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Un rôdeur dans la forêt

 

 

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Au mois d’août dernier, Eliane notre collaboratrice et amie innue, nous avait proposé une excursion dans la magnifique réserve faunique Ashuapmushuan située dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Nous n’avions pas pensé prendre des vacances durant cette période mais Eliane a su piquer notre curiosité en nous parlant d’une île sacrée et d’un ancien poste de traite cachés au cœur de ce vaste territoire peuplé de légendes et de mythes ancestraux.

 

En écoutant les propos de notre amie, je me voyais déjà dans un canot entrain de remonter la rivière Ashuapmushuan longue de 200 km, qui fut autrefois une importante voie de commerce de fourrure, parcourue par les coureurs des bois, les Autochtones de diverses Nations et par le père Albanel (1672). Il n’en fallait pas davantage pour que nous fixions notre départ au début du mois suivant. Au fil des jours, nous réalisions que ce voyage de plaisir représentait tout de même un défi car nous devions planifier de la place pour deux autres passagers et l’alimentation de nos équipements pour la durée de notre séjour dans cette vaste région dépourvue d’électricité tout en sachant que la capacité de chargement du camion avait une limite.

 

Le 01 septembre après le dîner, nous embarquions nos bagages et notre matériel dans le véhicule. Nous avions décidé d’apporter deux power-packs qui allaient nous fournir au moins 8 heures d’électricité, un micro parabolique, un magnétophone à zoom, un caméscope HD, une caméra infrarouge à détection de mouvement, une caméra numérique, deux trépieds, un router, des extensions électriques et un tambour. Une heure plus tard, nous roulions vers la demeure de mon fils qui fêtait son anniversaire de naissance. Vers 16 h 30, après avoir salué la famille et les invités, nous repartions en direction du parc de la Mauricie.

 

À 22 h 00, nous arrivions à Mashteuiatsh (Pointe-Bleue), un village pittoresque où j’ai passé quelques étés durant mon adolescence. Le camion s’immobilisa finalement dans la cour arrière de nos amis qui à cause de la noirceur commençaient à s’inquiéter pour nous. Après avoir discuté de choses et d’autres autour de la table de cuisine tout en dégustant un bon café, nous avons graduellement organisé notre départ pour Ashuapmushuan. Le lendemain midi, le mari d’Eliane, un fervent amateur des bruits de la nature, me passa un micro canon longue portée qui allait faire bonne équipe avec mon micro parabolique. Eliane et son amie Sheena s’engouffrèrent avec leurs bagages sur la banquette arrière du camion maintenant plein à craquer. En constatant qu’il n’y avait aucun centimètre de libre dans le véhicule, je regrettais presque de ne pas m’être équipé d’une remorque. Quelques minutes plus tard, nous quittions le village en direction de La Doré, la porte d’accès à la réserve faunique.

 

En roulant sur la route 167, nous nous enfoncions dans un décor à la fois majestueux et sauvage. Pendant que les trois femmes discutaient entre elles, je regardais défiler le chemin en ayant l’impression de naviguer dans un océan d’épinettes noires et de pins gris. Un paysage à couper le souffle !

 

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Vers 14 h 00, nous sommes arrivés à l’entrée d’une petite route menant au campement situé sur le bord d’un lac et près d’un sentier longeant le plan d’eau. Nos amis Jack, David et Marie-May qui allaient nous servir de guides, nous aidèrent à décharger le camion. Le soir venu, j’installai mes appareils en bordure du lac et les laissai fonctionner pendant au moins deux heures. En visionnant les enregistrements vidéo, à ma grande surprise, j’aperçu une silhouette translucide défiler devant la caméra et le projeteur infrarouges (IR). Puis, cette forme mobile se transforma en une masse noire dont l’opacité cachait en partie l’éclairage du projecteur IR pourtant puissant. Cette chose rôdait silencieusement près de nous comme un Windigo des légendes autochtones. Nous étions dans la forêt à au moins 125 km du village le plus proche et nous étions témoins d’un phénomène paranormal. Il y avait de quoi se poser des questions, car aucun d’entre nous n’est passé devant les appareils pour faire une telle ombre. En fermant mon ordinateur, je me suis alors dit que notre excursion était vraiment prometteuse.

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Le lendemain midi, nous quittions le camp à bord de deux camionnettes en direction de la rivière Ashuapmushuan. Après 30 minutes de route, les véhicules empruntèrent un petit chemin forestier qui se rendait sur le bord du cours d’eau où des embarcations motorisées étaient stationnées sur la berge. Une fois les bagages embarqués, les deux bateaux quittèrent aussitôt le rivage en direction de l’île sacrée.

 

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Pendant que nous remontions la rivière sinueuse, des aigles royal perchés sur des épinettes, nous regardaient passer. Encore une fois, nous avions droit à un paysage merveilleux et inoubliable. En suivant la piste des pionniers, nous faisions comme un pèlerinage dans un sanctuaire grandiose où règne l’Esprit de la nature. Je profitais du moment et de l’endroit au maximum car il est reconnu que l’eau, la végétation et les montagnes créent un microclimat caractérisé par une concentration d’ions positifs dans l’air dont l’effet est bénéfique sur les êtres vivants. C’est ce qu’on appelle un lieu d’énergie propice à la méditation, aux transes et à la revitalisation.

 

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Après 45 minutes de navigation sur une rivière sinueuse, nous arrivions à la destination où un couple d’aigles lançait des cris en nous voyant accoster sur le rivage de l’île sacrée reconnue pour ses activités inexplicables. L’énergie que dégageait l’endroit ancestral était palpable. Nous avons pris nos équipements pour ensuite suivre un petit sentier qui pénétrait dans la forêt. Lorsque nous avons atteint le centre de l’île, nous nous sommes retrouvés au coeur d’un vieux cimetière autochtone. Il y avait plusieurs petits monticules de terre couverts de mousse qui abritaient les sépultures. En suivant la piste, nous sommes passés sur l’ancien plancher d’un vieux poste de traite pour ensuite aboutir au haut d’une pente où les tertres funéraires formaient un cercle. L’endroit semblait dégager encore plus d’énergie que partout ailleurs. Pendant que mes 6 compagnons se recueillaient un peu plus bas, j’installai ma caméra HD afin de tenter de capter quelque chose. L’appareil fut mis en marche, puis je pris mon tambour pour en jouer en signe de respect.

 

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Pendant que je battais le rythme, je demandai aux Ancêtres de s’approcher de la caméra pour y laisser un signe ou un son. Les membres du groupe firent la même demande à tour de rôle. Graduellement, de curieuses petites brises de vent provenant de diverses directions, passaient près de nous en agitant les feuilles des arbres à proximité. Nous avions la sensation d’être observés et frôlés par quelque chose d’invisible à nos yeux éblouis par la beauté des lieux. Quelques minutes plus tard, je suis allé voir la caméra pour constater qu’elle ne fonctionnait plus. La batterie était pourtant pleine ? La seule façon d’arrêter l’enregistrement est de mettre le bouton à < Arrêt >ou d’influencer le mécanisme électronique et c’est ce qui semble avoir été fait, mais par qui ? J’ai ensuite testé l’appareil qui était toujours aussi fonctionnel. Moi et Lucie, nous n’étions pas surpris car ce n’était pas la première fois que cela se produisait sur un lieu d’enquête. En effet, diverses caméras et caméscopes ont déjà subi le même sort. D’ailleurs, deux caméras professionnelles, pourtant distantes l’une de l’autre, avaient déjà été influencées simultanément de la même manière. Puisque le temps défilait rapidement, nous avons décidé d’aller sur la pointe ouest de l’île afin de jeter un coup d’œil au second cimetière.

 

Pour y parvenir, nous avons marché pendant une trentaine de minutes dans la direction du soleil qui commençait à descendre à l’horizon. Une fois arrivés au milieu des tombes appartenant à une autre tribu, nous nous sommes arrêtés au bas d’une pente rocheuse et boisée afin de se reposer un moment. Curieusement, nous entendions du bruit provenant de l’autre versant. Puis, des pas dans l’herbe se firent entendre. Des branches craquaient au sommet de la butte. Nous étions immobiles et écoutions silencieusement en se demandant qui en était l’auteur. À ce moment, nous étions déjà certains qu’à part nous, il n’y avait pas d’ours, de loups, de chevreuil, d’orignaux ni d’autres êtres humains car nous avions fait le tour de l’île sans voir qui que ce soit. Tout en tendant l’oreille dans cette direction, il me vint à l’idée de prendre une branche pour frapper sur un tronc d’arbre. Bizarrement, quelqu’un me répondait de la même façon. À un certain moment, nous avons entendu des murmures provenant du même endroit. Nous étions pourtant les seuls sur cette île perdue au milieu de ce royaume ancestral composé de 1200 lacs et rivières.

 

Étonné, Jack se leva prestement et grimpa dans cette direction pour ensuite disparaître de l’autre côté. Quelques instants plus tard, nous entendîmes sa voix, il nous demandait de le rejoindre. Arrivés à sa hauteur, nous découvrions avec surprise la présence d’un troisième cimetière inconnu de nos amis. Tout près de nous, il y a avait des tombes marquées par des symboles autochtones et 7 vielles bûches disposées en cercle qui nous servirent de siège pendant que nous discutions de ce qui nous était arrivé. Nous étions convaincus que quelqu’un avait volontairement attiré notre attention pour nous faire découvrir cet endroit sacré. En regardant l’horizon, nous avons compris que malheureusement toute bonne chose a une fin car le soleil se couchait et nous devions retourner au campement. Sans perdre de temps, nous remontions dans les embarcations pour revenir à notre point de départ. La noirceur tombant rapidement, nous devions nous guider avec les rayons de la lune se reflétant sur l’eau et des lampes de poche. Deux jours plus tard, nous quittions le village de Mashteuiatsh, en disant à nos amis que nous allions revenir pour visiter une autre île sur laquelle il se passe des choses encore plus particulières.

 

À l’heure où je remets à date cette histoire, nous planifions de retourner dans cette région afin d’aller filmer dans le territoire de chasse de nos amis de Mashteuiatsh et d’ Ashuapmushuan.

 

 

Vidéo:

 

 

 

Membres de l’équipe Paracontacts :

 

Lucie Courchesne

Roger Mainville

Eliane Raphaël

 

Amis et guides :

 

David

Jack

Marie-May

Sheena

 

Publié le 21 septembre 2012
Remis à date le 19 avril 2015

 

Roger Mainville, Président
Groupe Paracontacts
21 avril 2015

 

 

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