous). Certes le médium peut aller chercher des informations mais il peut aussi être visité par les Id des personnes décédées qui peuvent même laisser des paroles sur des enregistrements ou influencer un appareil pour tenter de communiquer leur message. Si ces paroles sont enregistrées, il ne peut donc pas s’agir d’hallucination et encore moins d’illusion sonore surtout lorsqu’elles sont écoutées et interprétées de la même façon par plusieurs personnes indépendantes. Quant au phénomène de transe pendant lequel la voix du médium change, une expérience antérieure vécue avec témoins dont l’un d’eux en est encore marqué, m’amène à dire que cela n’est pas dû à de l’autosuggestion mais plutôt à une possession passagère. Cette possession peut survenir à la demande du médium ou sans la permission de la personne qui la subit malgré elle.

 

Pour en savoir plus sur le texte d’Uchronia : uchronia.free.fr/mediums.htm

 

Roger Mainville, Président
Groupe Paracontacts
28 juin 2012

 

 

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