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Par un beau samedi ensoleillé, Michel, mon jeune frère, me téléphone pour me demander de faire une séance chez lui la semaine suivante. Il m’informe que son ami ingénieur est très sceptique, mais qu’il aimerait tout de même assister à une démonstration. Je lui réponds qu’il peut compter sur notre présence et le remercie de son invitation.

 

Le samedi suivant, mon frère et sa conjointe Diane, nous accueillent dans leur demeure, puis nous présentent à leurs trois invités assis au salon.

 

– Je vous présente mon frère Roger et son épouse Lucie ! annonce Michel en souriant. Voici Benoît, son épouse Johanne ainsi que Nadia, une amie de la famille ! dit-il en nous les présentant.

 

Après les présentations, Lucie et moi, prenons place sur un petit divan et Beethoven, le gros berger anglais de la famille, vient se coucher à nos pieds. Pendant que Diane nous offre un verre de vin, Benoît, un garçon sympathique et très intelligent, m’avoue qu’il ne croit ni aux esprits ni aux phénomènes paranormaux, mais qu’il ne doute pas de mes facultés. Je lui réponds que je respecte ses opinions et que de toute façon, je ne suis pas là pour le convaincre de quoi que ce soit. Quelques minutes plus tard, le souper est servi et nos hôtes nous invitent à s’asseoir à la table de la salle à manger. Pendant le repas, nous discutons de choses et d’autres tout en dégustant les mets soigneusement préparés. Le temps passe rapidement, puis on se retrouve au salon pour savourer un bon café.

 

Durant la soirée, Michel nous entraîne à nouveau à la salle à manger et nous demande de prendre place autour de la grande table dégarnie. Puis, mon frère explique le déroulement de la séance à ses invités qui l’écoutent attentivement. Après les explications, nous posons nos mains sur la surface du meuble de chêne massif et nous gardons le silence. Entre-temps, le gros Beethoven se laisse tomber lourdement sur le plancher de céramique de la cuisine et en bon chien de berger, il se couche de façon à pouvoir jeter un œil aux invités déconcentrés par son tapage. Nous nous concentrons à nouveau et Michel, décidé à impressionner la galerie, prend la parole.

 

– Allô ! y a-t-il quelqu’un ? dit-il en rigolant. Ceci est un appel interurbain ! Acceptez-vous les frais ?
– Ce n’est pas le temps de faire des farces plates ! lance sa conjointe en lui faisant de gros yeux.
– Ok ! Silence dans la salle ! demande-t-il en posant ses mains sur la table. Esprit es-tu là ?

 

Pendant que la lourde table vibre légèrement, Benoît, assis à une extrémité du meuble, regarde attentivement mes mains et jette un rapide coup d’œil à mes genoux en pensant peut-être qu’ils serviront à faire bouger la table. Les secondes passent rapidement et rien ne se produit.

 

– Qu’est-ce qui se passe ? lance Michel étonné de voir le meuble refuser de bouger. Êtes-vous gênés ?

 

En écoutant mon frère qui met le paquet pour avoir une bonne démonstration, je ressens un courant subtil qui monte le long de ma colonne vertébrale et les poils de mes bras se dressent subitement. Soudainement, le meuble se met en mouvement, se soulève et frappe le plancher à plusieurs reprises.

 

– Qui est là ? dis-je en regardant Benoît qui se demande comment la table réussit à bouger ainsi.
– Je suis Euloge ! répond l’entité.

 

Euloge était un membre de la famille que Roger avait aidé à se libérer d’un tourment qui l’empêchait d’oublier un événement ayant marqué sa vie.

 

– D’habitude Euloge, tu es plus fort que ça ! lance Michel en me faisant un clin d’œil. Montre-nous ta force mon cher Euloge !

 

Soudain, le berger anglais se redresse rapidement sur ses pattes et se met à grogner en fixant quelque chose dans la cuisine. Au même moment un courant d’air froid envahit la salle à manger en faisant tomber par terre tout ce qui se trouve autour de la table. La desserte bascule sur le côté en apportant avec elle les verres et une bouteille vide. Le grand rhododendron, décorant le coin de la pièce, se balance de gauche à droite comme si quelqu’un l’avait secoué fortement et une étagère décorative se retrouve sur le plancher. En l’espace de quelques secondes, une mystérieuse tornade surnaturelle a fait le tour de la pièce en balayant tout ce qui se trouvait sur son passage.

 

Johanne est maintenant assise sur les genoux de son mari qui a les yeux exorbités par la peur. Diane nerveuse claque des dents en constatant les dégâts et Nadia fixe silencieusement l’énorme plante encore branlante. Dans un coin, Beethoven regarde la scène en humant l’air comme pour s’assurer que le visiteur invisible a quitté les lieux. Michel satisfait me tape l’épaule en faisant un petit sourire en coin.

 

– Ça c’est une bonne démonstration ! dit Michel en se gonflant la poitrine. T’es le meilleur Euloge !
– Est-ce toujours comme ça ? demande Johanne inquiète.
– Non ! La séance de ce soir est exceptionnelle ! dis-je pour la rassurer. Je crois que notre ami Euloge voulait tout simplement s’amuser et impressionner !

 

Voyant que ses invités ne veulent pas poursuivre la séance, Michel nous entraîne au salon et nous offre une boisson alcoolisée pour nous changer les idées.

 

Roger Mainville, Président
Groupe Paracontacts
mars 1999

(C)(R) www.paracontacts.com

 

 

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