Sur les traces du passé (2)

 

 

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Au mois de juillet 2016, on nous avait annoncé qu’une grande bâtisse historique serait à notre disposition pendant quelques semaines pour y effectuer nos expériences. Depuis longtemps, nous souhaitions avoir accès à un tel bâtiment, n’ayant pas la réputation d’être hanté, pour tenter de capter des bruits, des sons, des voix du passé ainsi que des manifestations pouvant se rapporter à l’histoire de l’endroit.

 

Notre souhait fut exaucé cet été par des amis oeuvrant dans le milieu de la restauration. Lorsque nous avons vu les plans de cette bâtisse, nous étions estomaqués devant.son immensité. En 2010, nous avions fait une émission dans un vieux manoir de 280 appartements dont l’architecture était vraiment splendide mais cette fois-ci, nous avions affaire à un ancien collège dont la vocation fut modifiée à quelques reprises et relié à 5 bâtiments dont la hauteur varie entre 2 et 4 étages. En examinant le schéma, nous comptions près de 170 pièces connectées à une multitude de couloirs. Par respect pour notre entente, nous devions en retour préserver l’anonymat des lieux et des propriétaires.

 

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En allant dans un endroit n’ayant pas la réputation d’être hanté, nous voulions savoir s’il était encore possible de se reconnecter au passé comme nous l’avions déjà vécu en 2011 dans une maison à St-Sulpice, en 2014 à Chambly où des tambours militaires d’époque se firent entendre et en 2015 dans un vieux moulin à farine du Québec où les anciens propriétaires nous révélèrent où leurs effets personnels étaient remisés dans le fond d’une pièce.

 

En 2011 à St-Sulpice, tout le monde entendit à l’oreille des sons de plusieurs grands tambours et un chant funeste autochtone. Nous étions 14 personnes à avoir entendu les mêmes paroles audibles : HE YA WE YA HE….HE NI YA WE YA HE…..HE YA WE HO YA HE… Ce n’était pas une illusion auditive et encore moins une hallucination puisque les appareils les ont aussi captés et enregistrés. Deux minutes plus tard, nous entendions la voix audible d’une jeune femme qui nous dit : Kwey kin ! en algonquin. Cette douce voix étrangère nous saluait en disant, « Bonjour à toi et aux tiens ! ». Si cette femme nous saluait poliment, c’est donc parce qu’elle nous entendait.

 

Comment ce chant et cette musique traditionnelle ainsi que cette voix féminine ont-ils pu se faire entendre en direct devant 14 personnes ? Est-ce uniquement un phénomène de voix audibles ou des sons du passé surgissant 300 ans plus tard ? Est-ce que les dimensions temporelles parallèles peuvent se rejoindre momentanément ? Le présent de ces Algonquins, ayant vécu jusqu’en 1700 dans cette région bordée par le fleuve St-Laurent, a t-il rejoint temporairement notre présent à nous ? C’est pour cette raison que nous avons choisi d’aller dans un lieu paisible et vide pour tenter l’expérience à nouveau.

 

Le 3 septembre 2016

 

Vers 18 h 30, nous nous sommes donc présentés devant l’entrée du bâtiment en question en compagnie des proprios qui nous ont fait faire une visite guidée. En parcourant l’endroit, nous étions bouche-bée devant l’architecture des années 40 et le dédale de racoins. Il va s’en dire que nous avions l’embarras du choix pour installer nos équipements.

 

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À 19 h 30, deux membres de l’équipe décidèrent d’installer leurs équipements au 3e étage du bâtiments 4. Yanick positionna 4 caméras IR-DVR et des audios dans une pièce fermée et dans deux corridors menant au bâtiment 6. Sylvain plaça une caméra IR (infrarouge) et une enregistreuse dans un grand bureau. Shirley s’installa également au 3e étage mais dans le bâtiment 3. Elle avait ciblé une série de petites salles ainsi qu’un long corridor. Moi et mon fils Jonathan, nous avions décidé de placer des appareils dans des ateliers et une grande pièce du 2e étage des bâtiments 4 et 6. Pendant ce temps, France et Johanne prenaient des photos des installations. Au total, nous avions activé 12 caméras IR, plusieurs appareils de détection et 5 enregistreuses.

 

Vers 20 h 45, nous nous sommes tous dirigés vers une salle d’accueil du bâtiment 1 afin de ne pas polluer par le bruit nos appareils qui étaient en marche. En arrivant au palier du 1er étage du bâtiment 3, cinq d’entre nous sentirent une forte odeur de gâteau fraichement cuit Cette senteur ne pouvait pas venir de l’extérieur car toutes les fenêtres et les portes étaient fermées. Curieusement, à une certaine époque, il y avait une cuisine et une boulangerie à ce niveau.

 

À 22 h 00, nous sommes retournés dans une salle de réunion du 3e étage du bâtiment 4 afin de manger un peu, tout en discutant du passé de l’immeuble. Nous étions toujours convaincus que l’endroit n’était pas hanté ni empreint de quelconques manifestations mais pour notre expérience, nous devions tenter de récolter des PVE (Phénomène de voix électronique) ayant un rapport avec le passé de la place. Pour un meilleur résultat, nous avions pensé utiliser comme stimuli sonore une ancienne cloche d’école.

 

Pendant quelques minutes, je me suis donc promené dans des corridors en sonnant cette cloche à main dans l’espoir de réveiller ce passé. Habituellement, ce genre de stimuli sonore, nous a toujours été profitable. Par la suite, les membres de l’équipe se sont installés dans le corridor du bâtiment 4 au 3e étage où l’enregistreur de Sylvain avait été placé pour l’occasion. Des questions furent posées à hautes voix en espérant obtenir des réponses sous forme de PVE. Le même stratagème fut exécuté au 3e étage du bâtiment 3. Lors de ces expériences, des détecteurs de mouvement et de champs électromagnétiques (CEM) se sont activés à quelques reprises mais avant d’en parler en détails, nous allons effectuer des tests aux mêmes endroits à notre prochaine visite.

 

Vers 00 h 50, nous décidâmes de remballer nos équipements et de quitter les lieux. Durant les jours suivants, nous avons procédé à l’analyse de nos enregistrements. Certains passages de nos vidéos et de nos audios attirèrent notre attention. En effet, pendant que nous étions réunis dans le bâtiment 1, l’enregistreuse placée dans un atelier du 2e étage du bâtiment 6 laissait entendre une voix masculine qui prononce le nom de « Matthieu ». Un peu plus loin sur la même bande, une voix féminine prononce quelques mots difficiles à identifier correctement. À 21 h 35, au 3e étage du bâtiment 3, un détecteur de mouvement s’active dans un corridor.

 

Un peu avant que nous fassions l’expérience des PVE au 3e étage du bâtiment 4, l’enregistreuse de Sylvain a capté en l’espace de quelques minutes, la voix d’une femme qui semble dire « Yvette », un léger cri et le glissement d’une chaise ou d’un petit meuble sur le plancher du bureau pourtant vide. Lorsque l’un de nos hôtes un peu sceptique demanda à haute voix à l’énergie qui activait alors un détecteur de CEM, si ça faisait longtemps qu’elle était dans les lieux, une voix répond « Ah oui ! » sur la bande audio.

 

Les analyses ne sont pas terminées et nous vous révélerons de plus amples détails au fur et à mesure de nos visites à cet endroit. Lorsque les vérifications et l’expérience seront terminées, nous afficherons d’ici quelques semaines un montage des meilleurs extraits. Pour le moment, nous avons capté :

 

• Une forte odeur de gâteau fraîchement cuit
• Une voix masculine qui dit « Matthieu »
• Une voix féminine qui prononce quelques mots indéchiffrables
• Un cri
• Un glissement de chaise ou de meuble dans un bureau vide
• Une voix féminine qui dit « Yvette »
• Une voix qui répond « Ah oui ! »
• Un mouvement qui active un détecteur
• Une anomalie qui active un détecteur de CEM peu sensible

 

Jusqu’à maintenant, les seuls éléments pouvant nous permettre de croire que nous ayons capté quelque chose en rapport avec le passé du bâtiment sont : la forte odeur de gâteau et le déplacement d’une chaise ou d’un petit meuble dans un bureau entièrement vide. Quant aux voix captées, pour le moment, nous ne pouvons pas les relier à un quelconque personnage ayant habité ou travaillé dans cet endroit mais elles démontrent que nous n’étions pas seuls dans la bâtisse.

 

Graduellement, nous espérons arriver à cerner la pièce la plus propice pour atteindre le résultat souhaité.

 

Membres de l’équipe présents :

 

• Johanne Bonenfant
• Shirley Brassard
• Yanick Brassard
• Sylvain Lavigne
• Jonathan Mainville
• Roger Mainville
• France Tremblay

 

Roger Mainville – Plume-Parlante
Groupe Paracontacts
14 septembre 2016

(C)(R) www.paracontacts.com

 

 

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