Sur les traces des Templiers (1)

 

 

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En lisant les divers témoignages sur les fantômes qui hanteraient le Château Frontenac, on retrouve le nom de Louis Buade (1622-1698), gouverneur de la Nouvelle-France, Chevalier de St-Louis, Chevalier de Malte et comte de Frontenac. En parcourant certains passages de son histoire, on découvre l’existence d’une croix templière, emblème de l’Ordre de Saint-Louis et de l’Ordre des Chevaliers de Malte, qui depuis 1647, orne une pierre du fameux château qui jadis abritait une commanderie des Chevaliers de Malte.

 

En ce qui concerne les Chevaliers de Malte (1530-1798), ils sont issus de l’ordre des chevaliers-hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem fondé en 1113. En 1314, après l’abolition forcée de l’Ordre des Templiers, les biens et richesses des Chevaliers du Temple leurs sont alors transférés. L’ordre des Templiers n’existe plus mais, il y avait surement des survivants parmi des membres qui furent pourtant pardonnés par le Pape Clément V.

 

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En 2001, l’historienne Barbara Frale retrouva, dans les archives du Vatican, un document surnommé < Parchemin de Chinon > attestant de l’absolution des dirigeants de l’Ordre des Templiers par le pape Clément V. Aucun des papes qui ont suivi n’a tenu compte de cette absolution, perpétuant ainsi la condamnation “ad aeternam” de l’Ordre templier.

 

Dans les anciens procès-verbaux de la loge Albion no 2, dans la ville de Québec, il est rapporté que la première réunion de la Loge québécoise est survenue le 4 novembre 1790. Le 10 juin 1791, Archibald Ferguson, Chevalier du Temple, était présent à une réunion.

 

LA PIERRE DU CHÂTEAU FRONTENAC

 

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L’histoire du Château Frontenac, me rappela une expérience que j’avais faite en présence des membres de notre groupe de recherche et que j’ai reprise en 2010 avec des membres de Paracontacts. En effectuant un contact paranormal, un mystérieux historien nous parla du buste de bronze du roi Louis-XIV érigé sur un monument de pierre situé en face de l’église Notre-Dame-des-Victoire du Vieux-Québec. Il avait précisé, que ce buste vu de derrière, ressemblait à un corbeau et précisa qu’il s’agissait bel et bien d’un symbole templier et maçonnique. Pour lui, le roi était le Gardien de la Place Royale et plus particulièrement de cette église initiatique.

 

En effet, Louis XIV était le Roi-Soleil, un symbole représentant l’île de Rhodes du Dieu Hélios, refuge des Chevaliers de Malte ou Chevaliers de Rhodes connus aussi comme étant les Hospitaliers de St-Jean-de-Jérusalem. Quant au corbeau, il est un symbole hermétique représentant le messager du Soleil et d’Osiris, divinité templière et maçonnique. À Québec, Louis XIV fonda l’Ordre de Saint-Louis ayant la croix de Malte comme symbole et réorganisa l’Ordre de Saint-Esprit affilié à l’Ordre de Saint-Michel, l’Archange qui tua le dragon et qui fut le chef de la milice des Anges.

 

D’après certains documents, l’île de Rhodes était “plus belle encore que le soleil”, voilà pourquoi elle fut dédiée à Hélios, dieu du Soleil. D’ailleurs, les rosaces vitrées de l’église Notre-Dame-des-Victoires représentent ce soleil, un symbole templier représentant aussi le dieu des Phéniciens. Pour en savoir plus sur cette histoire, mes recherches m’amenèrent à découvrir que la première église Notre-Dame-des-Victoires fut édifiée en 1566 sur l’île de Malte, ancien bastion des Phéniciens. Elle est la plus vieille église de La Valette et a été construite pour commémorer la victoire sur les Turcs. La cité de cette république maltaise a été édifiée par les Chevaliers de l’Ordre de Malte et porte le nom de leur fondateur, Jean de la Valette-Parisot. Quant à l’église, elle a été fondée par Guillaume Sauvage, un fidèle supporteur des Chevaliers de Malte, successeurs des Templiers.

 

Église Notre-Dame-des-Victoires

 

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À Québec, l’église Notre-Dame-des-Victoires a été érigée en 1688 sur le site de , la première fortification de Samuel de Champlain, alors au service d’Isaac de Razilly, commandeur de l’Ordre des Chevaliers de Malte et lieutenant du roi. Il faut se rappeler qu’en 1647, Québec était gouverné par Charles Huault de Montmagny, le plus influent des Chevaliers de Malte de la région. La construction de la fameuse église était sous la supervision de Mgr François Montmorency de Laval (1623-1708), descendant d’une illustre famille liée aux Chevaliers de Malte. Le buste du roi Louis XIV a été installé sur un monument phallique ou borne maçonnique par Jean Bochart de CHAMPIGNY, Chevalier de Malte et Chevalier de l’Ordre de Saint-Louis.

 

Cette église est-elle ornée des symboles initiatiques templiers et maçonniques ? Par exemple, les huit rayons des cercles ou rosaces vitrées du bâtiment, pourraient symboliser des 8 grades initiatiques des Templiers. Les 2 rosaces pourraient représenter le Soleil et la Lune, deux symboles sacrés de la Loge des Francs-maçons de la Nouvelle-France. Le nombre 8 peut correspondre aux huit divinités solaires (Octoade), mais aussi au “carré long”, (la croix- tombeau) de la loge maçonnique ? Les nombres 3, 4, 5, 8 et 12 retrouvés dans certains éléments du bâtiment, ont-ils une signification particulière ? Normalement, le 4 représente le Temple, les quatre éléments et les quatre purifications et l’être vivant porteur du Triangle sacré, le Porteur de Dieu.

 

Le demi-cercle orné de 12 rayons situé au-dessus de la porte pourrait représenter l’Œil de la Providence ou l’Œil de Dieu ? Sur la façade, le faux porche avec ses deux piliers ne seraient-ils pas la représentation de la porte maçonnique avec ses piliers boaz et jakin représentant le soleil et la lune ? Le roi Louis XIV cache-t-il un secret bien gardé, tel que le caveau ou la crypte funéraire des Grands Chevaliers de Malte de la Nouvelle-France, où se trouverait peut-être la tombe de Champlain ?

 

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LE MYSTÉRIEUX CHIEN D’OR

 

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Hôtel-DieuVers 1688, Timothée Roussel, maître chirurgien de l’Hôtel-Dieu, fit construire sa magnifique résidence sur un terrain qu’il avait acquis en 1673. La plaque du fameux Chien d’Or était alors placée au-dessus de la porte de cette grande maison. Après sa mort, survenue en 1700, ses héritiers prirent possession de ses biens et vendirent cette propriété en 1734 à Nicolas Jacquin dit Philibert qui la transforma en l’Auberge du Chien d’Or. L’établissement comprenait une salle franc-maçonnique, le « Freemasons’ Hall », qui permettait de tenir les réunions entre membres. La maison fut plus tard vendue pour y installer un bureau de poste et, en 1869, elle fut démolie pour être remplacée par un nouveau bâtiment édifié en l’honneur de Louis St-Laurent. Toutefois, on a pris le soin de conserver la plaque originale de la maison. Elle est posée sur l’édifice actuel.

 

Chien d’Or

 

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Le Chien d’Or est un bas-relief en pierre orné d’un chien rongeant un os et comprenant l’inscription suivante : « Je suis un chien qui ronge lo (l’os) / En le rongeant je prend mon repos / Un tems (temps) viendra qui nest pas venu / Que je morderay qui maura mordu ». Cette stèle est intégrée à une maison construite par Timothée Roussel à Québec en 1688. En 1871, la maison fut rasée pour céder la place à un bureau de poste. La stèle est alors placée dans le portique du nouvel édifice. Les nombreuses légendes liées au Chien d’Or sont axées sur la vengeance et se terminent tragiquement.

 

Nicholas Jacquin dit Philibert Desvernoy était un Franc-maçon membre de la Garde nationale de Louis XV et Chevalier de St-Louis en Nouvelle-France. Il était propriétaire d’esclaves de couleur et autochtones. Dans le Vieux-Québec, cet aubergiste sans scrupules et commerçant, était chargé des munitions pour l’armée du roi Louis XV.

 

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Le Chien d’Or est un ancien symbole maçonnique et templier qui représente l’étoile Sirius, le Chien-Étoile. Il est aussi le Dieu Horus / Osiris et un puissant symbole de magie égyptienne. Il est jaune ou or parce qu’il est un dieu. Le chien égyptien est aussi le gardien des souterrains. Il représente aussi la constellation du Chien. L’os maçonnique est le symbole de la renaissance faisant partie d’un rituel templier. Curieusement, le Général James Wolfe de l’Armée britannique, franc-maçon protestant, dépêcha le major William Howe pour enquêter sur la fameuse Auberge du Chien d’Or et son propriétaire qui connu une fin tragique.

 

Publié en 2010
Remis à date en 2015

 

Roger Mainville, Président
Groupe Paracontacts
29 juin 2015

(C)(R) www.paracontacts.com

 

 

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