Terre des ombres

 

 

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Il y a des endroits sur la terre où il est préférable de ne pas y habiter. Des lieux qui ne tolèrent pas notre présence et où la nature elle-même peine à y croître. L’énergie négative qui peut s’en dégager est connue depuis l’Antiquité et porte différents noms tels que : matshi-âssit, matchi-akik. enogonahetgea, hobbamocki, sagras…..

 

Dans ces no man’s lands (terre d’aucune personne) parfois maudite ou hantée que nous surnommons < terre des ombres >, cette énergie peut être propice ou néfaste à la vie dépendamment de la nature de son sol, de la personnalité des esprits qui y habitent ou de l’histoire qui s’y est imprégnée au fil des années.

 

Le 7 juin 2014, nous nous sommes rendus dans un petit hameau de la région de Brome-Missisquoi pour venir en aide à une famille qui habitait un tel lieu. La nature particulière des manifestations, nous oblige à préserver l’anonymat des gens que nous avons aidés.

 

Vers 19 h 00, après avoir roulé quelques minutes le long d’une rivière sinueuse, nous arrivons devant la petite maison à deux étages située en bordure du cours d’eau et entourée de vastes champs agricoles. Graduellement, nous stationnons nos sept véhicules dans la large entrée de la cour avant pour ensuite faire connaissance avec les sympathiques locataires de la demeure. Je présente donc les 11 membres de l’équipe chargés de l’investigation à nos hôtes ainsi qu’à leurs deux enfants âgés respectivement de 19 et de 21 ans.

 

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Quelques minutes plus tard, nous visitons la maison louée afin de bien cibler les pièces où les équipements seront installés. En marchant dans le corridor, nous constatons que l’air ambiant semble lourd et dense. Progressivement, certains d’entre nous ne se sentent pas bien au milieu de cette énergie négative qui est aussi présente au 1er étage. À la cave en terre battue, des infiltrations d’eau rendent le sol boueux et une odeur de moisissures se fait désagréablement sentir. L’air vicié par l’invasion de ces champignons microscopiques et l’humidité rendent notre tâche plus difficile mais nous décidons tout de même d’installer des caméras car nous sommes persuadés que les manifestations débuteront possiblement dans cet endroit inhabitable. En voyant l’état des lieux, j’ai peine à croire qu’un locateur ose louer cette demeure insalubre sans se soucier de la santé de ses locataires.

 

Sur le terrain isolé au milieu des champs cultivés, en utilisant des baguettes de cuivre, je détecte la fosse septique ainsi que 3 veines d’eau passant près et sous la maison. L’une d’elle est possiblement responsable de cette infiltration non contrôlée. La présence de ces veines souterraines rehausse le niveau des champs magnétiques en surface. Quelques minutes plus tard, nous écoutons le témoignage de nos hôtes qui nous décrivent les multiples manifestations qu’ils subissent depuis plusieurs mois et qui ont débutés dans une autre maison. Les membres de la famille voient des ombres qui se déplacent, assistent à des déplacements d’objets, entendent des voix et se font réveiller la nuit par des murmures ou par des coups frappés. La dame est la cible de l’une de ces présences qui la touche, la grafigne et lui inflige des marques de brûlures encore évidentes sur son corps. Malgré ces plaies bien visibles, nous devons rester neutres pour ne pas se faire influencer par la gravité des faits qui sont tout de même assez rares, heureusement.

 

Vers 19 h 45, nous procédons à l’installation des caméras et des équipements audios à la cave, au rez-de-chaussée et dans les chambres. Anick, Jean, Jonathan et Lucie ont déjà un contact via un détecteur de champs électromagnétiques (KII) qui réagit selon les questions posées. Une heure plus tard, nous sortons à l’extérieur pour s’installer autour d’un feu afin de ne pas polluer nos enregistrements. Pendant que nous sommes à l’extérieur, des membres de l’équipe prennent des photos HD et thermales, Stéphane scrute les environs avec une lunette de vision de nuit. Surpris par ce qu’il voit, il me demande de le rejoindre en arrière de la maison. Il me passe alors son appareil en me disant de jeter un coup d’œil à la fenêtre du 1er étage car selon lui, il y a du mouvement dans la pièce. Je regarde à mon tour et effectivement je vois quelque chose qui bouge derrière la vitre de cette fenêtre cachée légèrement par les feuilles d’une branche d’un grand érable.

 

En lui remettant sa lunette, je détourne mon regard vers la fenêtre en question pour me rendre compte qu’elle n’existe pas. Étonné, Stéphane le constate à son tour. Nous nous regardons un instant en se demandant si nous avons bien vu cette ouverture dans le mur ou si nous avons été victime d’une illusion voire même d’une hallucination. Difficile à dire mais qui sait, peut-être que dans un court instant à cause de cette énergie naturelle émanant du sol, nous avons aperçu une ancienne fenêtre qui existait bien avant les dernières rénovations ?

 

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À 22 h 00, nous retournons dans la maison pour vérifier ce que nous avons capté et pour préparer le contact en présence de la petite famille. Les audios révèlent des coups frappés et des murmures à peine audibles tandis que les vidéos montrent des orbes qui circulent dans deux chambres et au sous-sol. Quelques minutes plus tard, le contact débute avec la table qui servira d’instrument d’hypercommunication.

 

Pendant que 9 personnes se tiennent devant les écrans d’ordinateurs, 7 autres prennent place autour de la table. Le contact est rapidement établi et une présence se manifeste graduellement. Le poltergeist ou esprit dérangeant est là pour répondre à des questions. Il s’agit d’un jeune suicidé encore en colère pour la vie qu’il a vécue et assoiffé de vengeance. Après avoir raconté les motifs de sa triste mort, il révèle que c’est le jeune garçon de la famille, maintenant âgé de 21 ans, qui l’a intentionnellement attiré dans l’ancienne maison et dans ce nouveau logis en employant un moyen peu recommandable. Une erreur de jeunesse qui a temporairement de graves répercussions sur toute sa famille. Ayant été battu par ses parents durant son enfance et pour se venger de son pénible passé, l’entité a alors décidé de s’en prendre personnellement à la mère de la famille qui nuit à la hantise qui affecte particulièrement son fils. On lui fait comprendre qu’il est préférable pour lui d’arrêter ses méfaits et rapidement le silence envahit le salon. La colère se fait sentir et malgré la chaleur qu’il fait à l’extérieur, l’air ambiant devient plus froid.

 

Soudain, un bruit fort se fait entendre dans le corridor. En jetant un coup d’œil, on se rend compte que le miroir de la chambre de bain a été projeté plus loin dans le passage.

 

Nous reprenons le contact et cette fois-ci, nous insistons sur le fait qu’il est dans son intérêt de faire la paix ou de quitter les lieux. Au même moment, deux silhouettes passant près de la table sont aperçues par Aimé puis par les autres observateurs tout en étant captées par une caméra sur trépied. Nous ne faisons aucun cas de ces présences qui font réagir un KII placé sur la table et continuons la communication. Par la suite, nous lui faisons comprendre qu’il nous est facile de revenir en prenant des moyens plus radicaux pour arriver à nos fins. Nous sommes prêts à le faire et du même coup, nous savons que le prochain déménagement de la famille va possiblement rompre définitivement ce lien négatif.

 

Lorsque nous embarquons nos équipements dans les véhicules, une pierre est lancée près de nous et rebondit sur le garde-fou métallique bordant la rue du côté de la rivière. Nous sommes persuadés que l’esprit poltergeist manifestait sa haine contre nous et espérons alors qu’il va tout de même respecter la paix tel que promis lors du contact.

 

Trois semaines plus tard, la famille déménagea dans un autre village. Depuis ce moment, plus rien ne se produit et les plaies de la dame disparaissent graduellement. Le poltergeist ne les a pas suivi et a cessé son emprise. Une semaine après leur départ, le père est retourné dans cette maison pour ramasser un objet qu’il avait oublié à la cave. Il a eu la frousse de sa vie en apercevant deux ombres sombres qui se tenaient devant lui. Il a prestement quitté la maison sans jamais revenir dans ce lieu où il n’est pas le bienvenu.

 

Afin de protéger l’anonymat des membres de cette famille nous ne pouvons montrer les vidéos et les photos prises lors de notre visite.

 

Les membres de l’équipe :

 

•Shirley Brassard
•Carole Brosseau
•Lucie Courchesne
•Jean Dubois
•Manon Dubois
•François Gaucher
•Anick Lauzon
•Jonathan Mainville
•Roger Mainville
•Linda Ouellette
•Stéphane Pelletier
• Aimé Pomerleau
Témoins : 4 personnes

 

Les faits rapportés par les membres de l’équipe Paracontacts, ont été racontés tels qu’ils ont été entendus, vus ou vécus. Tout est capté sur le vif et il n’y a aucun trucage. La vocation de Paracontacts n’est pas de prouver mais plutôt de découvrir des phénomènes. Les lecteurs sont libres de former leur propre opinion en se basant sur les informations disponibles.

 

Roger Mainville, Président
Groupe Paracontacts
10 juillet 2014

(C)(R) www.paracontacts.com

 

 

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