Sur les traces du passé (4)

 

 

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Le 8 octobre 2016, nous sommes retournés à l’ancien collège pour y effectuer d’autres tests. Nos hôtes nous attendaient dans le hall d’entrée du bâtiment 1 où nous avons discuté ensemble avant d’aller installer nos équipements. Depuis notre dernière visite, ils avaient vécus un événement particulier et nous voulions avoir plus de détails.

 

Des manifestations légères

 

Comme je l’avais déjà mentionné, à cause de certaines rénovations importantes et pour éviter de longs déplacements, les propriétaires couchaient sur place pendant quelques jours, ce qui nous a permis de récolter d’autres anecdotes vécues pendant leur séjours. Selon leurs dires, des bruits de pas se sont fait encore entendre durant certaines soirées et nuits. Leur petit chien qui était avec eux, semblait les entendre lui aussi. Dans la salle où ils couchaient, les lumières, contrôlées par un rhéostat en parfait état, se sont soudainement allumées au maximum pour ensuite s’éteindre aussi rapidement en pleine nuit.

 

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Une manifestation plus intense

 

Le lendemain durant la nuit, Jack l’un des deux proprios, s’est réveillé en panique. Il tremblait et se sentait mal. En reprenant son souffle, il avait l’impression que quelque chose le traversait et s’en prenait à lui pendant son sommeil. Aussitôt hors du lit, il suggéra à sa compagne de quitter prestement les lieux car il était persuadé qu’il y avait une entité négative dans la pièce. Quelques minutes plus tard, ils partirent à bord de leur véhicule. Depuis cet événement, ils n’étaient pas revenus dormir dans la place.

 

Des cas similaires

 

En écoutant cette histoire, nous étions perplexes mais nous ne pouvions pas prendre à la légère le témoignage d’un individu aussi pragmatique et sceptique. Les rénovations avaient-elles réveillé quelque chose qui n’acceptait pas ces changements ? C’était possible, car nous avions déjà vécu des cas semblables dans des demeures centenaires qui en pleine rénovation. Par exemple, dans une vieille église de 1842 en transformation, les employés de construction se faisaient pousser par une force invisible et voyaient des meubles bouger autour d’eux. Devant les manifestations brutales, ils avaient dû interrompre les travaux jusqu’à notre intervention qui fit revenir la paix dans la place.

 

L’aventure que notre hôte avait vécu durant cette nuit, ne nous laissait guère indifférents et rendait notre expérience plus ardue. En effet, en plus de capter des sons du passé, nous devions tenter de retracer et d’identifier si possible cette énergie hostile qui semblait se déplacer dans ce vaste bâtiment.

 

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Des pièces ciblées

 

Des circonstances incontrôlables et le manque de disponibilité de quelques membres de l’équipe, faisait en sorte que nous n’étions que six pour cette enquête particulière. Pour cette raison, nous devions bien cibler les pièces où nos appareils seront installés. Shirley est retournée dans la partie est du 3e étage du bâtiment 3 où des voix avaient été captées. Yanick s’installa dans la partie ouest du 4e étage du bâtiment 4 où une masse transparente fut filmée. Moi et Sylvain, nous avons installé nos équipements au rez-de-chaussée du bâtiment 3 dans une section ayant jadis servi de cuisine. Au total, nous avons activé 12 caméras, 7 enregistreurs vocaux numériques, sans compter les micros incorporés à quelques appareils de surveillance, des détecteurs de champs électromagnétiques à lumières graduées et des détecteurs de mouvement.

 

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Des bruits de pas tout près

 

Une fois les installations terminées, vers 20 h 00 nous nous sommes regroupés dans un corridor du bâtiment 3. Pendant que nous discutions, des bruits de pas se firent entendre dans une salle située à quelques mètres de nous. Étonné, j’ouvris la porte en constatant que l’air ambiant était lourd comme s’il était chargé d’une énergie négative. D’un commun accord, nous avons alors décidé d’effectuer un contact médiumnique dans cette grande pièce centrale.

 

Je vais résumer la séance sans prétention ni détour car nous avons l’habitude de raconter les faits tels que nous les avons vécus. Malgré que nous soyons lus dans plusieurs pays, nous ne voulons pas prouver quoi que ce soit. En effet, nous sommes un groupe indépendant et sérieux qui ne travaille pas pour la gloire ni pour la richesse. Nous effectuons nos recherches uniquement par passion, pour le désir de mieux comprendre les choses méconnues, pour transmettre nos expériences intégralement comme nous les avons vécues et pour stimuler l’étude des phénomènes dits paranormaux.

 

Hypercommunication

 

Au début de la séance, Sylvain a fait jouer O-Loa-Ki-Lee (Esprit Sacré), une musique autochtone pour nous aider à se placer dans un meilleur état de réceptivité ( hypercommunication ). Des enregistreurs étaient positionnés dans deux des coins de la salle ainsi que des détecteurs de champs électromagnétiques connectés à des lampes-témoins. Une table circulaire métallique allait servir d’instrument de communication. Nous formions le Cercle de vie autour d’elle tout en écoutant les sons des Tewegans (tambours sacrés). La table (taku-skan (portail ou vortex d’énergie)) commença à osciller, le contact s’établissait graduellement.

 

La fameuse Yvette

 

Quelques instants plus tard, elle se soulevait d’un côté et dans différentes directions en frappant le plancher pour épeler des lettres. Une présence féminine se prénommant Yvette, épela le mot « démolition ». Nous comprenions qu’elle faisait allusion à la démolition des murs du bâtiment qui avait été témoin de plusieurs époques et histoires. De toute évidence, elle était en désaccord. Afin de la rassurer, Jack s’empressa de lui expliquer les raisons des travaux. Il avait le choix de redonner vie à l »endroit ou de le laisser tomber en ruine. Il lui fit comprendre que la bâtisse historique méritait de se refaire une beauté pour les futurs propriétaires qui allaient en prendre soin. Elle confirma finalement son accord.

 

Au fil des minutes, Yvette D. nous parla de sa vie passée et nous dévoila qu’à une époque pas si lointaine, elle travaillait dans la bâtisse. Elle prenait soin de personnes âgées et malades. Ces propos coïncidaient avec l’historique du bâtiment. Après nous avoir dit que Dieu existait, elle nous révéla son nom de famille que nous devons taire pour préserver l’anonymat des lieux.

 

Elle n’était pas seule

 

Puis, l’énergie changea et une certaine Marie S. se présenta à tous. Elle demanda pardon à Jack pour lui en avoir voulu à cause des rénovations. Maintenant qu’elle connaissait les motifs raisonnables, elle précisa qu’elle transmettrait le message aux autres entités qui étaient encore dans l’établissement. Cela pouvait expliquer les bruits de pas et les voix entendus à différents niveaux du bâtiment. Ces révélations nous confirmaient aussi que Marie et Yvette avaient jadis joué des rôles assez importants dans la place. Après lui avoir demandé si elle connaissait l’entité qui s’en était pris à Jack, elle répondit que c’était une étrangère qui n’avait aucun rapport avec elles.

 

La purification des lieux

 

Quelques instants plus tard, un Aidant (Esprit-Aidant) surnommé Face, nous informa qu’effectivement il y avait une énergie négative qui rôdait sur les étages. L’intruse voulait nuire aux propriétaires et n’aimait pas notre présence. Face ajouta qu’avec l’aide de ses semblables, il allait éloigner cette entité négative. Il était d’ailleurs plus facile pour eux d’agir dans le monde des Esprits que pour nous qui vivons dans un monde physique. Dans la majorité des cas de purification de lieux, les chamans demandent toujours l’aide des Esprits-Aidants. Pour faciliter notre recueillement, Sylvain fit jouer « La Danse des Esprits », une musique autochtone que nous utilisons fréquemment dans le Projet Horizon.

 

La pâtissière

 

Quelques minutes plus tard, une autre présence féminine se manifesta. Elle disait s’appeler Pauline T. et travaillait jadis dans la cuisine de la bâtisse. Elle nous demanda de pouvoir réécouter la musique que Sylvain avait fait jouer lors de l’installation de ses appareils dans la pièce en question. Surpris, nous lui en avons demandé la raison et elle répondit qu’elle aimait les chants grégoriens. Pendant que nous gardions le silence, Sylvain fit jouer la musique en question qui avait servit de stimuli.

 

Une surprise nous attend

 

Après avoir écouté la musique, elle nous parla un peu de sa vie et nous révéla qu’elle avait fait quelque chose pour nous dans son ancienne cuisine. Tout le monde se regardait en souriant tout en se demandant de quoi il s’agissait.

 

Du changement dans l’air

 

Lorsque le contact fut terminé, l’air ambiant avait changé car il n’était plus lourd comme au début. Puis, nous nous sommes dirigés vers le dortoir temporaire de nos hôtes où l’agression ou l’intimidation surnaturelle avait eu lieu et encore là, l’air ambiant n’était plus le même. Graduellement, nous avons ramassé nos équipements pour quitter vers minuit.

 

L’analyse des enregistrements

 

Au fil des jours en visionnant et en écoutant nos enregistrements, nous avons réalisé que durant cette soirée il y avait eu de l’activité au 4e étage du bâtiment 4, dans la salle centrale du 3e étage du bâtiment 4 et dans l’ancienne cuisine située au rez-de-chaussée du bâtiment 3.

 

Voici ce que nous avons récolté :

 

1. Lors du contact, l’ancienne cuisinière Pauline T. nous avait confirmé que la forte odeur de gâteau frais sentie le 3 septembre provenait de la cuisine
2. En écoutant la bande audio de l’enregistreur placé dans la cuisine où Pauline avait supposément fait quelque chose pour nous, nous entendons un puissant coup frappé sur le métal se produisant à 19 h 27
3. En visionnant la vidéo correspondant à ce passage capté par la caméra HD placée dans un coin de la pièce, le puissant coup provient d’un ancien lave-vaisselle commercial déconnecté et équipé de tablettes en acier inoxydable
4. En visionnant la vidéo, Yanick a découvert du mouvement derrière les tablettes de l’appareil survenant avant le bruit fort.
5. En visionnant la vidéo correspondant à ce passage capté par la caméra placée sur l’appareil en question, un léger coup frappé survient sur la caméra fixe qui se déplace légèrement vers la droite. Quelques instants plus tard, nous entendons le puissant coup frappé sur le lave-vaisselle débranché. Nous tentons toujours de reproduire ce bruit mais jusqu’à maintenant, nous n’avons rien réussi de parfaitement identique. Le son qui se rapproche le plus du schéma spectral de ce son est celui produit par un tiroir métallique
6. Soixante-quatre minutes avant le coup, un toc se fait entendre sur la caméra
7. À 19 h 26, soit une minute avant que le coup se produise, un soupir se fait entendre sur l’audio numérique placé dans la cuisine près de l’appareil
8. Quelques instants plus tard, un voix dit « Shut ! »
9. Quelques secondes après le fort bruit dans la cuisine, une voix a été captée sur l’enregistreur placé sur la machine
10. À 19 h 32, soit cinq minutes après le coup, une voix masculine semble dire aussi « François ». Le 17 septembre, une voix féminine captée par Sylvain au 3e étage du bâtiment 3, disait le même prénom.
11. Lorsque Sylvain et moi quittons la cuisine, un orbe se déplaçant dans notre direction survole le plancher de la pièce
12. Au 4e étage dans une salle déjà testée de la section ouest, Yanick a capté l’activation de son détecteur de champ électromagnétique avec l’une de ses caméras. Dans cette salle où Andrée-Anne avait déjà capté une voix féminine qui disait Yvette, l’appareil réagissait devant une anomalie électromagnétique pouvant correspondre à la présence d’une énergie en mouvement.
13. Dans la salle centrale du 3e étage du bâtiment 4 où avait lieu le contact, Shirley a capté une voix masculine qui répond sur l’audio « OUI » à la question « Êtes-vous prêts ? »

 

D’ici notre prochaine visite, nous analyserons le bruit capté dans la cuisine en comparant les schémas des sons que nous avons tenté de reproduire. Nous continuons aussi d’analyser les voix captées sur les enregistreurs. Lors de notre prochaine visite, nous procéderons à d’autres tests effectués sur la machine. Entre temps, nous avons appris que les propriétaires étaient finalement retournés dormir dans le bâtiment sans se faire déranger.

 

Les membres de l’équipe sur place :

 

• Johanne Bonenfant
• Shirley Brassard
• Yanick Brassard
• Lucie Courchesne
• Sylvain Lavigne
• Roger Mainville

 

Roger Mainville – Plume-Parlante
Groupe Paracontacts
16 octobre 2016

(C)(R) www.paracontacts.com

 

 

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